Les Chevaliers de la Table ronde

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Accolon

Amant de la fée Morgane.

Après s'être vu confier Excalibur par le roi Arthur, la fée Morgane en fait une copie. Puis, alors que ce dernier est emprisonné dans les geôles du Sieur Damas, Morgane envoie anonymement une jeune demoiselle proposant au roi et à ses amis la liberté en échange d'un combat contre un chevalier. Arthur accepte, et se retrouve alors confronté à Accolon. Il se voit remettre par Morgane une épée qu'il pense être Excalibur, alors que c'est en fait Accolon qui la possède. Pendant le combat, l'épée d'Arthur se brise, et il réalise alors qu'il a été trahi. Il continue néanmoins à se battre avec l'épée brisée.

La Fée Viviane décide d'intervenir et utilise sa magie pour faire tomber Excalibur. Arthur la saisit et remporte le duel. Menaçant de tuer Accolon, il obtient la vérité de la bouche de ce dernier. Il décide donc de l'épargner, mais Accolon meurt tout de même quatre jours plus tard de ses blessures.

 

Agravain

Second fils du roi Lot d'Orcanie et de la reine Morgause, neveu du roi Arthur et frère de Gauvain, Gareth, Gaheris, et le demi-frère de Mordred.

Il dénonce de la relation entre Lancelot et la reine Guenièvre. Lors de son intervention au procès de Guenièvre, Lancelot se venge en le tuant.

 

Bedivere

Frère de Sir Lucan et cousin de Sir Girflet. Père d’Amren (fils) et Eneuawc (fille).

Il est le connétable des armées d’Arthur et est l'un de ses plus proches conseillers. Il rend Excalibur à la Dame du Lac après la mort d’Arthur à la bataille de Camlan. Après cela, il devient ermite.

Chez les Gallois, il est décrit comme un homme musclé n’ayant qu’une main, mais restant malgré tout un bon combattant.

Fréquemment associé à Keu, il combat avec lui et Arthur le Géant du mont Saint-Michel et rejoint Arthur dans sa guerre contre l'empereur romain (imaginaire) Lucius.

Il serait aussi très habile aux échecs et aux tables

Sa présence dans les premiers récits de la légende arthurienne, laisserait penser qu’il a vraiment existé et serait en réalité le vrai amant de Guenièvre, en lieu et place de Lancelot, qui apparaît plus tardivement dans la saga arthurienne.

Autres noms : Bedivère, Bediver, nom dérivé du gallois Bedwyr

 

Bohort l’Essillié (l’exilé)

Fils de Bohort, roi de Gaunes et neveu du roi Ban de Bénoïc, frère de Lionel et cousin de Lancelot. Père de Sir Hélain le Blanc conçu par magie opérée par la fille du roi Brandegoris.

Après la mort de son père, lui et son frère sont retenus captifs et élevés par Claudas. Ils parviennent à s’évader grâce à l’aide de la Dame du Lac qui les recueille et leur dispense une éducation de chevalier, comme elle le fait déjà avec Lancelot.

Devenu chevalier, il rejoint Arthur et participe à de nombreux conflits dont celui qui lui permettra de récupérer son royaume annexé par Claudas.

Bohort est réputé pour être l'un des meilleurs chevaliers de la Table ronde. Son caractère vertueux est son principal atout : il découvrira le Graal avec Galaad et Perceval.

Il rejoint Lancelot en exil et l’aide à sauver Guenièvre du bûcher. Il reviendra auprès d’Arthur pour lui prêter main forte lors de la rébellion conduite par les fils de Mordred, Melehan et Melou. Au cours de cette bataille, il tue Melehan qui avait tué son frère Lionel.

Autre nom : Bors

 

Calogrenant

Personnage peu évoqué dans la légende arthurienne. Il aurait été tué par Lionel, en voulant protéger Bohort.

 

Caradoc l’Ancien et Caradoc le Jeune

Evoqué dans la légende arthurienne sous le nom de Caradoc Briefbras (« bras court »), l'un des chevaliers de la Table ronde.

Dans les Triades galloises il est décrit comme un des chefs âgés qui entourent Arthur à Celliwig (Cornouailles) et comme l'un des trois chevaliers de l'île de Bretagne. Son cheval porte le nom de Luagor (« fendeur d'hôte »). Son épouse, Tegau Eurfron (« poitrine d'or ») est aussi évoquée dans les triades comme l'une des trois superbes jeunes filles qui évoluent à la cour d'Arthur. Le grand amour qui unit Caradoc à son épouse est considéré comme l'un des trois liens supérieurs de Bretagne. Selon les légendes arthuriennes, Caradoc était membre de la Table Ronde à l'époque d'Uther Pendragon, mais, lorsqu’Arthur s'empara du pouvoir, il se rebella en s'alliant à d'autres rois. Il finit par se réconcilier avec le jeune roi et devint un de ses plus fidèles alliés.

Caradoc l'Ancien épouse la belle Ysave, mais celle-ci est promptement séduite par un enchanteur du nom d'Eliavres. Celui-ci jette un sort à Caradoc dont l'effet l'amène à confondre son épouse avec divers animaux de ferme, tandis que le sorcier s'emploie à concevoir un fils. Caradoc l'Ancien donne à l'enfant son propre nom et le garçon devient un jeune et talentueux nobliau. Caradoc le Jeune part pour la cour d'Arthur et devient chevalier de la Table-Ronde comme son père.

Peu après, Eliavres pénètre dans la salle et demande à se livrer à un essai de décapitation. Il demande à un chevalier de lui couper la tête, sa seule condition étant que, s'il y survit, il prendra la tête du chevalier en échange. Caradoc relève le défi et, en homme d'honneur, offre sa nuque à la lame du sorcier qui a réussi à remettre sa propre tête en place. Eliavres refuse de tuer le jeune Caradoc, mais il lui révèle qu'il est son père. Caradoc le Jeune est fort logiquement peiné d'apprendre cette nouvelle. Il s'embarque pour de nombreuses aventures chevaleresques, au cours desquelles il rencontre notamment son meilleur ami, le seigneur Cador, en voyage avec sa sœur Guinier. De retour dans son royaume, il révèle le cocuage de son père, et les deux Caradoc, l'Ancien et le Jeune, mettent au point une vengeance humiliante à l'encontre d'Eliavres par le moyen de plusieurs animaux de ferme. L'offenseur est enfermé loin de sa maîtresse Ysave. Tout va bien jusqu'à ce que le sorcier tente de s'évader. Alors que Caradoc le Jeune essaie de l'arrêter, Eliavres ordonne à un serpent de s'enrouler autour du bras de Caradoc qui se brise et lui retire son énergie vitale. Cador et Guinier passant par là trouvent le moyen d'enlever le serpent du bras de Caradoc. Ce dernier doit s'asseoir dans un bac à vinaigre tandis que Guinier s'assoit dans une cuve de lait en prenant soin d'exhiber ses seins. Le serpent, que l'odeur du vinaigre rebute, s'enfuit en direction de Guinier, mais Cador le tue de son épée. Malheureusement, ce faisant, il coupe aussi le mamelon de Guinier (qui sera plus tard remplacé par un mamelon en or). Bien que Caradoc soit libéré, son bras demeurera définitivement meurtri, d'où son surnom de « Bras-Court ». Guinier et Caradoc se marient et, après avoir passé le traditionnel test de fidélité (au cours duquel les fiancés doivent boire dans une corne), tous deux mènent une vie heureuse.

