Les Dames

 

Ce que les gens savent moins, c'est, qu'outre les Dames blanches, il en existe des Dames vertes, des Dames bleues, des Dames grises, des Dames noires et des Dames rouges. Généralement de taille humaine et à la peau blafarde, il n'y a pas de type de comportement applicable à toutes les Dames, mais un point leur reste commun cependant : la tristesse.

- Les Dames noires et Les Dames rouges sont souvent assimilées aux ogresses par leur nature mauvaise, voire machiavélique.

- Les Dames grises protègent les enfants contre les accidents qui peuvent leur arriver et trouvent refuge dans des bâtisses abandonnées.

- Les Dames bleues sont les gardiennes des montagnes avec les Fées de glace et les Fées des montagnes, et peuvent se montrer redoutables envers les hommes.

- Les Dames vertes étaient jadis des Fées des forêts mais on en a fait trop souvent des personnages méchants et cruels. Elles ont généralement le même comportement que les Dames blanches, mêlant mélancolie, colère et tristesse et entraînant souvent à la mort ceux qui les rencontrent.

 

Dame verte de Caerphilly

Être féminin qui hante les ruines des châteaux sous la forme d'un lierre grimpant.

 

Dame Blanche

Grandes et élancées, fantomatiques et lumineuses, vêtues de voiles blancs, on les voit près des lieux où émane le mystère et au bord des routes où se sont produits des accidents. Ame fantôme qui revit son trépas, la Dame Blanche est également messagère de drames, l'âme Fée prédisant les malheurs. Certains contestent le fait que l'on considère les Dames Blanches comme des Fées. Pour eux, il ne s'agit que de fantômes. Bien des châtelaines défuntes sont revenues en fantôme lumineux près des lieux où elles avaient vécu. La Dame Blanche est une apparition floue, une forme humanoïde fantomatique, qu'elle soit Fée ou spectre. Sans doute que, ayant donné le nom de Dame Blanche à ces apparitions, on a involontairement nommé le fantôme et la Fée de même apparence. Elles ont la plupart du temps des intentions bienveillantes car elles remettent souvent les voyageurs égarés dans le droit chemin. Mais on dit également qu'elles sont annonciatrices de bonnes ou mauvaises nouvelles selon la couleur des gants qu'elles portent : noirs pour un malheur et blanc pour un bonheur. Elles aiment à s'introduire dans les écuries à la faveur de la nuit afin de peigner et de tresser la crinière des chevaux. Elles sont généralement vêtues de blanc, mais parfois aussi de vert, de bleu, de rouge ou de noir. Les fortes chaleurs semblent être leurs périodes privilégiées.

 

Dames Bleues

Elégantes, gracieuses, vêtues d'un bleu de glace, elles règnent sur les montagnes, en protègent la faune et la flore ainsi que les bergers.

 

Dames Grises

Appelées aussi Dames de puits. Elles aiment jouer avec les enfants et danser en formant des rondes.

 

Dames Noires et Dames Rouges

Les Dames Noires et les Dames Rouges se ressemblent énormément. Si la Dame Noire se montre certaines nuits "hideuse et affreusement dentue", elle est le plus souvent pareillement à la Dame Rouge, "d'une irrésistible beauté" et offrant les appâts sournois d'une "Daymone et louve de luxure". Monstre de perversité, elles s'ingénient au mal : volent et dévorent les enfants, obligent leurs amants d'une nuit à se soumettre au plus démoniaques débauches. Elles redoutent les miroirs et ne supportent la vue de leur image que dans le reflet des eaux corrompues. Les Dames Noires et les Dames Rouges qui ont mal tourné, sont devenues méchantes le jour où elles ont troqué leurs belles vêtures de lumière contre des robes aux couleurs des ténèbres.

