Magie des sceaux ou des Sigils aussi appelée magie sigillaire

 

 

Magie puissante et pour le moins technique, elle requiert que l'utilisateur trace des sceaux préalablement à son emploi et d'y insuffler une énergie magique conséquente. Ce n'est donc pas une magie facile à utiliser en cas d'attaque surprise, mais est un excellent choix pour tendre une embuscade ou poser des pièges.

Les sceaux requis sont plus ou moins compliqués selon le niveau de puissance du sort souhaité, et les sceaux sont très différents d'un effet voulu à un autre. Ainsi la plupart des mages se spécialisent donc dans certains types de sceau assez précis, car en maîtriser tous les types relève d'un très grand niveau de pratique. C'est une magie qui requiert du temps et beaucoup de préparation, mais qui bien employée possède une puissance non négligeable.

Il existe deux utilisations à cette magie :

        L’emploi pour de la Magie courante (dérivé de la Magie du Chaos)

        La lutte contre des créatures démoniaques – Hautement dangereuse

 

L’emploi pour de la Magie courante

 

« La magie des sigils est probablement l’une des disciplines magiques les plus rapides et les plus faciles à apprendre. La plupart du temps, vous n’aurez besoin de rien d’autre que d’une feuille de papier et d’un crayon. Avec un peu d’expérience, vous aurez fini une opération entière, en comptant la “mise en route” et le bannissement final, en moins de cinq ou dix minutes. Impossible de faire plus vite — même magiquement ! » Frater U. D. — Practical Sigil Magic.

 

La fabrication du Sigil

Le sigil est un symbole tracé sur un papier, une écorce d’arbre, un carton, une plaque en verre, son propre corps, un aliment, etc. Il doit symboliquement représenter l’intention du pratiquant, mais de manière à ne pas être interprété directement par le conscient.

Il existe pour cela un nombre incalculable de méthodes. Il y a cependant trois types principaux de Sigils :

      Les Sigils alphabétiques réalisés à partir de l’écriture de l’intention magique, par élimination des lettres qui se répètent, et par un dessin des lettres subsistantes, en s’assurant que le dessin ressemble à l’intention : la rose sigillaire.

     Les Sigils pictographiques qui sont le dessin d’une image représentant l’intention magique et en l’altérant pour l’utiliser comme base d’un sigil qui n’a plus rien de commun avec le pictogramme de départ.

     Les Sigils mantriques qui sont créés par l’écriture de l’intention magique et par le réarrangement des lettres afin de former un matra qui est ensuite chanté lors du rituel.

La rose sigillaire, la plus pratiquée, a été élaborée par la Golden Dawn, à la base en hébreu, mais elle fonctionne également avec un alphabet latin.

        La première démarche est d’énoncer son vœu ou souhait : il doit être clair et ferme.

        La deuxième démarche est que ce vœu ou souhait soit réaliste et réalisable.

        La dernière démarche est d’inscrire ce vœu sur une feuille et de pratiquer comme suit :


JE SUIS LE ROI DU MONDE

 

D’abord retirez les lettres en double :


JE SUI L RO D MN

 

Puis ôtez les voyelles.


JSLRDMN


En reliant ces lettres sur la rose sigillaire, nous obtenons ceci :

Vign_Fait_Magie_des_sceaux_2
 

On ajoute, par convention, une petite boule au début du sigil et une petite barre à la fin, nous avons donc :

Vign_Fait_Magie_des_sceaux_3
 

On trace ensuite ce sigil au propre, sur le support que l’on a choisi au début. Voilà. Votre sigil est prêt.

 

 

L’autonomisation du sigil

Pour charger et autonomiser le sigil, il convient de focaliser toute son attention dessus, sans penser à son but, et sans être dans l’angoisse du résultat. Il faut faire confiance à la magie. C’est pourquoi, dans un premier temps, il est conseillé de pratiquer cette magie avec des intentions simples, ou qui tiennent peu à cœur du praticien. Plus on focalise sur ce que l’on désire, moins on a de chance de l’obtenir.

Si on pratique la méditation de longue date, méditer sur le sigil sera une très bonne option. Si on est fort en projection astrale ou en rêves lucides, c’est encore mieux. Cela dit, ces capacités ne sont pas offertes à tout le monde, et elles demandent un travail considérable en amont. C’est pourquoi il existe des chemins plus simples, comme la colère, la peur, l’orgasme, la douleur, l’épuisement, le jeûne, la joie, l’excitation, l’extase, la tristesse et la plupart des émotions humaines poussées à leur paroxysme. Si on est plus réservés, on peut se tourner vers des méthodes plus douces. Si on est un petit coquin, on peut tenter l’orgasme, ça reste une des options les plus efficaces !

 

 

La destruction et l’oubli

Le sigil que l’on a tant travaillé à fabriquer va devoir être détruit. On peut choisir de le détruire par le feu, par l’eau, de l’enterrer, ou de le déchirer et de le laisser partir au vent (feu, eau, terre, air) ou n’importe quelle autre technique, du moment que ça ait un sens pour soi. Puis, une fois le sigil détruit, rire un bon coup (le rire est un bannissement puissant), reprendre une activité normale, et ne plus penser à ce rituel, ni au sigil, ni à l’intention. L’oubli de l’intention est la partie la plus compliquée du rituel.

