Les autres créatures tueuses 

 

Addanc

L'Addanc était une créature monstrueuse qui, comme beaucoup de monstres lacustres, faisait sa proie de toute personne assez imprudente pour nager ou tomber dans son lac.

Selon une légende, il causa, entre autres méfaits, une inondation massive qui noya finalement tous les habitants de Grande-Bretagne sauf deux personnes, Dwyfan et Dwyfach, dont les habitants des Îles britanniques descendent.

D'après un autre mythe, les Hongres de Hu Gadarn tirèrent l'Addanc hors du lac ; une fois qu'il fut hors de l'eau, il fut privé de ses pouvoirs et on put le tuer, ce qui eût pour effet de mettre fin à la série d'inondations qu'il déclenchait. Dans cette version, le monstre habite Llyn Lion.

Selon une autre légende, il devint sans défense à cause d'une jeune fille qui l'avait laissée dormir sur ses genoux ; pendant qu'il dormait, les compagnons de la jeune fille l'enchainèrent. La créature se réveilla et devint furieuse ; elle blessa la jeune fille. Il fut finalement éloigné du lac ou tué par Peredur (l'équivalant pré-arthurien de Perceval ou Parzifal).

Selon d'autres, ce dernier fut aidé en cela par la Fée qui régnait sur le peuple de Cristinobyl. Cette dernière lui avait remis une pierre d'invisibilité grâce à laquelle il put décapiter l'Addanc sans craindre qu'il le remarque, contrairement aux autres héros qui s'étaient vainement attaqué à la créature et étaient tous tombés au combat. Ces derniers poursuivaient leur quête indéfiniment, ressuscitant après chaque combat dans le Chaudron du Roi des Souffrances.

Quelques légendes anglaises postérieures attribuent sa mort au Roi Arthur ou à Perceval. Il y a près de Llyn Barfog, au Pays de Galles, une empreinte de sabot profondément ancrée dans le rocher "Carn March Arthur" ("La roche de la carne (vieux cheval) d'Arthur"), ou "The Stone of Arthur's Horse" ("Le rocher du cheval d'Arthur"), qui est censée avoir été faite par la monture du roi Arthur, Llamrai, quand elle tirait l'Addanc hors du lac.


Alastyn

Le mythe de l'Alastyn concerne un cheval aquatique qui peut prendre forme humaine avec les oreilles d'un cheval.

Ce cheval est semblable à l'Each Uisge écossais : il se plaît à leurrer les humains en les incitant à le monter pour les emmener dans l'eau et les dévorer.


Bibittes

 (Bretagne). Esprit dévorant les enfants qui fument en cachette. Sa ruse de prédateur est de se pendre silencieusement dans les arbres, puis de se laisser tomber sur sa victime.


Boguinki

Personnages mythologiques des Slaves de l'Ouest, vielles femmes boiteuses avec de grosses têtes, des dents acérées, des seins pendants, le ventre bombé et les jambes arquées. Elles habitent dans les marais, les cavernes, les étangs, les terriers, les ravins. Elles s'occupent essentiellement à voler ou échanger les enfants, mais peuvent aussi attirer et noyer les passants. Les Boguinki peuvent se transformer en animaux, mais en général elles se montrent rarement, apparaissant surtout les nuits de mauvais temps. Elles font beaucoup de bruit en lavant leur linge, et il ne faut pas s'en approcher en les entendant, elles détestent être dérangées.


Bolotnianik

Epoux de la Bolotnitsa, parent avec le Vodianoï et le Lechii. Il a l'air d'un vieux avec des cheveux blancs et le visage large et jaunâtre. Le Bolotnianik attire les gens dans les marais pour les noyer, aime faire du bruit en soupirant et en faisant des bulles. Dans les marais, il faut se méfier des pièges du Bolotnianik, vérifier si le sol est ferme avant de poser le pied. La nuit, il allume des feux follets.


Bolotnitsa

Epouse du Bolotnianik et soeur de la Roussalka, elle vit dans les marais, dans l'énorme fleur de nénuphar pour cacher ses jambes d'oie. Elle est belle à couper le souffle, pâle, toujours nue, avec de longs cheveux en désordre et les yeux verts. Quand elle voit un homme, elle se met à pleurer pour qu'il la console, mais c'est une ruse pour le chatouiller à mort et l'entraîner au fond du marécage. La Bolotnitsa peut envoyer la pluie, la grêle et la tempête.