La robe des Dames Rouges est aussi rouge que leur peau est blanche. Elles sont "comme le sang sur la neige", et ce contraste évoque parfaitement leur appétit de luxure et de chair vive. Elles capturent les hommes en ouvrant leur manteau écarlate, offrant à la vue un corps que nulle autre Fée ne peut égaler, non par perfection de beauté, mais par le sortilège érotique qui l'anime. Celui qui tombe entre leurs griffes au milieu de la nuit n'est plus qu'une peau vide et rêche au matin, tant les belles l'ont vidé de toute vie. Elles collectionnent les âmes piquées sur des aiguilles à chapeau.

 

Gwradedd Annwn

C'est le nom gallois donné aux Dames des lacs, belles et désirables, mais tout à fait différentes des Sirènes et des Nixies. On sait qu'elles se marient parfois avec des mortels, comme le font les Selkies (Femmes-Phoques).

 

Haricot Nighe

Le Nighe d'haricot était un nom de gaélique écossais pour la Dame Verte. Ce nom peut être trouvé dans presque toutes les cultures celtiques. Le Nighe d'haricot est juste une des différentes formes de la Dame Verte irlandaise, la femme du Wraith. Dans la tradition gaélique écossaise, la Dame Verte est l’annonciateur de la mort. Selon cette tradition, le Nighe d'haricot est une femme qui est morte en couche. Elle est décrite comme habillée en vert avec aux pieds palmés. Son apparition présage la mort et on l’aperçoit au bord des lacs, mares et lavoirs, lavant les vêtements tachés de sang de ceux qui venaient de mourir. Ses apparitions sont signes de mort sauf si l’on saisit son sein et qu’on le tète. Ce Wraith femelle l’assimilera alors à son enfant et le protègera. Ce type de Lavandières apparaît très tôt dans les traditions irlandaises et galloises en tant que déesses, Morrigan en Irlande et Modron au Pays de Galles, et dont le Nighe d'haricot serait tiré.

Dans le mythe irlandais, Dagda a rencontré une telle femme lavant au gué du fleuve Unshin, près de Glenn Etin, la nuit de Samhain. Cette femme était belle et ne laissait pas présager du sort malheureux de Dagda. Dagda a dormi avec elle, et elle lui a offert de l'aider dans la prochaine bataille en provoquant la défaite des Fomorians. Bien que son nom ne soit pas cité, elle était probablement Morrigan ou Badb. En échange de cette aide, elle exigea du roi une nuit d’amour par an, le soir de Samhain. Dans la tradition galloise, cette femme était Modron, la grande déesse et la mère de Mabon. Elle n'était aucune figure présageant le destin d'une personne. Modron a été condamné pour laver chez Rhyd y Gyfarthfa ou « Ford de l'écorcement », jusqu'à ce qu'une coupure chrétienne la malédiction elle ait être dessous, en dormant avec elle et en engendrant un fils. Ce chrétien était le grand roi du nord, appelé Urien Rheged. Son fils par ce chrétien était Owain, un héros connu dans la légende d'Arthurian comme Yvain ou Ywain.

 

Haricot Sidhe

Dans le folklore irlandais, Haricot Sidhe (« femme des collines ») est un esprit ou une fée qui annonce une mort en pleurant. Elle est populairement connue en tant que Dame blanche. Elle avertit un ménage en pleurant qu'un membre de leur famille est sur le point de mourir. Quand une Dame blanche est attrapée, elle est obligée de dire le nom du condamné. Le Haricot Sidhe a les cheveux longs et est habillé dans un manteau gris et d'une robe verte. Ses yeux sont rouges à force de pleurer. Quand ces Dames blanches pleurent ensemble, elles annoncent la mort de d’un grand ou d’un saint.

 

Quelques Dames Blanches

La Dame Blanche du Bois de Compiègne

Entre Crépy-en-Valois et Compiègne se trouve la Forêt de Compiègne. C'est là que l'on pourrait la croiser. On dit qu'elle aurait perdu son mari lors d'un accident de voiture dans un virage dangereux du bois. Il n'y a pas de période précise où l'on pourrait la croiser. Selon la légende, elle ferait du stop ; si un automobiliste la prend dans sa voiture, une fois arrivé au virage où son mari est mort, elle hurlerait "Attention" avant de disparaître. Si l'automobiliste passe sans la prendre, elle l'attendrait dans ce virage et provoquerait un accident.

