Almasty ou Almas

 

Créature mystérieuse qui habiterait la chaîne montagneuse du Caucase (Georgie, Arménie, Azerbaïdjan) ainsi que le centre de l'Asie : les monts Pamir et l'Hindou-Koush (Afghanistan, Tadjikistan), l'Himalaya (Pakistan, Népal), les monts Tian Shan (Kirghizistan, Kazakhstan, Chine), l'Altaï (Russie et Mongolie). Il s'agirait d'un grand primate dont la description est proche de celle du yéti. Les noms utilisés dans les langues du Caucase pour le désigner signifieraient le plus souvent "homme sauvage", ce qui est source de controverse.

En raison de sa vaste aire de répartition, l'almas est connu sous une multitude d’appellations locales : almasty ou kaptar en Géorgie, abnauayu en Abkhazie, adam-ayu (адам-аю, « l'homme-ours ») et adam-jabay (адам-жабайы, « l'homme sauvage ») au Kazakhstan et au Kirghizstan, bar-manu (« l'homme fort ») et jangali mosh (« l'homme des bois ») au Pakistan, chuchuna (чучуна) en Yakoutie, snezhny tchelovek (снежный человек, « homme des neiges ») en Russie, almas (алмас) et zerleg hün (зэрлэг хїн, « homme sauvage ») en Mongolie...

Bien que de nombreux cultivateurs et bergers locaux aient témoigné de sa présence, aucun Almasty (vivant ou mort) n'a pu faire l'objet d'observations scientifiques. Sur la base de ces témoignages, certains auteurs le considèrent comme un homme de Néandertal qui aurait survécu jusqu'à aujourd'hui dans les régions reculées des hautes montagnes du Caucase. Mais pour Yves Coppens, ce n'est pas une hypothèse scientifiquement défendable, les témoignages recueillis orientent plutôt vers un grand primate que vers un humanoïde.

Faute de preuve matérielle vérifiée par une analyse d'ADN, la plupart des scientifiques considèrent l'Almasty comme une expression du folklore populaire, au même titre que le Yéti, le Sasquatch et autres cryptides anthropomorphes.

 

Expéditions scientifiques

La rumeur de l'existence de l'Almasty fut tellement persistante qu'une expédition scientifique franco-russe fut organisée pour le rechercher, sans succès. L'expédition fut organisée par Marie-Jeanne Koffmann, présidente de l'Association de Cryptozoologie de Russie et cautionnée par Yves Coppens, professeur au Collège de France. Au cours des expéditions qu'elle fit dans le Caucase, Marie-Jeanne Koffmann recueillit plus de 500 témoignages visuels.

En juin 2008, une expédition formée de Britanniques et du biologiste ukrainien Grigory Panchenko a passé 21 jours dans le Caucase. Ils ont rencontré plusieurs témoins visuels et ont trouvé des selles et environ 20 cheveux sur lesquels une analyse d'ADN pourrait être faite. Dans la zone parcourue, ils estiment entre 100 et 300 le nombre d'Almasty présents, qu'ils considèrent comme de probables hominidés peu évolués plutôt que des Néandertaliens. Dans une grotte, ils ont trouvé des débris d'ossements (crâne, os des doigts) qui restent à étudier plus précisément. À ce jour, aucun résultat n'a encore été publié dans une revue scientifique à comité de lecture.

 

Caractéristiques

D'après les témoignages recueillis par Marie-Jeanne Koffmann dans le Caucase, l'Almasty serait poilu sur tout le corps, sauf la face. Il se déplacerait en groupe et les différents récits mentionnent des individus mâles, femelles et des jeunes.

Il ressort également des témoignages que ces hommes sauvages auraient une vision nocturne semblable à celle des grands fauves prédateurs. En effet, des reflets de couleur pourpre ont été remarqués dans les yeux d'hommes sauvages lors de rencontres entre bergers caucasiens et ces créatures. Des témoignages ont décrit l'iris des yeux de ces créatures de couleur rouge ou jaune dorée ; seuls les animaux ayant une vision nocturne ont l'iris des globes oculaires de cette teinte.