 

Dagonet

Dagonet est le fou du roi Arthur. Dans Le Morte d'Arthur de Thomas Malory, il est décrit comme un bouffon adoubé par pure plaisanterie.

 

Gaheris

Il est le troisième fils du roi Lot d'Orcanie et de Morgause. Il a pour frères Gauvain, Gareth et Agravain, et pour demi-frère Mordred. Il meurt d'une pomme empoisonnée, que lui offrit à table Guenièvre qui ignorait totalement l'impureté du fruit, non pas par traîtrise et vilenie, mais par sa générosité considérable et son caractère noble. Son frère Mador de la Porte, dans un esprit de vengeance contre la Reine, prétend battre le chevalier qui défendra l'innocence de la Reine et niera cette accusation de culpabilité fielleuse. Se présente alors devant lui Lancelot du Lac, qui protège sa dame Guenièvre et défie pour elle son diffamateur. Masqué sous son heaume, il n'est pas reconnu par Mador. Pendant le combat, Lancelot prend le parti et son adversaire se rend à merci et s'avoue vaincu devant le meilleur chevalier du monde, qu'il identifie par sa vaillance et sa prouesse. Lancelot lui laisse la vie sauve et Mador regagne ses terres. On n'entendit plus parler de cette calomnie dans tout le Royaume de Logres.

 

Galahad

C’était unique à la cour du roi Arthur, car lui seul avait vu le Graal dans sa totalité. Il se peut même qu'il ait manipulé cette coupe sacrée puisqu'une version du récit Arthurien précise que « Sire Galahad prit le corps de Notre Seigneur entre ses mains » puis mourut. La quête du Graal fut une préoccupation importante pour les chevaliers de la table ronde. Un siège était toujours laissé vacant, car il était réservé au chevalier qui trouverait le Graal. Avant que Galahad n'y prît place, aucun chevalier n'avait obtenu le droit de l'occuper sans être instantanément parterre.

Le jeune et brave Galahad était le fils de Lancelot, l'amant secret de Guenièvre, l'épouse du roi Arthur. Dès le début de sa maturité, il est évident que Galahad est irréprochable. Douze nonnes qui avaient élevé Galahad dirent à son père qu'il devait « le faire chevalier, car il n'y a pas un homme sur terre méritant plus que lui de faire partie de cet ordre ». Aussitôt que Galahad eut pris la place qui lui revenait autour de la table ronde, la présence du Graal se fit sentir à Camelot. Une femme mystérieuse annonça alors comment la coupe sacrée allait être découverte et nourrirait tous les chevaliers. C'est ce qui arriva, mais aucun d'entre eux, au cours de ce repas miraculeux, ne vit ni ne toucha le Graal.

Lorsque sire Gauvain fit le vœu de trouver le Graal par lui-même, la plupart des chevaliers de la table ronde firent de même, en dépit des efforts du roi Arthur pour les dissuader d'entreprendre ce qui pouvait être leur quête finale. Bien qu'ils partirent dans différentes directions, Galahad était en compagnie de Perceval et de Bors lorsqu'il trouva le Graal. Ensemble, ils avaient reçu le sacrement de Joseph d'Arimathie, qui avait dit à Galahad de porter une lance sanglante au château du roi pêcheur et de la frotter sur le corps et les membres du chef estropié. Une fois cette tâche accomplie, et le roi ayant retrouvé la santé, Galahad eut une vision du Graal. Quand il fit une prière « pour quitter le monde », une voix lui expliqua comment son âme vivrait une autre vie avec le Christ lorsque sa prière serait exaucée.

Après cela, plusieurs miracles se produisirent et Sire Galahad fut même obligé de devenir roi, position qu'il occupa un certain temps, tout en attendant patiemment que sa requête soit satisfaite. Lorsque Joseph d'Arimathie finalement revint, Galahad fut autorisé à quitter le monde. Joseph permit d'abord au pur et humble chevalier de tenir le Graal quelques instants, puis Galahad s'agenouilla pour implorer sa délivrance, son âme s'échappa soudain de son corps, "et une multitude d'anges la portèrent au ciel".

Autre nom : Galaad

 

Galehaut

Galehaut, Seigneur des Îles Lointaines, fils de la Belle Géante et lui-même de très grande taille.

Dans le Tristan en prose, Galehaut est donné pour fils de Brunor.

Dans le Lancelot en prose, il apparaît d'abord comme un envahisseur, vaincu en combat singulier par Lancelot, pour lequel il éprouve aussitôt une amitié passionnée. Même s’il est anachronique de parler d’amour homosexuel, il n’en reste pas moins que l’histoire de ce dernier est marquée par la passion que lui inspire Lancelot : "[Galehaut] avait donné à Lancelot tout ce qu’un homme peut donner, c’est-à-dire son corps, son cœur et son honneur, qui vaut plus que tout le reste. Il lui avait donné son corps, puisqu’il préférait sa propre mort à celle de Lancelot ; son cœur, puisqu’il ne pouvait avoir aucune joie sans lui ; et il lui sacrifia un si grand honneur qu’il alla crier merci au roi Arthur, alors même qu’il l’avait mis en déroute et bien près d’être chassé de son royaume." (La Fausse Guenièvre, version de François Mosès, Livre de Poche, 1998, p. 61, 63). Se sacrifiant sans cesse pour le bonheur de son ami, Galehaut favorise les rencontres entre Lancelot et Guenièvre. Il défend la reine, gravement menacée lors de l'affaire de la fausse Guenièvre, et lui donne asile dans son royaume. Il accepte même de passer pour l'amant de la Dame de Malehaut, afin de rétablir un équilibre de façade aux yeux du monde. À la fin de la partie du roman qui porte son nom, Galehaut meurt de douleur, croyant que Lancelot était mort. Ce dernier tombe malade en apprenant la mort de son ami, mais lui n'en mourra pas ! Tout au contraire, retrouvant ses forces, il conquiert de haute lutte le corps de Galehaut (ce corps que Galehaut lui avait donné) et le fait inhumer à la Joyeuse-Garde, dans un tombeau somptueux. Au terme de l'immense cycle romanesque dont il est le personnage central, ayant achevé ses aventures et accompli son destin terrestre, Lancelot sera inhumé auprès de Galehaut, comme il est raconté à la fin de La Mort du roi Arthur, dernière partie du Lancelot-Graal. L'aventure amoureuse avec la reine Guenièvre s'est achevée avant même la fin de leur vie terrestre, alors que le lien contracté avec Galehaut est destiné à durer pour l'éternité. L'épitaphe des deux co-gisants, résumé lapidaire de leur vie et de leurs rapports, évoque en outre le fils de Lancelot, héros final du cycle, comme s'il y avait entre celui-ci et Galehaut des rapports secrets que révélerait aussi la similitude de leurs noms, comme si peut-être Galaad était autant le fils de Galehaut qu'il est celui de Lancelot : "Ci-gît Galehaut, seigneur des Îles lointaines, et avec lui repose Lancelot du Lac, le meilleur chevalier jamais entré au royaume de Logres, à la seule exception de Galaad son fils".

C'est à son rôle d'intermédiaire – voire d'entremetteur – entre Guenièvre et Lancelot, que Galehaut doit d'être mentionné par Dante dans un passage célèbre de la Divine Comédie (Enfer, chant V, vers 137).

 

Galessin

Dans le cycle arthurien, Galessin est un chevalier de la Table Ronde. Fils d' Élaine et de Nautre de Garlot, il est par conséquent le neveu du Roi Arthur donc le cousin direct de Mordred. Il fut nommé Duc de Clarence suite à la bataille de Clarence, dans laquelle ses cousins Yvain, Gauvain et lui-même, prêtèrent main forte à Arthur.

