La Bête de l'Auxerrois

Bête de l'Auxerrois ou bête de Trucy désigne un ou plusieurs animaux anthropophages à l'origine d'une série d'attaques sur des humains. La première attaque fut mentionnée en novembre 1731.

Première série d'attaques (18e siècle)

Un jeune garçon de 12 ans travaillait près du bois de Trucy-sur-Yonne, au sud d’Auxerre, avec sa mère. Elle parvint à l’arracher à un animal carnivore qui tentait de le dévorer, mais il mourut dans ses bras sur le chemin du retour. Les attaques se succédèrent ensuite, à tel point que le roi Louis XV offrit une prime de 200 livres à celui qui tuerait la « bête ». Des battues furent organisées et de nombreux loups sont tués, des carcasses de moutons empoisonnés sont abandonnées dans les champs mais les attaques se succédèrent, avec de jeunes enfants pour principales victimes. La bête s'aventura dans le village de Mailly-la-ville pour emporter un jeune enfant qui jouait devant chez lui. En essayant de l’arracher de sa gueule sa nourrice n'aurait retrouvé qu’un des pieds (ou l'un des bras selon d’autres témoignages) de l’enfant dans sa main.

En cinq mois, le curé du Val-de-Mercy comptabilisa quatorze morts dues à une attaque d'animal carnivore. À la fin de l'année 1734, on arrivait à vingt-huit victimes répertoriées. La bête de l’Auxerrois aurait tué au total 9 enfants, 9 femmes et 10 hommes selon les actes de décès répertoriés.

En 1734, deux loups sont abattus au cours d'une chasse et les agressions cessent peu de temps après. Aucune indication ne permet de savoir si l'un de ces deux animaux était l'auteur des attaques qui durèrent trois ans. Contrairement à la bête du Gévaudan, elles concernent autant d'hommes que de femmes.

Seconde série d'attaques (19e siècle)

En 1817, une autre Bête sévit pendant quelques mois à Mailly dans la forêt des environs de Trucy, au même endroit que quatre-vingt ans plus tôt. Un enfant est dévoré près de Charentenay, un autre à Fouronnes et de nombreuses personnes sont blessées. Des moutons empoisonnés furent placés près des bois et la Bête disparut sans laisser de traces.

Les rumeurs font état d'un grand loup ou d'un tigre. Les descriptions indiquent un animal « façon d'un loup » mais aucune ne précise qu'il s'agissait d'un loup ordinaire. Selon les experts ( ?), il s’agirait d’une bête sauvage sans maître mais probablement pas d’un loup.

Sur la seconde série d'attaques, les rumeurs parlent d'une hyène mais un témoignage ( ?) décrit un chien mâtin avec les oreilles droites. Malgré les nombreuses battues organisées, et les carcasses des moutons empoisonnées placés dans les environs, l’animal disparut dans la nature.

Sources :  Wikipedia + http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france 

 

La Bête du Benais

Bête de Benais ou bête de Touraine désigne un ou plusieurs animaux anthropophages à l'origine d'une série d'attaques sur des humains. La première attaque fut mentionnée le 19 février 1693.

Première série d'attaques

À la fin de l'hiver 1693, un loup attaqua un enfant de neuf ans, Pierre Boireau, à Saint-Patrice. La victime fut retrouvée en partie dévorée et cinq jours plus tard, une mère retrouva les restes de sa fille Antoinette, âgée de sept ans, dans les landes de Continvoir. En mars 1694, un loup fit deux nouvelles victimes, adultes cette fois, à Benais. En avril, la bête tua une fille de dix-sept ans aux Essards, puis une femme de Restigné le lendemain et une bergère de Saint-Patrice onze jours plus tard. Quatre nouvelles victimes allongèrent la liste en mai, et huit en juin dont une femme et son enfant à Bourgueil1.

Comme toujours en pareil cas, on croyait voir la bête partout. Des "témoins" la décrivaient avec force détails. On la présentait de plus en plus grosse, de plus en plus monstrueuse... Dans l'esprit de la majorité des gens, il ne faisait guère de doute qu'il ne pouvait s'agir que d'une bête diabolique. Ce qui frappait le plus les imaginations, c'était que le fauve ne touchait pas au bétail mais s'acharnait uniquement sur les êtres humains en faisant preuve d'une sauvagerie inouïe.

Monsieur de Miromesnil, intendant de la Touraine, organisa des battues. D'après son rapport du 25 juin 1693, il indique "qu'en l'espace de trois mois, ces loups ont étranglé plus de soixante-dix personnes et en ont blessé considérablement au moins autant". Puis il donne des indications intéressantes sur ces fauves et sur leur comportement surprenant : "Passant à côté des vaches sans s'y arrêter, ils viennent attaquer ceux qui les gardent. Le mal en est venu à un point...qu'on n'ose plus aller garder les bestiaux à la pâture. Les habitants des paroisses voisines se sont rassemblés et en ont tué trois, qui ne font que le moindre nombre, plusieurs personnes ayant été encore attaquées de nouveau. Malgré les recherches, deux bergères furent égorgées en juin à Continvoir, un père fut tué en défendant sa fille à Ingrandes, et trois autres victimes furent mentionnées en juillet à Benais et aux Essards. Fin août, une femme de soixante-quatre ans fut dévorée à Benais, ainsi qu'une fillette et deux autres femmes à Bourgueil".

Le curé de Varennes sur Loire, dans l'Anjou voisin, pensait, comme l'Intendant de Touraine, qu'il y avait sans doute plusieurs bêtes mais qu'il ne s'agissait peut-être pas de loups ordinaires : "Elles étaient presque de la façon d'un loup, écrit-il, sinon qu'elles avaient la gueule plus grande... Lorsqu'elles voyaient des personnes, elles les flattaient à la manière d'un chien, puis leur sautaient à la gorge : on croyait que c'étaient des loups cerviers (lynx), on n'en était pas sûr."

À la fin du mois de novembre 1693, on assista même à une véritable hécatombe. La "Bête" frappa le 18 à Langeais, le 19 à Bourgueil, le 22 à Continvoir, le 23 à nouveau à Bourgueil, le 25 à Restigné, le 26 à Benais, le 27 une fois de plus à Restigné. À Mazières, du 29 novembre au 3 décembre, on enregistra quatre victimes. La paroisse de Langeais paya un lourd tribu au monstre : en trois jours, les 29 et 30 novembre et le 1er décembre, la "Bête" tua trois personnes. Deux semaines plus tard, en trois jours successifs également, (13, 14 et 15 décembre), elle récidivait et faisait, toujours à Langeais, trois autres victimes !