C’est pourquoi, certains mages ont adopté une méthode de fabrication et d’amoncellement de sigils, en tirant un au hasard et le chargeant sans savoir quelle était l’intention de départ. L’effet escompté était de séparer l’intention première de l’opération, mais également de décomposer les énergies utilisées.

 

 

La lutte contre des créatures démoniaques

 

Cette pratique est HAUTEMENT DANGEREUSE.

Les raisons de n’y pas survivre sont multiples : chaque étape du rituel est propice à une mort plus ou moins évitable.

        Il faut exécuter le rituel en vue de la cible ; ce qui veut dire qu’elle vous voit aussi.

     Afin d’avoir prise sur l’essence de la cible, il faut que celle-ci soit entourée d’un cercle magique complexe, chaque fois différent. L’avantage, c’est qu’on peut l’associer à un cercle magique de contention. L’inconvénient, c’est qu’il faut tracer ce cercle.

    Même avec le cercle, la compression et l’enfermement d’une force vitale de grande ampleur demandent une quantité de magie incroyable. Même si les mages s’y mettent souvent à plusieurs, les morts par épuisement sont monnaie courante.

        Sans compter que l’incantation est rarement courte, et la créature tout aussi rarement pourvue de patience.

      Enfin, la partie la plus technique : le sceau doit pouvoir endurer le passage des siècles. Quitte à sacrifier les meilleurs lanceurs de sorts, autant ne pas recommencer dans dix jours. Afin d’assurer l’auto-entretien du sceau et le maintien de l’essence à l’état dissous dans le vecteur, il est fréquent que le scelleur sacrifie sa vie pour l’incorporer dans le sceau, où elle fournira l’énergie nécessaire pour contrer la pression de l’énergie vitale du monstre enfermé.

 

Comment faire

Il s’agit, par un rituel, de prendre prise sur l’essence de l’ennemi, de la comprimer et de la fondre dans un vecteur où on l’oblige à rester dissoute. Ce vecteur peut être une gemme, un rocher, une arme, une lampe à huile, ou un sale gosse blond avec des griffures de chat sur les joues.

Naturellement, c’est de la théorie magique de haut niveau. Alors, rassembler la puissance magique avec toute la précision requise, prendre le contrôle sans faillir d’une force vitale colossale, tracer des cercles et des runes, tout ça sous le nez d’une créature démoniaque qui ne se sent pas prêt à troquer un futur proche de carnage amusant contre des siècles d’ennui au sein d’une babiole, ça n’a rien d’une tasse de thé.

C’est une des raisons pour lesquelles il n’existe quasiment aucun sigillomancien professionnel : personne n’a envie de faire de ce genre de sport sa vie quotidienne. De toute façon, le ou les mages qui se livrent à cet exercice laissent généralement leur peau au premier essai, soit parce que le béhémoth a dégainé plus vite, soit parce que toute leur force vitale a été pompée par le rituel.

 

Dans quoi sceller

Le choix du vecteur est lui-même important. Car quel que soit le sceau, il ne dure qu’autant que son support matériel. Chaque sceau est différent, et en théorie briser le réceptacle a autant de chances de tuer la créature scellée que de la libérer. Mais c’est la théorie, et en pratique vous n’avez pas envie d’essayer sur une simple probabilité. Probabilité inversement proportionnelle à la puissance du sceau, elle-même liée à la puissance du monstre. Donc en gros, plus le monstre emprisonné est puissant, plus la destruction du sceau a de chances de le libérer et non de le détruire. Voilà pourquoi, quand on scelle, on ne le fait pas dans n’importe quoi.

Donc, premièrement, quelque chose de peu fragile. Il y aura toujours des gens pour vouloir libérer le monstre, vous ne voulez pas qu’ils puissent le faire avec un simple lance-pierres.

Inutile de prendre un objet anodin pour qu’il soit plus facile à dissimuler, les réceptacles irradient la magie à vingt pas. Sceller un démon dans un autocuiseur l’humiliera sans doute, mais n’aidera pas à la discrétion.

Le plus souvent, l’objet (ou le lieu, car on peut sceller dans le sol) est gravé de runes et pentagrammes supplémentaires, qui renforcent et pérennisent le sort. Ça peut, par exemple, vous éviter de sacrifier votre vie pour rendre le sceau permanent, donc pensez-y.

Dans certains cas (voir plus bas), l’objet peut acquérir des pouvoirs. Choisissez-le en conséquence : l’essence d’un démon majeur a plus de possibilités d’usage dans une arme que dans une bicyclette.

Certains mages ou prêtres résolvent le problème de la durée du sceau en le liant à une source d’énergie permanente et extérieure. La faille de ce type de sceau est, bien sûr, que l’épuisement de la source d’énergie entraîne automatiquement la levée du sceau.

La suite logique d’un tel raisonnement est bien sûr le scellement dans un être vivant, dont l’énergie vitale assurera le maintien du sceau. Sceller dans un être intelligent peut, là encore, lui confier des pouvoirs, mais le risque que la créature scellée prenne le contrôle de son esprit est grand. En compensation, tuer l’hôte augmente la probabilité de tuer le monstre avec. Un autre effet est de décupler l’espérance de vie de l’hôte, donc pas de souci qu’il fiche tout en l’air en mourant de vieillesse.

 

Sources : https://lesseptsceaux.wordpress.com/2014/09/25/magie-sigillaire-et-les-sigils-daction/  + http://d-city.nice-forum.net/t863-magie-magie-des-sceaux

 

Rose sigillaire

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