Appelé aussi Omoutnitsa, Lopatnitsa.


Came Cruse

Croquemitaine du folklore gascon et pyrénéen. La came cruse (de l'occitan gascon camo cruso, "jambe crue") est une créature à l'aspect particulièrement étrange : la came cruse est en effet décrite comme une jambe unique portant un oeil au niveau du genou (en ariégeois : la camba crusa dab l'oueil dubert, "la jambe crue avec l'oeil ouvert"). La came cruse dévale la montagne la nuit et surgit de l'obscurité pour dévorer les personnes égarées. En Ariège, les parents l'évoquaient pour obtenir l'obéissance de leurs enfants.

Seulement en Gascogne et dans les Pyrénées.


Chichiga

C'est une petite créature bossue et ventrue, froide, avec les bras noueux. Elle se jette sur les passants distraits et les entraîne dans l'eau. A la différence du Vodianoï, la Chichiga habite dans de petites rivières et lacs peu profonds. Elle dort le jour et sort la nuit. On peut supposer qu'elle fait partie de la famille des Chiches – sa petite taille ne lui permet pas d'entraîner un homme qui est bien plus grand et plus lourd qu'elle. Selon d'autres sources, c'est un esprit de la maison qui punit les mauvais maÎtres.

Appelé aussi Chichimora.


Codrille

De l'union de la Salamandre et du corbeau naît le Codrille ou d'un oeuf de Salamandre couvé par un corbeau. Ils habitent sous les ifs, cachés dans l'ombre des pierres. Le regard du Codrille change en pierre. Toutefois, si vous l'apercevez avant que ce dernier vous voie, vous serez immunisé contre son pouvoir mortel. Ainsi, vous pourrez l'apprivoiser et il vous conférera le pouvoir de soumettre à votre volonté les oiseaux et les serpents, ainsi que les eaux des fleuves et des mers.


Croque-mitaine

Le croque-mitaine ou Croquemitaine ou Crocmitène est un personnage maléfique dont on parle aux enfants pour leur faire peur et ainsi les rendre plus sages.

Un Croque-mitaine peut se dissimuler aux abords d'un cours d'eau ou d'un étang, afin de noyer les imprudents ou se cacher sous le lit ou dans le placard en attendant qu'un pied ou une main dépasse du lit pour tirer dessus. L'enfant est alors aspiré sous le lit et disparaît pour toujours. Dans les régions où l'hiver est rigoureux, un Croque-mitaine (Jan del Gel, en Val d'Aran) mange le nez et les doigts des enfants, les parties du corps les plus exposées aux gelures. Il est, dans tous les cas, supposé se dissimuler de préférence dans les lieux sombres et fermés comme une cave, une grotte ou une caverne.

Ils cachent derrière eux un sac de toile pour y enfermer les enfants et les emmener jusqu'en enfer. C'est le mode opératoire de la plupart des Croquemitaines, dont les plus connus, le Père Fouettard, Pierre le Noir, le Père Lustucru, le Valet Ruprecht, le Bogeyman, le Bonhomme sept-heures.

Pour tromper la vigilance des enfants, certains Croquemitaines n'hésitent pas à s'affubler d'une houppelande aux poches remplies de sucreries, tandis que d'autres se déguisent en Père Noël ou un vieux monsieur bedonnant, toujours souriant et gentil pour s'approcher de leur "repas" innocent paralysé d'effroi.

Les Croque-mitaines existent dans tous les pays. Leurs noms sont extrêmement variables et, sauf quelques particularités qui permettent de les identifier, leur aspect est assez mal défini, ce qui, permet à chacun de s'imaginer un être d'autant plus effrayant : homme, femme, animal, ou même une créature fantasmatique comme la Cambacrusa (ou camo cruse, "jambe crue") en Gascogne, qui est une jambe nue avec un oeil au genou ! Selon certains, le Croque-mitaine serait à l'origine une sorte de Loup-garou ou un personnage velu, aux dents aiguës, aux pattes de bouc et au front cornu.