 

Gareth

Gareth ou Gahériet est un personnage de la légende arthurienne, chevalier de la Table Ronde.

Gareth est un nom gallois tirant probablement de "gwaredd", signifiant "doux". C'est un nom qui est devenu commun partout en Grande-Bretagne depuis les années 1970, mais était rare autrefois. Gareth est également appelé "Beaumains", par Kai.

D'après Malory, Sir Gareth était le plus jeune fils de Lot et de Morgause, la demi-sœur du Roi Arthur, donc le neveu d'Arthur et le frère de Gauvain, d'Agravain, de Gaheris et le demi-frère de Mordred. Il est le héros de Livre VII dans Le Morte d'Arthur de Sir Thomas Malory.

Selon le récit de Malory, Gareth est venu à Camelot déguisé en garçon de cuisine et a été placé par Kay (Keu), qui ne lui a pas facilité la tâche. Il le taquinait et le surnommait "Beaumains" ou "de Bonnes Mains" (alternativement "des Mains Blanches", "de Belles Mains", ou "des Mains Justes") parce que les mains de Gareth étaient blanches et douces, et qu'elles n'étaient pas faites pour travailler. Dans ce récit Gareth, avec l'aide de Lynette, va sauver sa sœur Lyonesse (ou Lyonorr), du Chevalier Rouge des Pays Rouges. Il est accompagné par le nain Melot qui connait sa véritable identité.

Cependant, Lynette pensait que Gareth était un simple garçon de cuisine et le raillait constamment. Un jour en chemin il défait le redoutable Sir Perarde, le Chevalier Noir et prend son armure et son cheval. Il rencontre alors Sir Pertolope, le Chevalier Vert, qui le prend pour son frère, le Chevalier Noir. Lynette dit au Chevalier Vert qu'il est Beaumains, un garçon de cuisine et non son frère le Chevalier Noir et le prie de la débarrasser de lui. Cependant Gareth vaincra le Chevalier Vert et l'épargnera en échange de quoi il fera le serment de le servir. Il part alors et de même il défait Sir Perymones, le Chevalier de Puce (parfois le Chevalier Rouge, ne pas confondre avec celui des Pays Rouges) et Sir Persaunte (Persant de l'Inde), le Chevalier bleu, les deux jurent aussi de le servir. Lynette voit finalement que Gareth est très chevaleresque et magnanime et qu'il doit être un très bon chevalier et non un simple garçon de cuisine. Il parvient finalement au château de Dame Lyonesse, assiégé par le Sir Ironside, le Chevalier Rouge des Pays Rouges. Il se bat avec lui un jour entier et s'aperçoit finalement que le Chevalier Rouge a la force de sept hommes. Sa première intention est de le tuer, car le Chevalier Rouge a abattu tous les autres chevaliers venus sauver Dame Lyonesse. Mais le Chevalier Rouge explique qu'il faisait ainsi parce que la dame qu'il a aimée lui a fait jurer de tuer Lancelot et la seule façon d'obtenir son attention était de tuer les chevaliers. Alors Gareth l'épargne, le faisant jurer de le servir et d'aller également au château d'Arthur pour faire des excuses à Lancelot. Ensuite et malgré quelques difficultés, Gareth épouse Lyonesse.

Gareth tue aussi le Roi Datis de Toscane. Malheureusement, quelques années après Gareth est tué accidentellement ainsi que son frère Gaheris par Lancelot qui délivrait Guenièvre. Gawain (Gauvain) refuse de permettre au Roi Arthur, son oncle, d'accepter les excuses de Lancelot pour la mort de ses deux frères. Lancelot pleure sincèrement la mort de Gareth, qu'il a presque aimé comme un fils. Mais Arthur est forcé sous la pression de Gauvain et de Mordred de combattre Lancelot, bien que le chagrin de Mordred soit simulé en grande partie en raison de son désir de devenir Roi.

Tout cela mène à l'éclatement de la Table Ronde, la trahison de Mordred pour se saisir du trône et de Guenièvre, la mort de Gauvain suite à une vieille blessure mal guérie et finalement la mort d'Arthur et de Mordred, l'un et l'autre s'affrontant dans la bataille finale.

Gareth est également réputé pour avoir tué Lamorak de Gulis, qu'il avait surpris en plein adultère avec la reine Morgause, sa mère.

 

Gauvain

Sir Gauvain (Howard Pyle) est un personnage de la légende arthurienne. Chevalier de la Table ronde originaire de l'archipel des Orcades, il est le neveu du roi Arthur et le fils du roi Lot d'Orcanie et de Morgause, le demi-frère de Mordred et également l'aîné d'une fratrie de chevaliers : Agravain, Gaheris et Gareth (surnommé "Beaumains" par Ké, le sénéchal d'Arthur). On trouve plusieurs équivalents gallois de son nom : Gwalchmai et Gwalchmei ("faucon de la plaine") ainsi que Gawain en franco-normand et anglais.

Gauvain est très souvent considéré comme le meilleur des chevaliers de la Table Ronde car il est fort et mesuré. C'est le chevalier modèle : en plus d'être un chevalier d'exception, il fait preuve d'une courtoisie exemplaire pour tous les autres chevaliers de son temps. Gauvain porte fréquemment l'épée du roi Arthur : Excalibur. Gauvain est le cousin d'Yvain qui est également pour lui un ami très cher. Gauvain est le seul chevalier de la cour d'Arthur, avec Yvain parfois, que l'on nomme "monseigneur". Son cheval se nomme Gringalet. Gauvain a la particularité de voir sa force croître avec le soleil, celle-ci étant à son paroxysme aux heures de midi, avant de diminuer jusqu'à la tombée de la nuit.

Gauvain semble bien peu connu de nos jours, sa légende vivant dans l'ombre de celle de Lancelot du Lac, de Perceval ou du roi Arthur lui-même. Gauvain est pourtant le héros de la plupart des aventures de la Table Ronde, et il est présenté dans presque tous les livres comme le parangon de la vertu chevaleresque. Il est très souvent dépeint dans les textes médiévaux comme un modèle de courtoisie et le champion par excellence des demoiselles en détresse. Il n'est d'ailleurs attaché à aucune femme en particulier, étant le défenseur (et, dans plusieurs récits, l'amant) des femmes en général. Son échec dans les aventures du Graal et dans les quêtes spirituelles en général peut être attribué à cette réputation de chevalier trop galant faisant passer les valeurs et les plaisirs matériels avant la religion. Une autre explication possible à son manque de notoriété est que dans les livres les plus connus à l'heure actuelle : la Quête du Saint Graal, le Lancelot en prose, et surtout le Roman du roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde de Thomas Malory, qui a profité de la naissance de l'imprimerie, Gauvain est un personnage d'arrière-plan, contrairement aux textes les plus anciens.