L'année 1693 se termina ans une atmosphère d'effroi. La nouvelle année ne commença guère mieux. Les "exploits" de la "Bête du Benais" continuaient de plus belle. Début mars, par exemple, plusieurs enfants de Continvoir furent dévorés.

Puis jusqu'à l'hiver suivant, les attaques cessèrent mais la population était terrorisée. Deux loups furent tués pendant des battues mais un garçon de dix-huit ans fut tué aux Essards en décembre, deux autres jeunes gens à Saint-Michel-sur-Loire en janvier 1694. Une dernière victime fut signalée début août, puis plus rien.

On estime qu’il y eut 200 victimes.

Seconde attaque

Le 9 juin 1751, un jeune berger fut attaqué puis dévoré à Nouzilly, au nord de Tours. « La bête » n'avait pas été vue, mais les loups furent désignés coupables. Le corps du jeune garçon était horriblement mutilé selon la description qu'en fit le curé Danican chargé d'inhumer le corps :

 « L'enfant de la Charité qui demeuroit chés votre métayer des Fosses Rouges y gardant les 6 bestiaux, fut dévoré et mis en pièce à huit heures du matin par les loups carnassiers et je l'enterrai à midy un quart. On apporta à l'église les tristes restes de son cadavre enveloppés dans Ie tablier d'une femme et couvert de ses habits plein de sang. La Beste lui avoit coupé la Trache artère et une partie de la joue droite, lui avoit mangé une cuisse séparée du corps jusqu'au genouil ; en sorte que l'os de cette cuisse tout rongé par la partie supérieure étoit dégarnie de chair comme s'il l’avait raclé exprès par un couteau. La Bête pour dévorer les intestins lui avoit mangé tout le ventre et rongé les côtes. De tous ses viscères il ne restoit qu’environ un pied de boiau et une médiocre partie de la rate. »

Cet animal redoutable ressemblait en tous points, y compris comportemental à la « Bête du Gévaudan ». Pour s’en convaincre, il suffit de prendre connaissance de la relation qu’en faisait, alors le curé de Varennes : « Ces bestes estoient presque de la façon d’un loup, sinon qu’elles avoient la gueules plus grande. Lorsqu’elles voyoient des personnes, elles le flatoient à la manière d’un chien, puis lui sautoient à la gorge… »

Cette attaque fut attribuée à la bête de Benais.

Sources :   Wikipedia + http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france  

http://www.labetedugevaudan.com/pages/bete_benais.html  + Texte tiré du livre de Bernard Briais "Bêtes en Tourraine" Editions CLD

 

La Bête de la forêt de Besnats

Entre 1633 et 1634 en Anjou près de Bourgueil, plus de 100 personnes furent retrouvées atrocement mutilées, les corps lacérés par des griffes. Certains affirmèrent avoir vu une bête énorme.

Sources :  http://web.archive.org/web/20040503013105/http://perso.club-internet.fr/regisdangelo/venelles/tarasque.htm

 

La Bête des Cévennes

La bête des Cévennes, ou bête du Vivarais ou bête du Gard est à l'origine d'une série d'attaques sur des humains. Il fut mentionné pour la première fois dans les départements de l’Ardèche, du Gard et de la Lozère en 1809.

Victimes

Le Journal du Gard du 21 octobre 1809 fait état des attaques de cet animal en ces termes :

 « Depuis quelques jours, un animal féroce a répandu la terreur dans le premier arrondissement du Gard. Comme autrefois la Bête du Gévaudan, la Bête des Cévennes exerce aujourd'hui ses ravages dans cette contrée ».

Cette bête aurait tué vingt-neuf personnes, dont dix-neuf enfants, mais la liste peut être plus longue car les actes des registres ne mentionnent pas toujours les causes du décès. Un enfant du nom de François Marcy, 7 ans, fut dévoré le 8 septembre 1812 à côté de sa maison. Augustin Colomb, 8 ans, fut porté disparu le 9 janvier 1813 et on ne retrouva que sa tête. Au mois d’octobre, la petite Rose Henriette Dumas, 7 ans, fut dévorée dans les bois.

Les attaques se succédèrent de 1809 à 1816/17 et l'audace de cette bête rappelle la célèbre affaire du Gévaudan : Elle aurait attaqué une femme de 34 ans qui sortait tout juste de l’église et des villageois directement dans leurs demeures, la rumeur veut qu'elle ait même dévoré les mains d’un enfant qui se trouvait dans son berceau. Malgré de nombreuses battues et des pièges posés par les villageois, la bête resta insaisissable. Ses attaques cessèrent définitivement en 1816 mais l'affaire ne fut jamais résolue. On ne sait pas si cet animal a été tué lors d'une battue, s'il a changé de localisation ou s'il s'agit de crimes maquillés par une intervention humaine.

Origines

Plusieurs théories s'affrontent quant à l'origine de cet animal. Selon certains, ce serait une louve venue d’Espagne, bien que son comportement ne ressemble en rien à celui d'un loup : Les épingles qui se trouvaient dans les vêtements de certaines de ses victimes auraient été ôtées et six cadavres furent retrouvés décapités, leur cou semblait avoir été tranché par une lame.

Le mont Lozère semble être le point central de l'affaire et a déjà connu par le passé des affaires similaires : au XVIIe, des attaques de loups furent signalées dans la région de Saint-Julien-du-Tournel. Les premières attaques de la bête des Cévennes eurent lieu dans la région de Langogne aux confins du Vivarais.

Description

Les descriptions qui en furent faites varient beaucoup : certaines parlant d'un loup immense de la taille d’un âne avec une crinière et un pelage brun ou roux, d’autres d'une créature noire ou encore d'un loup de la taille d’un veau avec un pelage gris et rouge. Dans la plupart des descriptions, les témoins s'accordent pour parler d’un gros ventre de couleur blanche qui traînait presque au sol, de grandes oreilles, d'un long museau et d'une queue bien fournie. D’autres la décrivent comme un loup de la taille d’un âne, avec un pelage brun, une crinière noire et de grosses mamelles.