Babau (Babaou, Barbaou, Barbeu et multiples variantes) est le nom du Croque-mitaine dans de nombreuses régions de France et d'autres pays d'Europe. En occitan, Babau désigne une toute petite bête, un insecte, mais aussi une sorte de Dragon mangeur d'hommes. Barbeu viendrait d'un mot d'ancien français signifiant "Loup-Garou".

Autre nom : Baba Yaga


Diaoul Bihan Du

Associé aux Tan Noz, ils déchainent les vents et mettent ainsi les bateaux en difficulté.


Drapé

Cheval blême, symbole de mort, qui est évoqué pour faire peur aux enfants. Lou Drapé (lo drapet en occitan provençal, lou ou lo étant l'article « le ») est un cheval légendaire issu du folklore propre à la ville d'Aigues-Mortes, dans le Gard, en région marécageuse de Petite Camargue. Il est censé se promener autour des remparts de la cité pendant la nuit, et prendre un grand nombre d'enfants égarés sur son dos qui s'allonge au besoin, jusqu'à contenir cinquante à cent enfants, pour les enlever, les enfants emportés ne revenant jamais de leur voyage.

Autres noms : drapet ou draquet.


Ellicons

Esprits malfaisants qui apparaissent sous la forme d'un petit vieillard. Ils entraînent les cavaliers dans les bourbiers, les promeneurs dans les marécages ou les jettent du haut d'un précipice.


Empuse

Il a la forme d'un spectre horrible qui prend diverses formes : chien, femme, de bœuf, vipère. Il a le regard terrifiant, un pied d'âne et un pied d'airain. Une flamme tourne autour de sa tête et elle ne cherche qu'à faire du mal. Il doit être évoqué à midi.


Garamaudo

Animal mi-serpent mi-dragon, de vingt mètres de long, dévorant les enfants égarés. Elle aime les endroits humides et le fonds des puits.


Goètes

Esprits malveillants qui fabriquent des chaussures de fer ensorcelées entraînant celui qui les chausse dans une danse fatale.


Herren-Surge

Serpent démoniaque volant, muni de sept têtes, dans la tradition basque. Les sacrifices humains l'apaisent.


Itchetik

Petite créature de l'eau, de la famille du Vodianoï. Il est plus ou moins puissant, vert, recouvert de sangsues et d'algues. Il se promène en  compagnie de grenouilles et d'autres habitants de l'eau. Les Itchetiks aiment jouer aux cartes, boire de la bière et faire des vilenies telles que recouvrir d'eau les récoltes, détruire les passages à gué, entraîner sous l'eau ceux qui ont trop bu. Ils dorment du 18 septembre au 16 avril.


Karnabo

Mi-homme mi-serpent, son regard mortel vous change en pierre et son souffle nasal est asphyxiant. Il s'agit d'un être redouté car méchant et sanguinaire, qui serait né de l'union d'un bohémien avec une Goule !


Kikimora des marais

Esprit méchant des marais, copine du Lechii. Elle aime se parer les cheveux avec de la mousse et des plantes, mais elle ne se montre que rarement aux humains et préfère crier dans les marais d'une voix forte. Il faut être très vigilant parce qu'elle entraîne les voyageurs solitaires au fond du marécage qu'elle occupe.


Larves

Désigne le spectre d'un homme entaché de quelque crime inexpiable ou d'une mort tragique. Elles reviennent sur terre sous la forme de spectres squelettiques pour tourmenter les vivants, amenant névroses et épilepsies. Mais il s'agit plutôt de génies malfaisants et démoniaques incubés qui, empruntant le corps spectral des Lémures, sont souvent confondues avec elles. Cela n'est en fait qu'un virage occasionnel appartenant à leur stade de développement. Le vecteur des Larves est peut-être un incube, dispensant un fluide aidant à la formation d'entités fantomatiques ébauchées par nos obsessions - à notre insu. La Larve va se nicher dans l'épithélium, voire dans le sang de l'individu qui est alors contaminé. La Larve n'a alors pas d'enveloppe charnelle, pas d'apparence physique. Fluide malsain s'épanchant au dehors, ce n'est qu'à la suite de l'absorption d'âmes damnées ou de chairs décomposées que ce corps subit une condensation qui l'amène à maturité. Alors, la Larve mute, se transforme, copule alors avec d'autres créatures pour donner des monstres épouvantables, suceurs de sang et mangeurs d'enfants.