La plus extraordinaire aventure de Gauvain concerne le Géant Vert. Alors que Cuchulainn fait face, un géant sortit de l'eau et apparut pour tester le courage des guerriers irlandais. Ce gigantesque Géant Vert fait irruption dans le palais du roi Arthur à Camelot, un soir de nouvel an, et défie les chevaliers de la table ronde en un combat avec décapitation. Gauvain accepte et coupe la tête de l'étranger d'un seul coup. La tête roulant sur le sol, la cour royale se détend et pense que les épreuves sont terminées. Mais à la surprise générale, le géant se comporte comme si rien ne s'était passé. Il se penche calmement, ramasse sa tête et enfourche son cheval. Du haut de sa selle, il dirige sa tête coupée vers Gauvain et lui donne rendez-vous un an plus tard près d'une chapelle isolée pour un combat à la hache. En route vers ce dangereux rendez-vous, Gauvain fit halte chez Sire Bercilak de Haut-désert, qui avait une très belle femme. Gauvain était terriblement tenté par cette femme, mais il réussit à repousser ses avances pendant deux jours. Cependant le troisième jour, Sire Gauvain accepta une écharpe verte, ce qui était le symbole porté habituellement par un chevalier en signe d'amour pour sa dame. Arrivé face à son dangereux ennemi, Gauvain s'aperçut que le Géant Vert n'était autre que Sire Bercilak lui-même. Par trois fois, il lança la hache vers le cou de Gauvain. Les deux premières fois, le coup fut dévié car il n'avait pas trahi l'hospitalité de son hôte. La troisième fois, il reçut une coupure légère qui le fit tressaillir. Il n'eut pas la tête tranchée car il n'avait accepté l'écharpe verte que par manque de savoir vivre. Cependant Gauvain comprit que la courtoisie est loin de la pure morale, et il porta ensuite toujours cette écharpe pour se souvenir de cet écart de conduite. Cette version britannique tardive du combat celtique à la hache est manifestement influencée par le christianisme. Contrairement à Gauvain, Cuchulainn n'hésite pas à quitter le champ de bataille pour aller à un rendez-vous galant, même pendant l'invasion de l'Ulster par la reine Medb. La transformation de Sire Bercilak de Haut-désert en Géant Vert est due à la fée Morgane, demi-sœur du roi Arthur.

Autre nom : en gallois Gwalchmai

 

Geraint

Dans le cycle arthurien, Gereint ou Érec est l'un des chevaliers de la Table Ronde, et par conséquent le compagnon d'armes du roi Arthur. Il est l'amant d'Énide et personnage principal de Érec et Énide de Chrétien de Troyes.

Geraint est aussi le personnage principal d'un conte gallois, Gereint ac Enid, l'une des trois romances (Y Tair Rhamant), usuellement publié avec les Mabinogion, depuis leur traduction en anglais par Lady Charlotte Guest.

Erec est le fils du roi Lac dans Erec et Enide tandis que Geraint est fils d'Erbin.

Le nom gallois Geraint ou Gereint proviendrait du latin Gerontius. Il est probable qu'il ait réellement existé. Ce personnage est évoqué dans un poème du barde Llywarch Hen (Chant de mort de Geraint fils d'Erbin, dans le Livre noir de Carmarthen), où il est désigné comme un compagnon d'Arthur, et dans Y Gododdin d'Aneurin. Il s'agirait d'un prince du Devon qui s'opposa aux Saxons vers 710, donc longtemps après le règne supposé d'Arthur.

Le patronyme d'un chef de guerre breton du haut Moyen Âge a peut-être été une autre source d'inspiration chez Chrétien de Troyes pour donner un nom au héros de son roman. En effet, le pays vannetais fut un temps appelé Bro Waroch (« pays de Waroch »), qui a évolué ensuite en Bro Ereg, Bro Erec'h, puis Broërec.

 

Girflet

Girflet ou Jaufré est un chevalier de la Table Ronde dans la légende arthurienne. Il est le fils de Do, et cousin de Lucan et Bedivere.

On peut supposer que ce nom provient de celui du « dieu » gallois Gilfaethwy fils de Dôn.

Girflet apparait d'abord comme un écuyer de toujours du roi Arthur. Quand il est adoubé, il fait partie des premiers chevaliers de la Table Ronde. Il est également un des rares survivants de la bataille de Camlann, il est ainsi le dernier à avoir vu Arthur vivant, comme l'avait prédit à ce dernier, Merlin. Lors de la mort d'Arthur, c'est lui qui est chargé de redonner Excalibur à la Dame du Lac. En lançant l'épée dans le lac, Girflet aperçoit la main de la fée s'en emparer.

Selon les sources, Bedivere et lui se partagent ce dernier rôle.

Son nom est également orthographié Gifflès (Perceval ou le Conte du Graal), Girflez (Erec et Enide), ou Griflet (Le Morte d'Arthur).

 

Hector des Mares

Hector des Mares est un personnage de la légende arthurienne qui apparaît dans le Manuscrit de Mons, continuation de Perceval (v. I190-1220).

Il est le fils du roi Ban de Bénoïc et de la fille d'Agravadain, le seigneur des Marais. Hector est donc le demi-frère de Lancelot. Il fait partie des chevaliers de la Table Ronde et prend part à la Quête du Graal.

 

Hunbaut

Dans le cycle arthurien, Hunbaut est l'un des chevaliers de la Table ronde, et par conséquent le compagnon d'armes du roi Arthur ; il est dit aussi qu'il est le cousin de Gauvain, sans que leurs liens soient plus explicités. Il est le personnage éponyme d'un roman d'auteur anonyme, daté d'environ 1250 et inachevé ; ce roman est tantôt appelé Hunbaut, tantôt Gauvain et Hunbaut.

 

Keu

Keu est un personnage du cycle arthurien, chevalier de la Table Ronde, généralement frère nourricier et sénéchal du roi Arthur. Selon les auteurs et les époques, il s'appelle également Cai, Cei, Kei, Key, Kai, Kay, Ké ou Kou. Il est souvent décrit comme quelqu'un d'arrogant et vaniteux.

Keu est, avec Bedivere, un des personnages les plus anciens de la légende arthurienne, déjà présent dans la littérature galloise.

Le Cai gallois, où il est appelé Cai Hir (Keu le Grand), fils de Kynyr Keinvarvawc (Cynyr Barbe-Fourchue), il est un champion puissant au sang chaud. Dans le conte du Mabinogion « Culhwch et Olwen », Bedwyr et lui sont deux des six chevaliers désignés pour accompagner Culhwch dans sa recherche (un autre est Gwalchmei, ou Gauvain) et il accomplit des exploits héroïques : il tue le géant Wrnach, il sauve Mabon, le fils de Modron, de sa prison au milieu des eaux et il fait une laisse de chien de la barbe de Dillus le Barbu. On attribue à Cai des possibilités surhumaines dans une grande partie de la littérature galloise. Le poème Pa Gur signale qu'il avait lutté contre un chat monstrueux et les Triades galloises le nomment comme un des « Trois Chevaliers enchanteurs de la Grande-Bretagne », lui attribuant le pouvoir de devenir aussi grand qu'un arbre. Dans Culhwch, Cai est un entêté qui se brouille avec Arthur, parce que celui-ci a écrit une chanson satirique sur sa victoire contre Dillus le Barbu, mais on fait de lui ailleurs le compagnon loyal d'Arthur. Il pouvait rester neuf jours et neuf nuits sans dormir, et rester aussi longtemps sous l'eau.

Son nom gallois Cai, qui a donné Keu en français est sans doute dérivé du latin Caïus ou Gaius. Selon les sources considérées, ce personnage est encore désigné comme Kay ou Kai, en jouant sur l'homophonie permise en anglais avec le mot key (clef), objet qui deviendra par la suite l'emblème du chevalier Keu dans les livres d'armoiries. On trouve également les formes Queuz, Kex ou Kés en vieux français.