Sources :   Wikipedia + http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france 

http://pourlanimal.forumpro.fr/t1064-la-bete-du-vivarais 

 

La Bête du Cézallier

Bête du Cézallier désigne plusieurs animaux carnivores non-anthropophages à l'origine d'une série d'attaques sur les troupeaux. La première attaque est mentionnée en 1946.

De 1946 à 1951, des animaux carnassiers s'attaquent aux troupeaux domestiques du massif du Cézallier, du Sancy-Chastreix et de la Haute-Loire. En quatre ans, ils déciment le cheptel bovin et ovin de cette région du cœur de l'Auvergne. Les soupçons s'arrêtent d'abord sur une lionne échappée, mais les déprédations sont le fait des derniers loups d'Auvergne et de chiens errants. En dépit de la multiplicité d'animaux, l'expression de « Bête du Cézallier » au singulier passé à postérité.

L'abattage d'un loup à Grandrieu (Lozère) en 1951 met un terme à l'affaire de la Bête du Cézallier. Cependant, en 1947, on trouva également une lionne échappée d'une ménagerie à Saint-Germain-du-Teil (Lozère).

Source : Wikipedia

 

La Bête de Chaingy

Elle tire son nom de la commune du département français du Loiret, Chaingy.

Histoire

La bête de Chaingy serait un animal anthropophage à l'origine d'une attaque le 6 décembre 1814 sur des femmes et des enfants qui ramassaient du bois mort dans la forêt.

Il s'agissait vraisemblablement d'une louve qui fit deux morts et huit blessés. Alexandre Daniel de Talleyrand-Périgord, préfet à l'époque, ordonna une battue. L’animal aurait été tué vers Cercottes.

Des fables et des complaintes furent ensuite composées sur la bête de Chaingy. En 1868, le dernier loup de la région fut tué à Chaingy par un braconnier, Blaise Basset. La dépouille de l’animal est aujourd'hui exposée au musée des sciences naturelles d’Orléans.

Sources :   Wikipedia + http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france 

http://www.labetedugevaudan.com/pages/autres.html   

 

La Bête de Cinglais

La bête de Cinglais, aussi appelée « bête d'Évreux » ou « bête de Caen », désigne un animal anthropophage à l'origine d'une série d'attaques sur des humains. La première attaque fut mentionnée en 1632.

Description

Cette bête fut identifiée comme un loup ou comme un grand dogue, mais le mystère demeure. Il est décrit comme une espèce de loup roux au corps plus allongé et avec la queue plus pointue qu’un loup commun. Il semblait rapide et très agile.

Histoire

La forêt de Cinglais est située à une quinzaine de kilomètre au sud du Caen. Les attaques sont connues grâce à des articles de journaux. Ainsi, la gazette du 19 mars 1632 rapporte :

 « De Caen en Normandie. Le 10 dudit mois de mars de l’an 1632. Il s’est découvert depuis un mois dans la forêt de Singlaiz entre ci et Falaise une bête sauvage qui a déjà dévoré quinze personnes. Ceux qui ont évité sa dent rapportent que la forme de cet animal farouche est pareille à celle d’un grand dogue d’une telle vitesse qu’il est impossible de l’atteindre à la course, et d’une agilité si extraordinaire qu’ils lui ont vu sauter notre rivière à quelques endroits. Aucuns l’appellent Therende. Les riverains et gardes de la forêt lui ont bien tiré de loin plusieurs coups d’arquebuse, mais sans l’avoir blessé. Car ils n’osent en approcher, même se découvrir jusqu’à ce qu’ils soient attroupés comme ils vont faire au son du tocsin ; à quoi les curés des paroisses voisines ont invité tous les paroissiens à ce jourd’hui, auquel on fait étant qu’il s’assemble trois mille personnes pour lui faire la huée. »

Une gigantesque battue fut organisée en juin 1633, entre 5 000 et 6 000 hommes y auraient participé. Une bête identifiée par plusieurs témoignages fut tuée par le Comte de la Suze et les attaques cessèrent.

La Gazette du 17 juin rapporte la mort de la créature en ces termes :

« Cette bête furieuse dont je vous écrivais l’année passée ayant depuis deux mois dévoré plus de trente personnes dans cette forêt passait pour un sortilège dans la croyance d’un chacun. Mais le Comte de la Suze ayant par   ordre de notre lieutenant général assemblé le 21 de ce mois 5 000 à 6 000 personnes, l’a si bien poursuivi qu’au bout de trois jours elle fut tuée d’un coup d’arquebuse. Il se trouve que c’est une sorte de loup plus long, plus roux, la queue plus pointue et la croupe plus large que l’ordinaire. »

La bête de Caen aurait fait une trentaine de victimes en un peu plus d’un an.

Sources :  Wikipedia + http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france 

 

Les bêtes de Fontainebleau

Si l’on en croit René Morel, il existait dès le début du XVIe siècle un animal fabuleux qui répandait la terreur dans la forêt de Fontainebleau et ses alentours. Tout porte à croire qu’il  s’agissait d’un loup, mais certains crièrent au loup-garou ou tentèrent de faire porter le chapeau aux sorciers qu’on disait experts dans l’art de la métamorphose.

Aux environs de 1660 on parlait déjà de la Bête du Gâtinais, une effroyable créature ayant l’aspect d’un loup monstrueux. Ses exploits largement exagérés en meurtres d’enfants et de jeunes filles alimentaient les peurs et les histoires les soirs de veillées. On raconte même qu’elle traversait la Seine pour venir enlever des gamins et des animaux sur l’autre rive.

Une dizaine d’années auparavant, un autre représentant de la famille des grands dévoreurs de citoyens avait fait lui aussi des siennes. La Male Beste tourmentait la région. Mais il semble que cette fois-ci il s’agissait d’une louve plus massive que ses congénères.

Dans ses mémoires, Madame de La Guette en parle en ces termes :

« Je me résolus de me retirer à ma maison de campagne, et, avant que d'y aller, je fus requérir mes filles, qui étaient Villechasson, dans le Gâtinais, justement dans le temps que cette misérable bête y dévorait tant de gens qu'une de mes parentes me dit qu'elle en avait déjà fait mourir plus de six cents de compte fait. Elle en voulait particulièrement aux femmes et aux filles, et leur mangeait les deux mamelles et le milieu du front, puis les laissait là. Cela causait par tout le pays une si grande consternation, qu'on ne parlait que de la bête du Gâtinais comme d'une chose effroyable. Quand je fus à Montereau-Fault-Yonne, il y eut des gens qui me voulurent donner l'épouvante de cet animal ; ce qui ne m'empêcha pas de passer outre avec ceux que j'avais menés. Je ne trouvai rien en chemin, qu'un grand nombre de personnes qui allaient par bandes, armées d'épieux, de fourches, de hallebardes, d'épées et de toutes sortes d'armes pour se défendre, en cas qu'ils eussent rencontré ce monstre ».