D'après les témoignages recueillis par Marie-Jeanne Koffmann « Il semblerait que l'espèce fossile du Caucase appartienne soit au phylum humain, soit à une ligne parallèle et voisine. Cependant, dans l'état actuel des recherches, le respect de la rigueur scientifique ne permet pas d'établir un diagnostic ».

L'almas serait une créature humanoïde de taille moyenne (comprise entre 1m50 et 2m00, parfois plus) et bipède. Il serait recouvert de poils bruns ou roux sur tout le corps, sauf sur le visage, glabre et possédant des caractéristiques bien précises (nez plat aux narines larges, arcade sourcilière prononcée et absence de front et de menton). Les poils derrière la tête sont parfois assez longs (jusqu'aux épaules, voire au milieu dos), donnant l'impression que l'almas possède une chevelure bien distincte de la pilosité du reste du corps. La plante des pieds et la paume des mains sont dépourvues de poils. Les femelles possèderaient deux longues mamelles.

L'homme sauvage dégagerait une très forte odeur désagréable.

Bien que de nombreux témoignages décrivent des individus isolé, il aurait un comportement grégaire et vivrait en petits groupes regroupant mâles, femelles et jeunes. D'une nature timide et craintive, il éviterait autant que possible la présence de l'homme (même si des témoignages rapportent que des almas ont osé s'aventurer près des fermes pour y tuer du bétail ou voler de la nourriture dans les cuisines). Il ne montrerait pas de signes d'agressivités en présence de l'homme. Les almas seraient omnivores et nourriraient de racines et végétaux divers, de petits animaux et de charognes.

L'almas ne posséderait pas de langage articulé, mais il serait capable de pousser cris gutturaux puissants ou de marmonner un babil incompréhensible. Sa culture et son industrie seraient très frustres - il n'aurait pas encore acquis la maîtrise du feu, par exemple. Quelques témoignages d'almasty et de bar-manu le décrivent cependant parfois vêtu de hardes ou de peaux de bêtes, tandis que quelques histoires d'hommes sauvages de l'Himalaya font état de l'utilisation de bâtons comme gourdins.

 

Les légendes

De nombreuses légendes populaires ont été répertoriées. Elles dépeignent des rencontres entre des paysans et des hommes sauvages, ou racontent diverses anecdotes plus ou moins réalistes au sujet de l'almas : les femelles s'introduiraient dans les maisons pour y nourrir les bébés avec leur lait empoisonné, les hommes-sauvages seraient des sortes de « loup-garous » se transformant seulement durant la nuit, ils auraient la capacité à se rendre invisible ou à se métamorphoser en divers animaux... Un conte caucasien raconte que si l'on possède des poils d'un almasty, il est possible de le commander et d'en faire son esclave, mais s'il vient à mettre la main sur sa toison volée, il peut se venger cruellement.

 

Les témoignages

L'un des plus célèbres témoignages est celui, très précis, de Mikhail Stepanovich Topilski, un général soviétique qui put observer de très près en 1925 le cadavre d'un homme sauvage tué par un Ouzbek dans une caverne du Pamir :

« A première vue, j'eus l'impression d'avoir sous les yeux le cadavre d'un singe : il était en effet entièrement couvert d'une sorte de pelage. Mais je savais qu'il n'y avait pas de singes dans le Pamir, et son corps ressemblait d'ailleurs tout à fait par la forme à celui d'un homme. Nous avons essayé de tirer sur les poils, mais nous avons pu nous assurer qu'il ne s'agissait pas d'un quelconque déguisement. Nous avons plusieurs fois retourné le cadavre sur le ventre et sur le dos, et nous l'avons mesuré. Son examen minutieux et prolongé par notre aide-médecin établit qu'il ne pouvait s'agir en aucune façon d'un homme ordinaire.