Keu dans la légende ultérieure

Keu et Bedivere apparaissent dans l’Historia regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth (XIIe siècle) où ils aident Arthur à battre le Géant du Mont Saint-Michel. Monmouth fait Keu comte d'Anjou et sénéchal d'Arthur, poste qu’il occupe dans la littérature la plus tardive, notamment dans les romans de Chrétien de Troyes. Il est fait duc de Normandie dans le Roman de Brut de Wace.

Mais Keu fut d'abord frère nourricier du Roi Arthur. Dans Merlin de Robert de Boron, puis dans les œuvres ultérieures, il est le fils d'Antor à qui l'enchanteur confie l'éducation du jeune Arthur retiré à ses vrais parents Uther et Ygraine. Ils ne sont pas à proprement parler « frères de lait », car Keu a été sevré par une nourrice tandis que sa mère allaitait le futur roi. Le fait qu'il ait été nourri avec un lait moins noble sert parfois d'argument pour expliquer son caractère.

Lors d'un tournoi, Arthur, servant d’écuyer à Keu fraîchement fait chevalier, perd l'épée de son frère et se sert de celle qui est plantée dans la pierre pour la remplacer. Keu montre son opportunisme quand il prétend être celui qui a tiré l'épée de la pierre. Cela aurait pu faire de lui le roi des Bretons. Mais il finit par se raviser et reconnaître Arthur comme son roi légitime. Antor demande à celui qu'il a élevé comme un fils de lui attribuer une faveur en faisant de Keu son sénéchal. De ce fait, il siège aussi à la Table Ronde.

Bien que Chevalier de la Table Ronde, Keu est totalement dépourvu des qualités chevaleresques traditionnelles et sert donc souvent de faire-valoir à des personnages plus brillants comme Lancelot, Gauvain, Yvain ou Perceval. Chez Chrétien de Troyes, le sénéchal Keu n'est toléré à la cour que parce qu'il est frère nourricier du roi Arthur mais il y est réputé pour sa médisance, sa violence et son manque de courtoisie.

Ainsi, dans Perceval ou le Conte du Graal, alors que les femmes sont protégées dans tout le royaume, il ose gifler une jeune pucelle devant Perceval dont il raille la naïveté. Celui-ci finira par le désarçonner de son cheval dans une bataille provoquée par Keu lui-même de façon toujours très violente et insultante. Wolfram von Eschenbach, qui raconte la même histoire dans son Parzival, dit à son auditoire de ne pas juger Keu trop durement car ses mots méchants servent en réalité à maintenir l'ordre courtois.

Dans Yvain ou le Chevalier au lion, Keu ne cesse d'insulter Yvain qui a juré de venger son cousin Calogrenant. Plus tard, lorsque le roi se rend à la fontaine merveilleuse, Yvain affronte le sénéchal en combat singulier et le met à terre.

Dans Lancelot ou le Chevalier de la charrette, Keu insiste pour poursuivre Méléagant qui vient d'enlever Guenièvre, mais il échoue et le laisse s'enfuir avec la reine.

Les spécialistes ont souligné que le caractère méprisant et vantard à l’excès de Keu ne fait jamais de lui un personnage ridicule, un lâche ou un traître, sauf dans le roman du Graal Perlesvaus, où il assassine Lohot, le fils d'Arthur, et se range parmi les ennemis du roi. Cette œuvre étrange est une exception, cependant, et l’image qu’on donne de Keu va généralement d’une simple cruauté méchante, comme dans le roman d'Yder ou le Iwein d'Hartmann von Aue à un humour ironique et même sympathique, comme dans Durmart le Gallois et Escanor de Girart d’Amiens. Sa fidélité à Arthur n’est généralement pas mise en doute.

Chrétien de Troyes signale qu'il avait un fils appelé Gronosis « le Pervers », qui s'abandonna au mal, tandis que les Gallois lui donnent un fils et une fille nommés Garanwyn et Celemon. Les romans évoquent rarement la vie amoureuse de Keu, une exception étant Escanor de Girart d'Amiens, qui raconte en détails son amour pour Andrivete de Northumbrie, qu’il doit défendre contre les machinations politiques de son oncle afin que tous deux puissent se marier.

La mort de Keu n’est pas fréquemment traitée. Dans la littérature galloise, on mentionne qu'il a été tué par Gwyddawg et vengé par Arthur. Dans l'œuvre de Geoffroy de Monmouth et Le Morte d'Arthur allitérative, il est tué dans la guerre contre l'Empereur romain Lucius, tandis que le Cycle de la Vulgate le fait mourir en France, également dans une bataille contre les Romains. Une autre version le fait participer à la bataille de Camlann : rescapé tout comme Arthur, mourant, et Girflet, il décède lorsqu'Arthur veut lui dire adieu. Arthur étreint trop fort Keu, et en plus il manque de courtoisie. celui-ci expire aussitôt.

 

Lamorak de Gulis

Lamorak de Gulis dit Lamorak le Gallois est un personnage du cycle arthurien. Il est l'un des chevaliers de la Table ronde, et frère aîné de Perceval le Gallois. Selon la légende, il eut plusieurs fins :

- tué par Gareth, lorsque celui-ci le surprit en flagrant délit d'adultère avec sa mère, la reine Morgause ;

- tué, lors d'une joute, par Mordred alors qu'il allait partir en quête du Graal.

Il était considéré, après Lancelot du Lac et Tristan, comme le troisième meilleur chevalier du monde.

 

Lancelot du Lac

Lancelot du Lac est un personnage du cycle des romans de la Table Ronde et le héros éponyme du roman de chevalerie Lancelot du Lac, écrit au XIIIe siècle. Cependant, il est surtout connu par le roman courtois de Chrétien de Troyes, Le Chevalier de la charrette. Il est l'un des chevaliers de la Table Ronde, faisant ainsi partie du cycle du Graal.

Lancelot du lac est le fils du roi Ban de Bénoïc et de la reine Élaine. Il est né en Armorique, à Trèbe, sur la Loire, peu après la Pentecôte où il fut enlevé à ses parents par la fée Viviane (la Dame du Lac) et élevé par elle jusqu'à ses dix-huit ans à l'abri du Lac.

Lancelot du Lac est essentiellement une figure romanesque. Chrétien de Troyes le met en scène vers 1180 dans Lancelot ou le chevalier de la charrette (ou plus précisément auprès de la reine Guenièvre), parmi les Chevaliers de la Table Ronde. Il va ensuite devenir une des figures clefs de la Quête du Graal. Lancelot est son surnom car son nom de baptême est Galaad. Son fils s'appellera aussi Galaad. Il porte toujours un bouclier blanc à bandes rouges. Il change souvent de tempérament : il peut être astucieux comme il peut être crédule.

Bien que la première œuvre connue racontant l'histoire de Lancelot soit celle de Chrétien de Troyes, il est évident que ce personnage était déjà connu auparavant. D'une part, Chrétien parle déjà du héros dans Erec et Enide comme l'un des meilleurs chevaliers de la Table Ronde, d'autre part, le Lanzelet de Ulrich von Zatzikhoven est prétendument la transcription en allemand d'un « livre français » provençal d'un présumé Daniel Arnaud, qui était sans doute antérieur au Chevalier de la Charette, composé entre 1177 et 1181.

Si Chrétien, qui écrit à la demande de la comtesse Marie de Champagne, fille d'Aliénor d'Aquitaine, ne s'intéresse qu'à la relation amoureuse entre Lancelot et la reine, le Lancelot en prose, rédigé au XIIIe siècle en langue romane par un (ou plusieurs) auteur(s) anonyme(s), étoffe considérablement le récit, lui inventant notamment une famille, un royaume, ainsi qu'une descendance et de nombreuses péripéties.