En octobre 1655, Gaspard de Montmorin-Saint-Hérem, louvetier et capitaine des chasses, lui régla son compte après l’avoir traqué huit jours d’affilée dans les chaos rocheux de la forêt. L’histoire précise qu’il était aidé de 120 chiens et que cette chasse fut racontée à Louis XIV, qui trouva ça plutôt marrant.

Vers la fin du XIXe siècle, une vieille femme relata également à René Morel l’histoire d’une grande mauvaise bête qui demeurait dans la forêt et la quittait de temps à autre pour s’en prendre aux laboureurs, aux bergers et aux troupeaux. Elle avait à son palmarès une multitude d’atrocités, de morts de moutons et de chiens et de disparitions d’enfants, comme l’enlèvement de cette fillette partie cueillir des noisettes dans les bois, ou, « ce jeune garçon de 9 ans dévoré à Nanteuil-lès-Meaux ».

Il est fort possible que ces trois exemples renvoient au même animal, décrit à des époques différentes et de manière souvent excessive. Avec des témoignages de ce type, échelonnés et non fixés dans le temps et la réalité, il n’est pas évident de faire la part des choses, de séparer le monstre mythique et imaginaire du simple animal.

Sous le règne de François Ier, un certain Sébastien de Rabutin aurait débarrassé le pays d’un terrible loup-cervier qui n’avait rien à envier à nos fauves précédents. Lui aussi désolait la région, dévorait les jeunes filles et les enfants. Ce monstre, qui dans la fresque de la salle de bal du château de Fontainebleau apparaît comme une sorte d’hybride de loup et de félin, était si redoutable que personne n’osait se mesurer à lui. Pour mémoire, le loup-cervier, du latin Lupus cervarius qui signifie le loup de cerf, le loup qui attaque les cerfs est le nom vernaculaire du lynx, un gros chat qui chasse d’avantage les lièvres ou les lapins que les chevreuils ou les hommes.

Source :   http://traditionsetlegendesdeseineetmarne.blogspot.fr/2009/05/canton-de-fontainebleau.html

 

La Bête du Lyonnais

La bête du lyonnais est un animal anthropophage à l'origine d'une série d'attaques sur des humains. La première attaque est mentionnée à l'été 1754. Jusqu'à la fin de l'année 1756, une ou plusieurs bêtes féroces sévissent, dans un premier temps entre Vienne (Isère) et Meyzieu, puis dans les environs de Savigny (Rhône). Ce ou ces animaux auraient fait environ une trentaine de victimes, principalement des enfants ou adolescents.

Premières attaques

Début août 1754, le notaire royal de Vienne est appelé par les notables de la paroisse de Luzinay pour procéder à l'identification du corps d'un jeune garçon qui a été retrouvé dévoré. Au moins deux autres attaques se produisent dans le même secteur, aux environs de Villette-de-Vienne et de Régnié-Durette, avant que le Marquis de Marcieu, gouverneur de la province, n'ordonne une grande battue.

Cette chasse générale se déroule le 10 septembre 1754 et dure deux jours. Elle mobilise environ 2000 chasseurs de 26 villages différents et a pour limite les paroisses de Vénissieux, Saint-Priest, Mions, Toussieu, Chandieu, Meyzieu, Luzinay, Seyssuel, Simandres et Saint-Symphorien-d'Ozon. Cette chasse n'a pour seule conséquence que d'étaler le territoire de prédation de la Bête et sa trace se perd dans le dernier trimestre 1754. Elle aurait été vu près de plusieurs villes (Thelzé, Moire, Fronnac, Saint-Bel et Germain-sur- l'Arbresle), toutes situées dans des régions montagneuses en grande partie couvertes de bois et coupées par de profonds vallons entre lesquels coule la rivière d'Azergues.

Aux alentours de Savigny

La bête ressurgit en février 1755, dans la paroisse de Sarcey, où elle fait une nouvelle victime. Jusqu'au moins d'octobre, il y a en moyenne un décès par mois imputé à la bête féroce, principalement autour de Savigny et de L'Arbresle. Puis, elle ne fait plus parler d'elle pendant l'hiver 1755-1756.

Le mardi de Pâques 1756 (le 20 avril), une fillette est retrouvée dévorée à Saint-Julien-sur-Bibost. Lors de cette attaque, c'est la première fois que des témoins rapportent la description de deux bêtes.

Le 24 novembre 1756, la dernière victime est dévorée et mangée à moitié à Montrottier. Le curé de la paroisse est le premier à émettre l'hypothèse que la bête peut être une hyène. Cette hypothèse, mise en doute par les recherches contemporaines, a également été émise à l'époque dans le cadre de l'affaire de la Bête du Gévaudan.

Suite à cette attaque, il n'est plus fait mention dans les registres paroissiaux de personnes dévorées par des bêtes féroces dans les environs de Lyon.

Au début de l'année 1757, le curé Brietton de la paroisse de Sourcieux-les-Mines (à l'époque Sourcieux sur l'Arbresle) consigne 25 personnes attaquées au total dans le secteur Bessenay, Bibost, Saint-Julien-sur-Bibost, Montrottier, Ancy, Saint-Romain-de-Popey, L’Arbresle et Chevinay depuis le carême 1755. Selon lui [les bêtes] en blessèrent un plus grand nombre qu'ils n'en tuèrent et qu'ils auraient également dévorés s'ils n'avaient été secourus.