 

Du C.H.U. de Caen

La Dame blanche du C.H.U. de Caen apparaîtrait toujours sur la route de Luc-sur-Mer, juste après le centre hospitalier, et aux abords du même abribus. Plusieurs témoins ont déclaré l'avoir prise en charge. Le dernier la décrivit comme une jolie jeune femme d'environ trente ans, tout habillée de blanc. Elle prétendit vouloir rentrer chez elle, à Luc-sur-Mer. Elle reste silencieuse tout au long du trajet de 14 km sur la D7, et commence à se montrer fébrile aux abords du village de Mathieu. A l'entrée du village de Luc-sur-Mer, elle s'affole et crie : " Faites attention, le virage est traître ! " Une fois le virage passé, les conducteurs se retournant découvrent alors un siège vide. Cette légende proviendrait du fait qu'en 1970, une jeune femme fut victime d'un accident dans ce virage alors qu'elle revenait de Caen.

 

Du château de Trécesson

Le château de Trécesson, près de la commune de Paimpont serait hanté par le fantôme d'une femme qui fut enterrée vivante en 1750.

 

Du château de Pouancé

Le château de Pouancé, datant du 12ème et 15ème siècle, abriterait le fantôme d'une Dame Blanche. Cette silhouette féminine errante serait le fantôme d'une noble dame qu'un mari jaloux fit emmurer dans la forteresse, après l'avoir attachée à une table sur laquelle furent déposés des couverts en argent. Une autre version circule, qui affirme que la femme serait en réalité Marie Delorme, une jeune femme amoureuse d'un chevalier breton. Lors du second siège de Pouancé par les Bretons (12ème siècle), le chevalier profita de l'amour de la jeune femme pour la convaincre d'ouvrir les portes de la ville ; ce qu'elle fit avec l'aide de son frère, sergent dans la place. Les troupes bretonnes s'emparèrent alors de Pouancé, et la légende affirme que Marie Delorme fut emmurée pour trahison (en réalité, elle fut pendue). Quoi qu'il en soit, le Marquis de Preaulx nota, peu avant la Révolution, que des habitants découvrirent dans une pièce du château, le cadavre d'une femme, assise en face d'une table sur laquelle reposaient des couverts d'argent, et dans la bouche de qui étincelait une pièce d'or. On dit aussi que près de cet endroit, il y a une rivière dans laquelle on peut, à minuit, voir le reflet de la Dame Blanche.

 

Des Chutes Montmorency

Une Dame Blanche hanterait les chutes Montmorency, non loin de la ville de Québec. La légende relate l'histoire de deux amoureux, Mathilde et Louis. En 1759, ils furent séparés lors d'une attaque anglaise, repoussée par les habitants. Louis, parti au combat, ne revint pas avec les autres combattants. Mathilde le chercha, et revint dans sa ferme, où elle prit la robe blanche qu'elle devait mettre le jour de son mariage. Elle le retrouva enfin, sans vie, près de la grande chute de la rivière. Folle de douleur, elle se jeta dans la chute, vêtue de sa robe de mariée. Les habitants prétendent qu'elle hante encore, les soirs d'automne, les abords de la chute, cherchant le corps de son bien-aimé. La robe de mariée serait maintenant accrochée à un arbre situé entre la rivière et la route. Si vous avez le malheur de décrocher la robe de mariée de la Dame Blanche alors celle-ci fera en sorte que votre mariage se passe horriblement mal. Pour les personnes non mariées, elles auront alors une mort terrifiante.

 

Du Château de Setin (Allemagne)

Le château de Setin abriterait le fantôme de Marie-Hélene, une jeune fille, qui fut accusée de sorcellerie et brûlée en 1620.