Lancelot est l'archétype même du chevalier courtois, au service indéfectible de sa dame, étant même prêt à sacrifier son honneur pour rejoindre celle-ci. Cependant, cet amour sera à l'origine de sa perte et l'empêchera de trouver le Saint Graal : seul son fils, Galaad le Pur, aura ce privilège. Seul le Lancelot du Lac, écrit en provençal Lanzelet, lui prête des aventures quelque peu différentes.

La Légende

Malgré la diversité des récits, Lancelot est généralement considéré comme le fils du roi Ban de Bénoïc et de la reine Élaine. Il est donc l'héritier d'un royaume de l'Armorique, mais il est aussi et surtout le descendant d'une lignée prestigieuse, remontant notamment à Joseph d'Arimathie, le personnage biblique ayant recueilli le sang du Christ dans le Saint Graal et ayant apporté celui-ci en terre bretonne. Son nom de baptême était Galaad, qui deviendra par suite le nom de son fils.

Le château de son père, situé non loin de la forêt de Brocéliande selon une légende récente, était réputé imprenable. Cependant, lors d'une campagne aux côtés du roi Arthur, le roi Ban de Bénoïc mourut en quittant son château incendié par Claudas de la Terre Déserte, laissant seule sa femme enceinte. Quelques mois après sa naissance, le jeune Lancelot est enlevé sous les yeux de sa mère par la fée Viviane (La Dame du Lac), une créature venant du fond du lac, et, aux yeux de sa mère.

Ce lac était en fait la demeure de la Dame du Lac, et était la « passerelle » vers l'île enchantée d'Avalon, pays des mages et sorciers. La fée Viviane avait enlevé Lancelot pour l'emmener dans son palais sous-marin et l'éduquer comme un fils. De là lui vint son surnom de Lancelot du Lac. Appelé « Fils de Roi » ou « Le Beau Trouvé » par la fée, il ignore tout de ses origines. Durant toute sa jeunesse, elle l'éduqua à dessein d'en faire le chevalier parfait, lui enseignant chasse, musique, combat mais aussi courtoisie et noblesse d'esprit. Il est très réputé pour sa loyauté envers le roi Arthur et la reine Guenièvre, dont il est cependant follement amoureux, et qu'il décidera de voir en secret, mais ils seront plus tard découverts par le roi Arthur. Leur relation adultère est une des causes de la chute de Camelot et du royaume d'Arthur.

Vers 1230, les auteurs du Lancelot en prose identifiaient ce célèbre Lac au lieu appelé encore aujourd'hui Saint-Pierre-du-Lac, sur la commune de Beaufort-en-Vallée. Il s'agit de la plus ancienne localisation du lieu.

On trouve également une autre localisation du lieu près de Banvou (Banoïcum vicum), la paroisse la plus au nord de l'ancien diocèse du Mans autrefois cenomanicum, en marche de Gaule et de Petite Bretagne, ou Ban de Banoic engendre Lancelot et dont il s'échappe pour gagner la région proche des lacs (de nos jours La Ferrière aux Etangs) quand Claudas de la Déserte vient dévaster son royaume suite à une traîtrise de son intendant. Là meurt le bon roi Ban, près du lac de Viviane en Andaines, tandis que la fée Viviane emporte Lancelot au royaume des ondes. La reine Hélène gagne alors la Blanche Abbaye de nonains de Mortain (abbaye blanche). (cf. Bertin Georges, La quête du saint Graal et l'Imaginaire, Corlet, 1995, préface de Gilbert Durand, vois aussi du même le Guide des chevaliers de la Table Ronde en Normandie, Corlet 1999).

Sire Lancelot, décrit comme « la fleur des chevaliers », plaisait beaucoup aux femmes, à l'instar du guerrier irlandais Diarmuid ua Duibhne. Il arriva que la fée Morgane, demi sœur et ennemie du roi Arthur, jeta un sort sur le chevalier endormi et l'enferma dans un donjon. Là, elle lui demanda de choisir parmi quatre magiciennes laquelle serait sa maîtresse. Quand il les refusa toutes, y compris la fée Morgane, il dut admettre son amour pour Guenièvre. En fait, tous les exploits de Sire Lancelot ont été suscité par un amour secret. Pendant un temps, Guenièvre refusa ses avances, mais finalement, ils devinrent amants. Cependant, Sire Meliagaunt le soupçonnait et il provoqua Lancelot en présence du roi Arthur et de  Guenièvre. On organisa un tournoi pour découvrir la vérité. « Lancelot  frappa le casque de  Meliagaunt avec une telle force qu'il lui fendit la tête en deux ».

L'honneur sembla sauf et la réputation de l'épouse d'Arthur sans tache, mais certains autres chevaliers de la table ronde ne pouvaient accepter ce jugement des armes. Ainsi Sire Agravain et Sire Mordred conduisirent douze chevaliers à la chambre de Guenièvre et surprirent les amants. Bien que Lancelot ait réussi à s'enfuir en combattant et que, plusieurs jours plus tard, il sauvât Guenièvre du bûcher auquel elle avait été condamnée, ces événements brisèrent effectivement l'unité de la table ronde et affaiblirent le royaume d'Arthur. Tout d'abord, Arthur conduisit un siège infructueux contre le château de Lancelot en Bretagne. Ensuite, un second défi à son autorité, plus mortel, vint de Mordred. Dans la bataille qui s'ensuivit à Camlann, près de Salisbury, la plupart des chevaliers de la table ronde furent tués. Le roi Arthur fut mortellement blessé et emmené à Avalon dans un bateau miraculeux. La reine Guenièvre se retira du monde et devint nonne à Amesbury où elle mourut. Lancelot et Guenièvre ne se revirent qu'une seule fois, puis le chevalier abandonna la vie de guerrier et se fit ermite.

 

Léodagan

Dans le conte arthurien, Léodagan (ou Léo De Grand) est généralement le père de Guenièvre et donc le beau-père d'Arthur Pendragon, roi des Bretons. Léodagan est également roi de Carmélide.

L'histoire raconte que Léodagan étant aux prises avec Claudas de la Terre Déserte, il dut demander de l'aide à Arthur, qui combattit avec 40 chevaliers et les pouvoirs magiques de Merlin. À la fin de la bataille, Arthur rencontra la fille du roi et ils se marièrent peu de temps après. Chez Robert de Boron, c'est le roi Rion qui est en guerre contre Léodagan.

Léodagan aurait eu une seconde fille, bâtarde, elle-aussi appelée Guenièvre, avec la femme de son sénéchal.

Dans Le Morte d'Arthur, Leodegrance est le gardien de la Table Ronde qu'il a recueilli après la mort d'Uther Pendragon. Il l'offre en dot au roi Arthur avec cent chevaliers.

Il est aussi appelé Léaudagan dans L'Enchanteur de René Barjavel, Léo De Grand chez Jean-Louis Fetjaine et Leodagranz chez Marion Zimmer Bradley.

 

Lionel

Lionel est dans la légende arthurienne le fils aîné du Roi Bohort de Gaunes, le frère de Bohort l'Essilié et le cousin de Lancelot et d'Hector des Mares. Son nom lui vient de la tache de naissance sur son torse, qui évoque un lion couronné. Recueilli en même temps que son cousin par la Dame du Lac, il devient chevalier de la Table Ronde.