Description

Le curé de Saint-Julien-sur-Bibost est le seul à nous laisser un témoignage :

 « Ce vingt avril mil sept cent cinquante six, j’ai inhumé dans le cimetière de St-Julien[-sur-Bibost] Marguerite Pinet, âgée d’environ onze ans, munie du sacrement de pénitence & d’ex[trême] onction ; fille de Jean-François Pinet, habitant de cette paroisse & de Jeanne [Subrin ?], laquelle enfant était au maître chez Subilon de l’hameau de Bernay paroisse de Besenay, faisant paître des bêtes. Deux animaux féroces, l’un gros comme un bon bidet, tirant sur le rouge, ressemblant à un loup à l’exception qu’il avait une queue courte, et l’autre gros comme un bon mâtin, mais blanc sous le ventre & une grande queue longue ; la saisirent au gosier & lui endommagèrent tellement le cou que cette enfant en est morte ; et enterrée en présence de Mathieu Crois & de Jean Guainon, témoins requis, de la paroisse, qui ont déclaré ne savoir signer, de ce requis & sommé. Ces animaux ont dévoré quantité de bergers dans le voisinage & cela dure depuis deux ans. Barbier curé »

Selon Jean-Marc Moriceau, les descriptions d'époque mentionnent un loup, avec les jambes moins hautes, le poil plus rude et la peau mouchetée de plusieurs couleurs.

La thèse du loup-garou était également très en vogue à cette époque et a été consignée par le Marquis de Marcieu, dans son ordonnance sur la chasse générale du 10 septembre 1754 :

 « Messieurs les officiers et les bas officiers des fusiliers et ceux des traqueurs feront tous leurs efforts pour détruire dans leur peuple le fanatisme des loups-béroux et leur prouver que ce ne sont que des loups ordinaires qui malheureusement sont accoutumés à manger de la chair humaine et quand même il se trouverait dans les bois, ce que je ne crois pas, des loups-cerviers, des ours et tigres, il faut leur prouver que ce ne sont que des bêtes qu’un coup de fusil tue et qu’il est nécessaire de détruire. »

Liste des victimes

Date                     Paroisse                                               Nom                                       Âge

17/07/1754       Villette-de-Vienne                      Claudine Tardif                        45 ans

08/08/1754      Luzinay                                         François Beloud                         8 ans

15/08/1754       Regnié-Durette                            Madeleine Joubert                    inconnu

12/02/1755       Sarcey                                            Christophe Cambria                  7 ans

27/02/1755       Savigny                                         Anne Tricaud                            14 ans

03/04/1755      Savigny                                          Pierre Guillon                           10 ans

05/05/1755      Savigny                                          Marie Berchoud                       13 ans

21/07/1755       L'Arbresle                                     Mathieu Gervais                        9 ans

27/07/1755      Luzinay                                          Hélène Berquet                          6 ans

23/09/1755      Saint-Just-Chaleyssin               Marie Berger                              6 ans

25/09/1755      Bibost                                             Claudine L'Hospital                 8 ans

27/09/1755      Bully                                               Catherine Cusset                      10 ans

20/10/1755      Saint-Symphorien-d'Ozon       Inconnu                                       2 ans

27/10/1755      Savigny                                          Jean-Marie Duboy                  13 ans

12/11/1755       Saint-Pierre-de-Chandieu        Pierre Vaché                               8 ans

19/04/1756      Sourcieux-sur-l’Arbresle           Benoite Daverdi                         9 ans

20/04/1756      Saint-Julien-sur-Bibost           Marguerite Pinet                      11 ans

04/05/1756     Brullioles                                      Garçon inconnu                       10 ans

12/05/1756      Saint-Romain-de-Popey          Pierrette Devilard                       7 ans

14/06/1756      Saint-Romain-de-Popey          Étienne Manu                             6 ans

25/06/1756      Savigny                                         Pierre Delorme                         13 ans

27/06/1756      Bessenay                                      Jean-Baptiste Chazaud            7 ans

04/07/1756      Seyssuel Notre Dame               Claudine Allioud                         8 ans

08/07/1756      Saint-Just-Chaleyssin            Anne Tiron                                 10 ans

14/07/1756      Bessenay                                      Elisabeth Blanc                         11 ans

12/08/1756      Saint-Symphorien-d'Ozon     Benoît Mortan                           12 ans

22/08/1756      Montrottier                                Jean Malaval                               9 ans

12/09/1756      Saint-Pierre-de-Chandieu      Marie Lombard                         10 ans

17/09/1756      Luzinay                                       Benoit Barroh                               1 an

21/10/1756      Savigny                                        Claudine Guillot                          4 ans

19/11/1756      Saint-Pierre-de-Chandieu      Pierre Paleron                              6 ans

24/11/1756      Montrottier                                 Anne Sarrazin                             9 ans

Sources :  Wikipedia + http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france

 

La Bête de Noth

La bête de Noth est un animal carnivore à l'origine d'une série d'attaques sur des troupeaux à partir de novembre 1982, dans le département de la Creuse.

Entre autre,

- le 10 novembre 1982, la bête de Noth tua un taurillon et une génisse de 400 kg chacun au lieu-dit Maison-neuve,

- le 19 novembre, deux brebis à Auzillac,

- le 3 décembre une brebis à Maupas,

- le 9 décembre une génisse à Grand-bourg.

Ce ne sont pas les attaques sur des bêtes domestiques qui ont marqué les esprits, mais l'état dans lequel ont été retrouvés les cadavres, « horriblement déchiquetés ».

Les rumeurs se sont mises à circuler, parlant d'un lion ou d'un puma, importé par un noble du département. Lors d'une battue organisée dans la forêt de Noth en novembre 1982, un chasseur a été confronté à l'animal sans pouvoir l'identifier. L'affaire n'a jamais été élucidée.

Source : Wikipedia

 

La Bête d'Orléans

La bête d'Orléans, se passe en 1709. Voici ce qui fut écrit sur cette créature :

« Cette bête cruelle déchire et dévore tout ce qu'elle rencontre sur son passage et porte la désolation parmi des familles entières dans les contrées qu'elle parcourt. »

« Le 25 décembre dernier elle rencontra à l'entrée d'un village près Beaugency un malheureux bûcheron, sa femme et son fils aîné. Cette bête féroce se jeta d'abord sur cette malheureuse femme ; le pauvre bûcheron et son fils veulent la défendre : un combat terrible s'engage, mais malgré leurs efforts et de plusieurs autres personnes arrivées, cette malheureuse a péri, et plusieurs autres blessées. Enfin il est impossible de calculer le nombre de malheureux qui ont été victimes de la voracité de cette bête sauvage ; elle est couverte d'écailles, et aucune arme ne peut l'atteindre. Prions Dieu, mes chers amis, qu'il nous délivre de ce monstre, et prions-le aussi pour le prompt rétablissement des personnes blessées par cet animal. »

L'historien local Lottin en fait aussi mention et assimile la bête d'Orléans à la bête du Gévaudan :

 «Une bête cruelle, que l’on croyait être une hyène, et qui désolait le Gévaudan, l’Auvergne, le Nivernais, le Bourbonnais et les frontières de l’Orléanais et contre laquelle on avait fait marcher des troupes réglées, est tuée, à cette époque, par le Sieur Antoine, habile chasseur. Cet animal féroce avait fait les plus grands ravages et inspirait une terreur universelle. Des images coloriées, faites chez M. Letourny, marchand de papier sur le Martroi, qui se fit une réputation pour ce genre de gravures, furent vendues par milliers».