Il existe un autre mode de développement. Quand une obsession va grandissante chez l'individu contaminé, les Larves pullulent, se dévorent mutuellement pour se développer dans l'individu. Cela a pour résultat final la transformation de la personne en démon sanguinaire, notamment en Vampire. Lors des carnavals, des Larves déguisées cherchent le coït avec les hommes. Les petits monstres qui naissent alors ont un faciès déroutant : celui du masque que leur mère la Larve portait.


Lechii

Il existe deux variétés de Lechii peuplant les contrées slaves. La première définit le Lechii comme un esprit de la forêt, qui apparaît et disparaît sans prévenir. Il est le gardien de la forêt et de ses habitants. Voilà pourquoi les bûcherons et les chasseurs le craignent. En fait le Lechy ne veut qu'une chose : que les humains respectent la forêt et qu'ils ne la détruisent pas volontairement. Il sera d'ailleurs très content si on lui laisse un morceau de pain d'épices sur la souche de l'arbre où il réside ou si on le remercie à voix haute pour les champignons ou les baies ramassées dans son domaine.

Il chante sans parole, bat des mains, siffle, crie, pleure, rit, et peut se transformer en animal ou en humain. Il aime égarer les promeneurs en forêt et les diriger vers les cavernes où ils les chatouillent jusqu'à ce que mort s'ensuive, ou les garder comme esclave. Pour rompre le charme, il faut mettre ses vêtements à l'envers, passer le soulier gauche au pied droit. C'est, par ailleurs, la façon dont le Lechy s'habille. On peut aussi se munir d'une lougovka (petit bâton de tilleul dépouillé de son écorce) pour se protéger.

Sa peau est d'un bleu léger, surtout au niveau des joues car son sang est bleu. Son poil est vert tout comme ses yeux, il a une grande barbe et des sourcils touffus qui chenillent autour d'yeux globuleux et verdâtres. Pour d'autres, il n'a ni cil, ni sourcil. Il est capable de changer de taille à volonté : géant comme les arbres ou si petit qu'il peut se cacher sous les feuilles.

Tous les animaux de la forêt lui obéissent. Le Lechy mange des pommes de pin et de la mousse.

Le 27 août, il rassemble tous les animaux de la forêt pour une inspection avant la venue de l'hiver.

En octobre, le Lechy hiberne. Sentant en lui la perte progressive de ses forces, il devient hargneux et arpente la forêt en criant sauvagement, en imitant les sanglots et les rires fous humains. Le rencontrer à ce moment est fort dangereux ! Mais le Lechy s'endormira bientôt, avec sa femme la Lechatchikha et ses enfants les Lechonki dans une cavité d'un vieil arbre. Puis, quand le printemps emplira sa tanière, toute la famille se réveillera.

La deuxième variété de Lechii hante les eaux et les alentours. Ils poussent les humains dans l'eau, espérant les voir se noyer.

Au pluriel : Léchies.

Aussi appelé Lechi, Leshy, Leshi.

Lechatchikha : Epouse du Lechii.

Lechonki : Enfants du Lechii.


Méjévik

Frère du Lougovik, tout aussi petit et vêtu d'herbes, de couleur noire. Il se promène sur la lisière qui sépare les champs, la surveille et la protège, et comme son frère, apporte à manger à papa Polevik. Il ne faut pas dormir sur cette lisière, sinon le Méjévik peut vous étouffer. Mais ce n'est pas une créature entièrement méchante. Le plus souvent, il punit ceux qui ne respectent pas la propriété d'autrui et aide les gens qui travaillent aux champs.


Onoscèles

Créatures marines féminines proches des Goules et des Vampires, dont les pieds, à l'instar de ceux des Empuses, se terminent par un sabot d'âne. Elles vivent à Hydamardie sur l'Île de Calabuse. Elles ont la capacité de prendre forme humaine pour attirer les visiteurs et mieux les dévorer. Les Onoscèles ne redoutent que la racine de mauve qui les fige sur place et les contraint à avouer leurs crimes. Quand elles sont faites prisonnières, elles ont la capacité de se transformer en eau. Toutefois en plantant une épée dans cette eau, on peut les blesser voire les tuer.