 

Blanche Belle d’Elven

Lorsque la nuit est sombre, la Blanche Belle d’Elven se promène sur les landes et dans la plaine aux environs du château ; de nombreuses taches de sang souillent sa robe. Souvent on aperçoit aussi un fantôme drapé dans un suaire en lambeaux qui vient à sa rencontre. Tous deux échangent des paroles d’amour et l’on se garde bien de les troubler. Ce sont les âmes de la dame d’Elven et d’un chevalier qui péri en la défendant ; quand il fut mort, elle l’embrassa, puis s’enfonça un poignard dans le cœur.

 

L’Ombre Blanche de Midone

L’Ombre Blanche de Midone, frappée par son père un jour qu’elle s’interposait entre lui et son époux, revient chaque nuit prier et pleurer sur les vestiges du château de Montaigle. Elle erre en silence en le cherchant désespérément ; mais tous les dix ans, au coup de minuit, elle l’appelle en poussant un seul cri : « Gilles ! »

 

Dame Blanche du Pflixbourg

Depuis sept siècles, la Dame Blanche du Pflixbourg hante la forteresse dominant la basse vallée de la Fecht. Elle glisse à ras du sol dans sa longue robe neigeuse dont les voiles flottent au vent ; et pleure en cherchant ses enfants enlevés dans le jardin, en plein midi, par un aigle qui les a ensuite laissés tomber sur les rochers de la montagne du lac blanc.

 

Dame blanche du château de Montafilant

Une femme blanche se penche, la nuit, au-dessus des créneaux du château de Montafilant, près de Corseul, en haute Bretagne, avant de disparaître dans les souterrains d’où on l’entend compter des pièces d’or et pleurer. Cette ombre diaphane est celle d’une dame de la maison de Dinan que son écuyer vendit pour une forte récompense « sonnante et trébuchante », et elle revient ainsi réclamer à ce serviteur félon le prix qu’il a reçu pour sa trahison.

 

Dame de Haselbourg

Il y a de cela bien longtemps, des nonnes enfouirent un énorme coffre rempli d’or et d’objets précieux dans une caverne près du village de Haselbourg. Depuis, leurs âmes errent la nuit dans la campagne jusqu’au jour où un humain découvrira le trésor et en prendra possession. De temps à autre, elles apparaissent à des promeneurs solitaires. Une fois, un jeune homme vit dans un verger une dame vêtue de blanc. Elle tenait en main un trousseau de clefs et le lui tendait avec insistance. Mais le garçon s’enfuit, épouvanté, poursuivit par les cris désespérés de la « conjurée ». Elle se montra ensuite à une jeune fille qui refusa aussi les clefs. La religieuse alors fondit en larmes et disparut.

 

La Dame de la Balselweibchen du Baselwald

La Balselweibchen du Baselwald propose également au passant de le guider jusqu’à un trésor qu’il est préférable de ne pas posséder. Tous les cent ans une Dame Blanche se montre au bord de l’étang d’Offémont. Elle se tient, serrée entre les dents, une clef de feu. Si on acceptait de s’en servir, elle serait délivrée de sa damnation.

 

Lady Wen d’Ogmore

Au pays de Galles, dans la vallée d’Ogmore, les nuits de pleine lune, on entend des chants lugubres venir des ruines du château voisin. C’est la voix de la Dame Blanche, Y Lady Wen, qui veille un « noir trésor ». On s’enferme, on se terre, on éteint de peur qu’elle ne vienne frapper à la porte pour en proposer l’accès. Hélas, toujours le passant demeure sourd à ses supplications. Une fois encore in s’enfuit, dédaignant la caresse d’un corps astral sous une robe de lune ; refusant l’or des Fées- car toutes leurs actions, n’ont d’autre but que de se libérer de la malédiction qui les condamne à la hantise, et les empêche d’accéder au repos ; aussi, à tant mendier vainement, les « Blanches Dames de Revirement » sont devenues dangereuses.