Sources :  http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france 

http://www.labetedugevaudan.com/pages/autres.html 

 

Les loups Paris

Les Loups de Paris étaient des mangeurs d'hommes qui tuèrent 40 personnes à Paris en 1450. Les animaux entrèrent dans la ville pendant l'hiver par des anfractuosités dans les murs. Un loup nommé Courtaud ou "Bobtail", était le leader de la meute. Les rapports sur l'animal suggérèrent qu’il était roux. Finalement, les loups furent tués quand les Parisiens, furieux des morts, attirèrent Courtaud et sa meute dans le cœur de la ville. Là les Parisiens battirent les loups à mort devant la Cathédrale de Notre-Dame.

Source : Wikipedia (en)

 

La Bête de Primarette

La bête de Primarette est un animal anthropophage à l'origine d'une série d'attaques sur des humains dans les environs de Primarette. La première attaque est mentionnée au printemps 1747. Jusqu'à la fin de l'hiver 1752, 7 victimes sont recensées dans les registres paroissiaux.

Histoire

En 1747, François Malarin curé de Primarette rapporte la mort violente d'un enfant de sa paroisse :

 « L'an 1747 et le 23e mai, mardi de pentecôte, pendant l'office de vêpres, un loup carnassier prit l'enfant de François Malarin à la porte la maison, en présence de sa   mère, qui ne put jamais le lui arracher des dents. Plusieurs personnes revenant de       vêpres ayant entendu le récit de ce malheur coururent dans les bois, sur les traces de sang que répandit led[it] enfant, dont ils trouvèrent quelques membres dispersés, comme la tête, les bras, une cuisse et un pied, qui furent ensevelis en présence de    Michel et Gabriel Perrochat, père et fils, Antoine Jeury, Jean Bassat, Claude Berthier et plusieurs autres personnes qui avaient accouru à ce triste spectacle. Led[it] enfant âgé de sept ans et un mois environ et fils légitime de François Malarin, dit l'espagnoux, et Fleurice Petit. Ainsi et en foi de quoi j'ai signé, non les susd[its] témoins pour ne savoir écrire. Favre Curé. x nommé Michel Malarin [act sup ?] »

Cette bête féroce fait par la suite plusieurs victimes et le curé rapporte la même année l'émotion que suscite cette affaire. Dans le registre de 1747, il écrit :

« Il y a eu cette année grande quantité de glands, les loups carnassiers ont dévoré trois enfants dans Primarette, on croit plus probablement que c'était des loups-cerviers, et le vulgaire soutient que ce sont des loups-garoux, à qui les curés donnent permissions de faire semblables chasses pour fournir aux verreries, rien n'est capable de leur ôter cette sotte crédulité. »

La dernière victime sur le territoire de la paroisse est retrouvée en 1752, sans que l'on ait pu identifier la bête à l'origine de ces attaques.

Liste des victimes

23/05/1747      Michel Malarin, 7 ans

01/06/1747      Joseph Fournier, 13 ans

24/10/1747      Mathieu Roux, 5 ans

11/10/1748      Benoite Pichon, 2 ans

23/01/1749      Marie Peiron, 6 ans

14/05/1751      Jeanne Fervonat, 4 ans

19/03/1752      Marianne Boindrieux, 3 ans

Source : Wikipedia

 

La bête du Ramel

Fait divers qui a eu lieu à la fin des années 1950. Il ressort des écrits qu'aucune attaque à l'encontre des animaux ou d'êtres humains n'a eu lieu et que personne n'a vu de façon sûre l'animal en question. Les seules "preuves" de sa présence étaient un cri étrange ressemblant à un grand beuglement que l'on entendait la nuit dans les gorges profondes de la rivière Ramel.

Des chasseurs ont organisé des battues, des "spécialistes" sont venus sur place ; ils ont évoqué plusieurs possibilités : un loup en rut, une louve en chaleur, une hyène, un chacal, un chien sauvage, un énorme rapace, etc. Des empreintes "suspectes" ont été relevées, faisant songer à celles d'un loup, des plaisantins en ont rajouté beaucoup en inventant même, pour le 1er avril 1959, un étrange animal rescapé de la préhistoire, le "Ramélicus", des crédules ont cru et colporté tout ce qu'on leur disait. Bref une rumeur étrange et incontrôlable s'était emparée de la région, faisant frissonner le soir dans les chaumières. Au bout du compte cet animal semble avoir disparu de lui-même car une fois le printemps venu on n'entendit plus de cris suspects dans les gorges du Ramel. Alors qui beuglait ainsi ?

Beaucoup, parmi les gens les plus sensés, s'accordent à penser qu'un grand échassier voisin du héron, un butor, dont le cri du mâle rappelle le mugissement du taureau, avait pour un temps élu domicile près d'Yssingeaux mais que voyant tout le souci qu'il causait aux alentours, il a finalement décidé d'émigrer pour des cieux plus cléments.

Source : http://www.labetedugevaudan.com/pages/bete_ramel.html   

 

La Bête de Sarlat

La Bête de Sarlat est un animal anthropophage à l'origine d'une série d'attaques contre des humains dans la région du Périgord, en France. À la différence d'autres loups qui étaient devenus des mangeurs d’hommes, celui-ci tuait seulement, debout sur ses pattes arrières visant au visage et au cou.