Lionel a la malchance d'être victime à deux reprises de cruelles flagellations. Une première fois, encore jeune homme et voyageant en compagnie de Lancelot, il est capturé par Sire Turquin, un mauvais chevalier qui l'enferme dans un donjon après l'avoir battu avec des branches épineuses. Plus tard, au moment de la quête du Graal, la même mésaventure se répète et cette fois Lionel cherche à tirer vengeance de son frère Bohort qui aurait pu le secourir mais ne l'a pas fait, ayant choisi de venir au secours d'une jeune fille enlevée sous ses yeux au même moment que Lionel. Au cours de cet épisode Lionel se révèlera indigne du Graal puisqu'il va jusqu'à tenter de tuer son propre frère par vengeance, et à tuer Calogrenant dans un accès de rage, tandis que Bohort prouve au contraire, en renonçant à user de violence contre son frère même pour défendre sa vie, qu'il est digne d'accéder au Graal.

Par la suite, Lionel, tout comme son frère, suivra Lancelot en exil après la révélation de la coupable liaison de ce dernier avec Guenièvre. Devenu Roi de Gaunes, Lionel participe aux combats livrés par Lancelot contre les forces d'Arthur, puis aux côtés d'Arthur contre Mordred. C'est au cours de la bataille livrée en Bretagne contre le reste de l'armée de Mordred qu'il est tué par Melehan, fils de Mordred. Sa mort sera finalement vengée par Bohort.

 

Lohengrin

Lohengrin, dit le chevalier au cygne, est un personnage de la légende arthurienne, fils de Perceval.

Son nom vient de Garin Le Lorrain, l'une des cinq épopées de la Geste des Lorrains, qui a inspiré Wolfram von Eschenbach .

 

Mordred

Mordred ou Mordret est un personnage de la légende arthurienne, fils du Roi Arthur et de sa demi-sœur, Morgause, sœur de Morgane. Dans certains textes, il est le fils de Morgane la fée. Il est le demi-frère de Gauvain, Agravain, Gaheris et Gareth, autres fils de Morgause.

Merlin avait prédit la naissance de celui-ci. Le Roi Arthur aurait voulu se débarrasser de cet enfant incestueux, sans parvenir à le faire parce qu'il s'agissait de son fils. D'après certains récits, il aurait envoyé tous les enfants nés le même jour que Mordred dans un bateau sur la mer. Le bateau coula, mais Mordred fut le seul survivant. Jusqu'à l'âge de quatorze ans, il fut élevé par un brave homme du nom de Nabur, puis fut amené à la cour où ses véritables origines lui furent révélées.

Il était le plus beau chevalier de la cour et rencontrait un grand succès auprès des dames. Son air ténébreux fit beaucoup d'envieux et fut aussi à l'origine de tromperies conjugales.

Il devint un temps chevalier d'Arthur et participa à quelques joutes et tournois, qu'il perdit la plupart du temps. Il ne respectait d'ailleurs que très rarement les règles de courtoisie qui régissaient les tournois, ne faisant qu'augmenter sa réputation de chevalier traître et perfide. Il était fort libertin, et ne se privait pas de courtiser toutes les dames, même celles déjà mariées. Il était détesté par les autres chevaliers pour son caractère fourbe et sournois. Il tua Sir Lamorak, traîtreusement, alors que celui-ci se préparait à partir pour la Quête du Graal.

Mordred blessa mortellement son père, le roi Arthur, lors de la bataille finale de Camlann pour le trône d'Albion. Celui-ci parviendra lui aussi à porter un coup fatal à son fils qui mourut après avoir dit ses « adieux » à sa mère.

Dans les cycles primitifs, Medrawt (nom gallois de Mordred) viole, séduit ou encore enlève Guenièvre (originellement Gwenhwyfar) selon les récits et tue son père Arthur lors du combat de Camlann (Camelot qui est, selon les cycles, la bataille finale qui oppose Arthur à son neveu Mordred, aidé des Pictes, des Gaëls et des Saxons. Son château étant Camelot, l’une des résidences aux frontières du royaume de Logres).

Dans l'Historia Regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth, Mordred est le neveu d'Arthur, fils de Loth d'Orcanie et d'Anna. Arthur confie le royaume à son neveu pendant qu'il est parti en Gaule guerroyer contre l'empereur romain Lucius. Mais en son absence, Mordred usurpe la couronne et « vit en concubinage avec la reine ». De retour sur l'île, le roi et ses chevaliers affrontent les troupes de Mordred sur la rivière Camblan. Mordret est tué tandis que le corps d'Arthur, mortellement blessé, est emmené sur l'île d'Avalon.

 

Palamède

Dans la légende arthurienne, Palamède est le rival puis le compagnon du chevalier Tristan dans le roman de Tristan en prose. Il se nomme Palamydes dans Le Morte d'Arthur ou encore Palomidès.

 

Pellinore de Listenois

Roi gallois, père de Perceval, Lamorak, Agloval et Dornar. Dans certaines versions de la légende, il fut élevé au rang de chevalier de la Table Ronde après ses deux fils.

 

Perceval

Perceval est dans la légende arthurienne un des chevaliers de la Table ronde. Dans la littérature galloise son nom est Peredur. Il est surtout connu pour sa participation à la quête du Saint-Graal.

Il existe de nombreuses versions sur sa naissance. Dans la plupart des contes, il est de noble naissance et le dernier d'une fratrie de chevaliers, tous morts au combat. Son père est soit le roi Pellinor de Listenois, soit un valeureux chevalier anonyme. Sa mère dont on ne cite généralement pas le nom, joue un rôle important dans l’histoire. Elle emmène vivre son fils dans un manoir isolé au milieu d'une vaste forêt pour l'empêcher de devenir chevalier.

Sa sœur, porteuse du Saint-Graal, est parfois appelée Dandrane. Dans les versions où Perceval est le fils de Pellinor, ses frères sont Tor, Agloval, Lamorat de Galles et Dornar.

Après la mort de son père et de ses frères chevaliers, sa mère l'élève donc dans l'isolement de la forêt (ce qui le rend naïf, faisant de lui la figure archétypale de l'idiot des histoires du Graal, d'où son surnom de « Perceval le nice » — le naïf —) en le laissant jusqu'à l'âge de 15 ans dans l'ignorance de ce qu'est la chevalerie et ce par crainte de le perdre comme elle a perdu son époux et ses deux autres fils. Un jour pourtant, tandis qu'il jouait au javelot dans la forêt, le jeune Perceval rencontre cinq chevaliers aux armures si étincelantes qu'il les prend pour des anges. Il veut alors devenir lui-même chevalier et se rend à la cour du roi Arthur. Après s'être révélé excellent combattant, il est adoubé et invité à se joindre aux chevaliers de la Table ronde.

Dès les récits les plus anciens, il est impliqué dans la quête du Graal. Chez Chrétien de Troyes, il rencontre le Roi Pêcheur blessé et voit le Saint-Graal, mais s’abstient de poser la question qui aurait guéri le souverain. Ayant appris son erreur, il ne cherche plus qu’à retrouver le château du Graal et à terminer sa quête.

Même si son rôle dans les romans a été amoindri, Perceval est resté un personnage important et il est un des deux seuls chevaliers (l'autre étant le chevalier Bohort) qui ont accompagné Galaad au château du Graal et ont mené la recherche avec lui.

Des versions précoces affirment que sa bien-aimée se nommait Blanchefleur et qu'il est devenu roi de Corbénic après avoir guéri le Roi Pêcheur. Dans des versions postérieures, il est resté vierge et est mort après avoir retrouvé le Graal. Dans la version de Wolfram, le fils de Perceval est Lohengrin, le chevalier au cygne. Dans le récit de Michael Morpurgo, Perceval tourne en dérision les chevaliers du roi Arthur.