C'était un mâle de 1,65 m à 1,70 m de haut. A en juger par ses poils, qui grisonnaient à certains endroits, il était assez âgé et peut-être même vieux. On pourrait définir la couleur générale de sa laine comme brun grisâtre. Sur la partie dorsale du corps les poils étaient cependant plus bruns, alors qu'ils étaient plus gris sur le ventre. A la hauteur de la poitrine ils étaient plus longs mais plus clairsemés, tandis que sur l'abdomen ils étaient au contraire plus courts mais plus drus. Dans l'ensemble, le pelage était grossier et sans duvet sous-jacent.

Il y avait moins de poils sur le bas des fesses, d'où l'aide-médecin déduisit que cette créature se tenait habituellement assise comme un homme. C'est sur les cuisses qu'il y avait le plus de poils. Sur les genoux, en revanche, il n'y en avait pratiquement pas : on y remarquait plutôt des callosités. Sur la jambe, la pilosité était moindre que sur la cuisse, et elle allait encore en se raréfiant vers le bas. Complètement privés de poils, le pied et sa plante étaient garnis d'une peau dure et brunâtre. Les épaules et les bras étaient étaient couverts de poils dont l'épaisseur diminuait vers la main. Sur le dos de celle-ci, il y avait encore quelques poils, mais ceux-ci étaient tout à fait absents de la paume : la peau de celle-ci était rude et calleuse. Des poils couvraient tout le tour du cou, mais sur le visage même, il n'y en avait guère. La couleur du visage était foncée. Il n'y avait ni barbe ni vraie moustache : seuls quelques poils follets au bord de la lèvre supérieure donnaient comme une ombre de moustache.

Sur la partie antérieure de la tête, au-dessus du front, il n'y avait pas de poils, comme dans une calvitie s'étendant vers l'arrière, mais sur la partie postérieure de la tête, des cheveux épais s'entremêlaient jusqu'à former une sorte de feutre. Le cadavre gisait les yeux grands ouverts et les dents découvertes. Les yeux étaient de couleur sombre. Les dents étaient très grandes et régulières, mais ne différaient pas par leur forme de celles de l'homme. Le front était fuyant. Les pommettes très saillantes conféraient à tout le visage une certaine ressemblance avec le type mongol. Le nez était écrasé, avec la racine profondément enfoncée. Les oreilles étaient glabres et, semble-t-il, plus pointues vers le haut que chez l'homme, et avec un lobe plus long. La mâchoire inférieure était très massive.

L'être en question avait la poitrine large et puissante, et une musculature très développée. Nous n'avons pas remarqué sur le corps de notables différences de structure par rapport à celui de l'homme. Les organes génitaux étaient d'apparence humaine. Pour ce qui est de la longueur des extrémités, nous n'avons rien remarqué de vraiment particulier, à ceci près que la main était tout de même un peu plus large que chez l'homme et que le pied était à la fois plus large et plus court. »

(Traduit et cité par Bernard Heuvelmans, dans L'Homme de Néanderthal est toujours vivant)

Myra Shackley mentionne également les travaux du pédiatre Ivan Ivlov, qui découvrit dans les années 60 en discutant avec des enfants mongols que beaucoup d'entre eux avaient vu des almas - ce qui le poussa à supposer les jeunes almas et les enfants ne s'effrayaient pas les uns les autres. Ivlov affirmait également avoir pu observer une famille d'almas.

En août 1988, des adolescents russes prétendirent avoir rencontré un « homme des neiges » sur les berges du lac Lovorezo (dans la péninsule de Kola, à proximité de la Finlande). L'animal ayant l'habitude d'aller dans une cabane de pêcheurs, ils l'auraient vu à plusieurs reprises et lui auraient donné le nom d'Afonya.

Une expédition menée par l'auteur Maya Bykova en septembre permit de relever des empreintes et des poils (dont l'analyse aurait révélé qu'il n'appartenait « à aucun animal connu ») ; les 3 membres de l'équipe ont également affirmé avoir pu observer l'homme sauvage, mais n'ont pas pu en prendre de photos ou de vidéos.

Source :  Wikipedia + http://www.paranormal-encyclopedie.com/wiki/Articles/Almas

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