Au printemps 1766 (mars), une dizaine d'attaques mortelles étaient déjà recensées dans les villages avoisinant Sarlat dans le Périgord. Une véritable panique gagna alors les habitants de cette région, qui se mirent à parler d’une bête gigantesque assoiffée de sang humain et d'un loup-garou. En août 1766, un citoyen de Saint-Julien, Monsieur Dubex de Descamps réunit une chasse de cent hommes et traqua l'animal. Au cours de la poursuite, le loup attaqua les chasseurs, blessant deux d'entre eux. Dubex de Descamps prit au piège le loup dans un pré, et le tua. Le loup mesurait environ 1,30 mètre. Les chasseurs notèrent que son aspect avait quelques caractéristiques physiques typiques de renards et de lévriers, suggérant une hybridation. Il s'agissait d'un loup enragé mais le peuple ne suivit pas cette explication et continua à parler d'un garou sanguinaire. Il faut dire qu'entre temps, elle avait encore occis au moins 18 personnes. On l'apercevait en tous lieux, même dans les venelles sombres de Sarlat et, l'exaspération et la peur étant à leur comble, la légende de la Bête s'enfla à tel point que les braves gens du pays n'osaient plus sortir à l'approche de la nuit tombante.

Source :  Wikipédia + http://www.labetedugevaudan.com/pages/bete_sarlat.html 

http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france 

 

Le serpent géant de Fontainebleau

Alors que la longueur des plus grands serpents vivant en forêt n’excède guère le mètre, il en est un qui d’après la légende atteignait 18 pieds, ce qui fait quand même plus de 5,80 m, pour un poids qu’on pouvait estimer à un minimum de 160 kg. Ce monstre venimeux n’échappait pas à la règle de trois : mangeur, tourmenteur et ravisseur de gens.

 « L’animal vivait dans les amas de rochers au sein desquels il se dissimulait. Ils lui offraient également protection, car ainsi il pouvait faire face à ses adversaires incapables de l’aborder à plusieurs en même temps. Un beau jour, François 1er décida d’en finir avec l’animal qui semait terreur et désolation. Le roi, à qui on ne la faisait pas, se fit tailler une armure couverte de lames de rasoir, et partit en forêt. Il débusqua le prodigieux serpent qui aussitôt chercha à l’étouffer en enroulant ses anneaux autour de lui, selon la bonne vieille méthode des serpents constricteurs. Mais c’était sans compter avec l’armure inhabituelle de sa courageuse Majesté. Ce qui devait arriver, arriva : le serpent se débita de lui-même en morceaux et le roi eut tout le loisir d’achever la bête sans trop se mouiller. Deux bons coups de dague au travers la gorge et le tour était joué. Il put ainsi rentrer au château sous un tonnerre d’applaudissements et d’éloges…»

Source : http://traditionsetlegendesdeseineetmarne.blogspot.fr/2009/05/canton-de-fontainebleau.html

 

Le loup de Soissons

Le Loup de Soissons était un mangeur d'hommes qui terrorisa la commune de Soissons pendant deux jours en 1765, attaquant dix-huit personnes, dont quatre moururent de leurs blessures.

Les premières victimes du loup furent une femme enceinte et son enfant à naître, attaqués dans la paroisse de Septmont le dernier jour de février. Pendant que les gens du pays prenaient le fœtus encore vivant pour le baptiser avant qu'il ne meurt, le loup frappa de nouveau à trois cents yards de la scène de la première attaque. Une femme, Madame d'Amberief et son fils survécurent en se battant ensembles.

Le 1er mars, près du hameau de Courcelles, un homme fut attaqué par le loup et réchappa avec des blessures lourdes. Les victimes suivantes étaient deux jeunes garçons, nommés Boucher et Maréchal, qui furent attaqués sur la route de Paris, tous les deux terriblement blessés. Un fermier à cheval perdit une partie de son visage au moment où le loup s’échappait du moulin local, où un garçon de dix-sept ans fut retrouvé mort. Après ces atrocités, le loup s’enfuit à Bazoches, où il décapita partiellement une femme et blessa sévèrement une fille, qui par ses cris perçants alerta le village. Quatre citoyens de Bazoches montèrent une embuscade près du corps de la dernière victime, mais quand le loup s’y rendit, il s’avéra trop fort pour eux et les quatre villageois durent bientôt se battre pour leurs vies. L'arrivée d’autres paysans du village mit finalement le loup en fuite, le poursuivant dans une cour où il se battit avec un chien enchaîné. Quand la chaîne se cassa le loup s’enfuit dans un pâturage, où il tua un certain nombre de mouton puis dans une étable, où un domestique et du bétail furent mutilés.

L'épisode finit quand Antoine Saverelle, un ancien membre de la milice locale, suivit la trace du loup dans une petite ruelle, armé d'une fourche à foin. Le loup lui sauta dessus mais Antoine Saverelle réussit à embrocher la tête du loup avec l'instrument, le maintenant pendant environ quinze minutes avant qu'un paysan armé vienne à son aide et tue l'animal. Saverelle reçut une récompense de trois cents livres de Louis XV pour son courage.

Source : Wikipedia (en)

 

La Bête du Valais

La Bête du Valais est un animal mystérieux qui attaqua de nombreux troupeaux dans le canton du Valais (Suisse) en 1946-1947. Beaucoup pensent qu'il s'agit d'un loup (tué à Eischoll), mais les hypothèses demeurent ouvertes.

C'est en 1946 que la Bête baptisée aussi Monstre du Valais fit son apparition. Le 26 avril, treize moutons furent découverts sans vie, égorgés. Un étrange rôdeur fut immédiatement accusé du fait puis, très vite, ce fut un chien à qui on fit endosser la tuerie. Ce chien errant et féroce révéla après avoir été abattu, qu'il avait une grande quantité de laine dans son estomac.

Des semaines plus tard, en comptant un troupeau sans gardien, on s'aperçut que plusieurs moutons manquaient à l'appel. C'est en juillet qu'un nombre important de chèvres et de moutons disparut des pâturages de montagnes. Au fil des mois il y eut de nombreuses disparitions d'animaux.

De folles hypothèses furent lancées, les auteurs des faits étaient des lynx, des ours, des panthères, des fauves non identifiés échappés d'un zoo et bien entendu de loups...

A l'époque aucune observation précise ne fut faite. Des battues furent organisées sans succès. Au mois d'août, les patrouilles revinrent toutes bredouilles. Nouveauté, des cochons disparaissaient aussi.

Alors on fit venir des voyantes, des astrologues, qui assurèrent que le coupable était un homme. Un radiesthésiste jura par son pendule qu'il avait localisé sur une carte, la tanière du monstre.