Dans sa quête du Graal, Perceval semble avoir été au-dessous du niveau de conduite requis. Pendant son voyage, il aperçoit un jour un beau et mystérieux bateau et tombe aussitôt amoureux de sa propriétaire. Il était sur le point de pénétrer dans son lit lorsque « par chance, Perceval voit son épée dégainée gisant sur le sol, et la croix rouge sur son pommeau, signe de la crucifixion. Cela lui rappelle son devoir de chevalier et son engagement moral. Il fait le signe de croix sur son front, et aussitôt le bateau se dresse verticalement et se transforme en nuage noir ». Perceval fut pris de tels remords pour cette faute morale qu'il se sentit obligé de se punir dans sa chair et il se blessa à la cuisse. A ce moment, la sorcière qui avait tenté de le divertir de sa quête « partit dans le vent en criant et en râlant comme si elle était poursuivit par les flammes ».

La mystérieuse reine de Wastelands, une des trois femmes qui emportèrent le roi Arthur mourant à Avalon lorsqu'il fut mortellement blessé dans son combat contre Mordred, était la tante de Perceval.

Autres noms : Parcival ou Parcifal ou Parzival

 

Sagramor

Sagramor ou Sagremor est un personnage de la légende arthurienne, chevalier de la Table Ronde dans les romans de Chrétien de Troyes. Il est le petit-fils de l'empereur Adrien de Constantinople. Il est souvent appelé Sagramor le Desrée à cause de sa démesure et de son impétuosité. Mais on le surnomme aussi le Frénétique (Cligès ou la Fausse Morte), le Déréglé (Perceval ou le Conte du Graal, Le Livre de Caradoc) ou l'Impétueux (Perlesvaus).

Il est également cité dans Yvain ou le Chevalier au Lion où il assiste au repas de Pentecôte à Carduel à la cour du roi Arthur.

 

Tristan

Tristan est un personnage du cycle arthurien. Il est l'un des chevaliers de la Table ronde et le héros du célèbre Tristan et Iseult.

Tristan est le fils de Rivelen (ou Méliadus dans le Tristan en prose plus tardif) de Léonois. Neveu du roi Marc de Cornouailles, il se distingue en vainquant le Morholt, personnage mystérieux. Il est ensuite chargé d'aller demander en son nom la main d'Iseult, la fille du roi d'Irlande. Mais après avoir malencontreusement bu un philtre d'amour, Tristan et Iseult tombent follement amoureux l'un de l'autre. Il meurt de désespoir après avoir cru qu’Iseult l'avait abandonné.

Tristan est le troisième meilleur chevalier du monde après Lancelot du Lac et Gauvain (néanmoins cette place lui est disputé par Erec, un autre chevalier de la Table Ronde, héros du roman Erec et Enide).

 

Urien

Urien, fils de Cynfarch Oer, était, vers 560-590, un roi breton du Rheged, l'un des petits royaumes bretons de ce que les Gallois appellent aujourd'hui le Hen Ogledd (le vieux nord), au nord de l'actuelle Angleterre et au sud de l'Écosse. Ce royaume résistait à l'invasion des Saxons, ou plus précisément des Angles du royaume voisin de Bernicie, contre lesquels il remporta plusieurs batailles, particulièrement lorsqu'il était l'allié des princes bretons des royaumes voisins, de Strathclyde ou de Gododdin. Ses victoires sont célébrées par les bardes Taliesin et Llywarch Hen qui étaient attachés à sa cour pour chanter ses exploits.

Il aurait été tué sur les ordres de son allié Morcant qui jalousait ses succès militaires. Il eut quatre fils : Owain, connu sous le nom d’Owain mab Urien, Riwallawn, Rhun et Pascen qui lui succédèrent.

Urien devient Urien de Gorre, royaume mythique, proche de ceux de ses frères les rois Loth ou Lot d'Orcanie et Auguselus d'Écosse. Sous le règne d'Uther Pendragon, il épouse la sœur d'Arthur (il s'agit parfois de la fée Morgane, parfois d'une autre sœur). Il s'oppose d'abord à l'accession d'Arthur au trône après la mort d'Uther, se révolte avec d'autres rois voisins, et après sa défaite, devient son vassal et allié. Dans l'Historia Regum Britanniae, Urien est roi de Moray et frère d'Augusel.

Selon les légendes son mariage avec Morgane n'est pas des plus heureux, et dans l'une d'elles, la fée complote pour s'emparer de l'épée Excalibur, tuer Urien et Arthur, et monter sur le trône en compagnie de son amant Accolon.

Il serait également père d'Ywain le Bastard ou l'Avoutre, qu'il aurait eu de la femme de son sénéchal. D'après certains textes gallois, il aurait également eu une fille nommée Morfydd.

Thomas Malory, compilateur du roman Le Morte d'Arthur, a écrit parfois son nom Urience, ce qui a pu mener certains, comme le poète Tennyson, à le confondre avec le roi Rience.

Dans les armoriaux imaginaires des chevaliers de la Table Ronde qui fleurissent à partir du XVe siècle, Urien se voit attribuer comme blason d'azur au lion d'or, armé et lampassé de gueules (un lion jaune à la langue et aux griffes rouges, sur fond bleu). Son cimier est une tête de lion d'or, lampassée de gueules et ses supports présentent deux cygnes d'argent, becqués et membrés de sable (deux cygnes blancs, avec pattes et becs noirs). La devise qui lui est attribuée est « À tout ».

Le nom Urien est aussi un nom de famille ancré dans le pays du Léon (Bro-Leon) et la Cornouaille (Bro-Kerne), comme en témoigne le nom de lieu Lannurien, également porté par une famille aristocratique.

 

Yvain

Aussi appelé Owein (en gallois) et Ewain (en anglais), Yvain est le fils de la Fée Morgane et du roi Urien, il est le cousin de Calogrenant. Il est le héros d'un roman de Chrétien de Troyes, Yvain ou le Chevalier au lion.

Le personnage d'Yvain/Owein a été inspiré par Owain, fils du roi Uryen de Rheged.

Dans ces aventures, il bat un chevalier noir gardien d'une fontaine. Dans une autre aventure, il sauve un lion attaqué par un serpent et devient ami avec ce lion. Dans la version de Thomas Malory, avec Gauvain et Morholt, ils rencontrent trois demoiselles qui les emmènent vers diverses aventures. Ce passage est repris et transformé par Steinbeck qui fait de sa demoiselle son maître d'armes. Dans le roman, il se marie avec Laudine qui est la femme du chevalier gardien de la fontaine qu'il a tué, et devient lui-même le gardien de la fontaine.

Yvain est aussi appelé Ewein, neveu d'Aguisel dans le Roman de Brut de Wace, et Uvain dans le Cycle d'Avalon de Marion Zimmer Bradley.

On trouve en plus, dans les récits liés au cycle arthurien, une dame qui s'appelle Iseult aux Blanches Mains (chez Robert de Boron), et Yvain l'Avoûtre (« le Bâtard »), chevalier de la Table Ronde, fils naturel du roi Urien et demi-frère d’Yvain le Preux (dans Perlesvaus).

 

Yvain le bâtard

Yvain le Bâtard bon chevalier, homonyme de son demi-frère fils du roi Urien ; demi-frère d'Yvain ; cousin de Gauvain, Gareth, Gaheris, Agravain et Calogrenant Erec et Enide.

Source : Wikipedia

 
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