 

La Demoiselle Blanche de Tonneville

Elle règne sur les landes depuis qu’elle s’était écriée : « Si après ma mort j’avais un pied dans le ciel et l’autre en enfer, je retirerai le premier pour avoir toute la lande à moi ». Un homme qui traversait son lieu de hantise à cheval entendit une voix féminine très douce qui demandait : « Où coucherai-je cette nuit ? » Le cavalier, apercevant une belle demoiselle en blanc, répondit : « Avec moi. » Aussitôt la jeune fille sauta en croupe derrière lui. Mais quand il voulut l’embrasser, elle lui montra des dents d’une longueur démesurée et s’évanouit. Il s’aperçut alors qu’elle l’avait conduit au milieu des marais pour le voir s’y noyer.

 

Les Dames blanches de la forêt de Serre

Dans la forêt de Serre, et les bois de la Fau, près de Dole, en Jura, les Dames Blanches attirent les garçons par des chants mélodieux et des gestes amoureux, puis se transforment en Goules pour les dévorer. Au tertre des Hogues, elles les précipitent dans un bourbier, les Blanquettes du Dauphiné dans un précipice. La Dame Blanche de la cathédrale de Strasbourg conduit vers les hauteurs le visiteur imprudent jusqu’à ce que le vertige le pousse dans le vide. La Demoiselle Blanche au miroir étourdit et fait tournoyer sa victime dans les airs avant de la laisser retomber sans mémoire.

 

Les Dames de Mortagne-sur-Sèvre

Comme les Banshies, les Dames Blanches sont aussi messagères de mort et de catastrophes : il y avait autrefois à Mortagne-sur-Sèvre une fontaine qui inspirait la terreur. Après avoir fait cinq fois le tour du dallage, on voyait apparaître une forme blanche ressemblant à une statue de neige qui soupirait et s’agitait. Les formes se précisaient alors et l’on pouvait voir une grande femme aux cheveux clairs, vêtue d’une robe blanche. Rempli d’effroi, on voulait s’enfuir. Mais sans cesse l’ombre rattrapait le fuyard et ne retournait à ses fumées qu’après lui avoir prédit peines et deuils qui toujours se réalisaient.

 

Sainte Marie des grottes et fontaines

Mais la Dame Blanche n’est pas seulement une hantise gothique un tantinet sanglante. L’arbre des Fées de Jeanne la Pucelle lui offre aussi son abri. C’est à travers ce feuillage que de-ci, de-là, par-ci, par-là, des voyants éblouis vont l’harmoniser aux apparitions de la vierge blanche, sainte Marie des grottes et fontaines.

 

La Dame de Montpichon

Des jeunes gens témoignent l’avoir rencontrée le vendredi 14 septembre 1984 à 22 h 30, à MontPinchon dans la Manche : « A travers les arbres, une lueur qualifiée de froide, au départ comme un morceau de glace bleutée, prend forme et apparaît une grande femme portant un voile blanc lui retombant en plis jusqu’aux pieds, comme la cornette d’une bonne sœur, sur ses cheveux blonds très lumineux. Elle ne bougeait pas et avait les mains jointes comme dans une prière. Elle n’a pas de visage, ni de nez, ni de bouche, ni d’yeux. » « Dame Blanche ou Sainte Vierge ? » S’interroge le journal local.

 

Quelques Dames Noires et Dames Rouges

A Chateaugay (Puy-de-Dôme), des Dames habillées de noir, dont la vue est très redoutée, dansent en rond au clair de lune sur un monticule.

Dans le Beaujolais des Dames Noires et hideuses frôlent par les nuits obscures, ceux qui se trouvent dans le voisinage des mares.

La châtelaine de Montanges apparaît en Dame Noire au Rieu d'Enfer. Elle précipitait dans le torrent ses amants dont elle avait épuisé les charmes.

La Demoiselle Noire de Gruchy était magicienne et connaissait le moyen de se transformer en toutes sortes d'animaux. Insatiable maîtresse, elle faisait entrer les jeunes gens dans sa tour, puis quand elle en était lassée, les changeait en bêtes ou en plantes. Ceux qui osaient lui résister étaient éventrés, leurs intestins mis à sécher sur les haies d'aubépines.

Margot la Noire mangeait les enfants. Les mères avaient bien soin de les garder cachés car, dès qu'elle en connaissait un gras à point, l'ogresse envoyait ses gardes le quérir.

 
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