En désespoir de cause on envoya un dompteur réputé dans les alpages. L'homme prétendit avoir aperçu la Bête déclarant qu'il s'agissait d'une créature jaunâtre, tachetée. Les gendarmes qui n'avaient rien vu ou si peu, rédigèrent un procès-verbal reconnaissant que le monstre avait l'aspect d'une étrange panthère et qu'il devait s'être enfui d'un zoo bombardé en Italie qui possédait, croit-on, de semblables bêtes.

À la suite du rapport on construisit des pièges et des trappes en quantité industrielle. Le dompteur imprégna ces appâts d'un philtre magique capable d'attirer tous les fauves possibles, dans un rayon de 2 km. Mais le bétail disparaissait toujours.

Cela continua pendant toute l'année 1947. On demanda au zoo de Bâle des empreintes de lion afin de les comparer à celles que laissait la Bête. Bien que l'on ait tué quelques loups au passage, l'affaire tomba en quenouille et l'épais mystère qui la recouvrait ne fut jamais éclairci et tout continua comme avant...

Sources :  http://www.labetedugevaudan.com/pages/bete_valais.html

http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france +  Wikipedia

 

La Bête de Venelles (1819-1970) 

Attention ! Peut-être un canular !

La ville de Venelles, sise dans les Bouches-du-Rhône, a connu une histoire des plus étrange. Dix sept personnes sont assassinées sur une période s’étalant de 1819 à 1970, et le seul rescapé de la « Bête », devenu fou, s’est suicidé dans un asile. Hommes, femmes, enfants (dont 5 disparus, dont on ne retrouvera jamais les corps), parfois par familles entières, seront victimes d’une curieuse créature.

Le seul témoignage sur celle-ci est un journal soi-disant écrit par un villageois, qui raconte les différentes affaires. Il est à prendre avec réserve, car c’est le seul document qui parle de ces meurtres et il mêle ésotérisme et magie noire pour expliquer le phénomène.

Source : http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france

 

La Bête de Veyreau

La Bête de Veyreau est un animal anthropophage qui sévit non loin du Gévaudan, à partir de 1799, dans le Causse Noir de l’Aveyron. Ces attaques remplirent les habitants d’une grande frayeur et la bête aurait fait « des dizaines de victimes », à tel point que les habitants de la région pensèrent que la bête du Gévaudan était venue jusque chez eux.

Sources :  Wikipedia + http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france    

 

La Bête des Vosges

La Bête des Vosges est un animal qui sévit entre 1975 et 1994 dans le massif des Vosges et qui a massacré plus de 300 animaux, entre Epinal et la Bresse (soit un territoire de plus de 150 km2).

En décembre 1975, à Rambervillers, des travailleurs forestiers remarquent des empreintes de carnassier qu'ils ne peuvent pas identifier.

En mars 1976, à Domèvre-sur-Durbion, on trouve 7 moutons, égorgés. Quelques jours plus tard, ce sont des bœufs à Moriville et encore des moutons à Hadigny-les-Verrières. En moins de dix semaines pas loin de 62 brebis, 4 agneaux et 1 taurillon (de 300 Kg tout de même) seront égorgés, plus une dizaine de bœufs attaqués. On parle de loup, de chien, de lynx. On accusa la bête d'attaques de poulaillers, de chevaux blessés, d'au moins deux cents moutons égorgés mais aucune attaque contre des personnes. Après une dernière attaque de moutons le 2 juin 1976, on n'entend plus parler de l'animal.

En 6 février 1977 Lucien Baret, garde fédéral, est témoin de la chasse d’une bête qui poursuit un chevreuil dans les bois de Rambervillier. Une sorte d'énorme chien-loup qui chasse à vue, sans le moindre coup de gueule.

Puis on parle d’Herr Reinartz, industriel allemand et propriétaire d'une vaste propriété recouvrant partiellement l'ancien terrain de chasse. Son nom proche de celui d'un colonel Allemand nazi qui a commis des exactions dans la région ranime de vieilles rancoeurs. Monsieur Reinartz craint pour sa vie : on l’attaque, on l'invective, on l'insulte sur la première page de certains journaux. L'affaire va jusqu'au tribunal et la bête courre toujours. Des battues (26 en tout) sont organisées, on arrive à la capturer mais elle parvient à s’enfuir d'une traque parce que l'un des chasseurs n'était pas à son poste.

Un an plus tard, Tout s'arrête. La Bête des Vosges disparaît sans que personne ne sache vraiment pourquoi et à quoi était dû ce carnage.

Quelques années plus tard, en 1994, une louve ( ?) fut affublée à nouveau du sobriquet de « Bête des Vosges ». Elle sévit pendant plusieurs mois et attaque des troupeaux. Elle fut filmée par un amateur et sévit pendant quelques mois avant d’être retrouvée morte le 19 mai 1995. Protégée par un arrêté du ministère de l’Environ, elle ne put être chassée, du moins officiellement. Mais qui a enterré la dépouille retrouvée début 1995 ?

En 2011, après 17 ans d'absence, la bête attaquerait à nouveau des troupeaux de moutons dans les Vosges : dans le village de Ventron, 40 moutons sont retrouvés morts en moins d'un mois.

Source :  Wikipedia + http://www.labetedugevaudan.com/pages/bete_vosges.html 

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Les autres Bêtes en France

Il existe de nombreuses autres affaires impliquant des Bêtes, dont celle relatée en avril 1751 par le curé de Latillé (Vienne), qui, en inhumant les restes d’un enfant de 8 ans, précise qu’il est le huitième à être dévoré par un « loup » en l’espace de trois semaines.

En 1796, dans la région de Châteauneuf-Brimon, une Bête tuera une dizaine de femmes et d’enfants, et mourra après avoir reçu plus d’une vingtaine de coups de fusil.

La Bête de Senonges (Vosges), quand à elle, égorgea plus de 80 animaux en 1994. Elle venait après les histoires de la Bête du Valais et celle de Noth, qui n’ont jamais été clarifiées. Toutes ces créatures, plus récentes, ne s’en prirent curieusement qu’au bétail.

Sources :  www.ufologieparanormal.oxynux.org/index.php/articles/cryptozoologie/bete_feroces_de_france  

http://vampiredarknews.forumactif.com/t3531-les-betes-de-france     

 
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