Pitiponk

C'est un animal magique qui vit dans les marécages. Il n'a qu'un seul pied et il profite de son apparence - petit, frêle, un corps constitué de filets de fumée - pour attirer les voyageurs avec sa lanterne et les perdre dans les marécages.


Salamandre

La Salamandre est un lézard fabuleux au dos semé de taches jaunes et noires, pourvu de griffes acérées et d'une tête tenant à la fois du singe et du cochon. La Lebraude auvergnate, proche de la Salamandre, est un gros lézard noir et jaune au souffle empoisonné qui ne respire qu'une seule fois par jour. La Salamandre a la capacité de se baigner dans le feu, afin de hâter sa mue, voire d'en éteindre les flammes du fait de la froideur extrême de son corps. Elle loge dans la terre, sous des montagnes de bitume allumé, comme l'Etna, le Vésuve et le Cap rouge.

Elle sue de l'huile bouillante et crache de l'eau-forte, quand elle s'échauffe ou elle se bat. La Salamandre émet aussi un suc laiteux avec lequel elle étouffe le feu, mais se suc empoisonné infecte l'eau et fait perdre poils et cheveux à celui qui s'y frotte. La morsure de la Salamandre est mortelle. La bête reste d'ailleurs accrochée à la personne qu'elle mord. Pour lui faire lâcher prises, il faut approcher d'elle un crapaud, un verre de lait ou un fer rougi au feu. Sa respiration peut faire enfler une personne jusqu'à ce que sa peau éclate.

Le seul animal capable de manger de la Salamandre sans périr est le porc, qui stocke les toxines empoissonnées dans la graisse situé sous sa peau. C'est pourquoi de nombreux peuples évitent de consommer de la viande de porc.

Pour se débarrasser de la Salamandre, il faut l'enfermer durant vingt-quatre heures dans un espace confiné l'obligeant à respirer son propre souffle.

Autres noms : Baffie, Lebraude.


Roussalka

La Roussalka est, chez les slave, une créature des eaux. Selon la légende, elle apparaît soit comme une jeune femme morte noyée et vengeresse, soit comme une vierge des eaux éplorée. Belles mais souvent cruelles, elles sont généralement néfastes. Elles chatouillent les hommes, mais peuvent également engendrer d'eux des êtres hybrides, décrits comme albinos et peu intelligents.

Pour s'en protéger, les traditions recommandent l'absinthe, le raifort, l'ail et la livèche. Les Rusalki sont réputées pour être particulièrement dangereuses durant la semaine de la Rusalka début juin juste avant le solstice d'été. En effet, elles sont supposées avoir quitté les eaux profondes afin de se balancer aux branches des bouleaux et des saules durant la nuit. Nager durant cette semaine est donc déconseillé, de crainte que l'une d'entre elles ne profitent de l'occasion pour noyer le nageur.

Appelé aussi Rusalka.


Taimu

Monstre mangeur d'enfants. Il possède une bouche et un anus pourvu de dents.

 

Tan Noz

Ou "Feu de nuit". Esprit des récifs des côtes bretonnes, habitant les falaises. Ils sévirent longtemps sur ces côtes, attirant par des lueurs les navires perdus dans les brumes et les vagues rugissantes, qui s'échouaient ainsi sur les écueils. Les Tan Noz égorgeaient alors les survivants et pillaient les bateaux, avant de festoyer au coeur des pierres déchirées pour célébrer leur piraterie. Suite à une guerre entre les Tan Noz et d'autres peuples de Lutins des côtes qui jugeaient les actes de violence répétés de leurs voisins comme intolérables, ceux-là furent exterminés !


Tom Dochin

Esprit aux dents de fer dévorant les enfants en commençant par les oreilles, quand ceux-ci ne l'écoutent pas.


Trépointe de Frau

Nom qui a été donné à la maîtresse surnaturelle de Paramour ou de Fée et qui, selon certains, serait le Diable.


Ver de Lambton

Vivant dans le Comté de Durham, le Ver de Lambton fut découvert par un jeune garçon nommé Lambton qui le pêcha dans la rivière de Wear, mais le dédaignant jeta sa prise dans un puits. Il avait depuis longtemps oublié l'incident quand, revenant des croisades plusieurs années après, il apprit que le ver avait tellement grandi en puissance et en souplesse qu'il ne vivait plus dans le puits. Il en sortait en rampant la nuit pour s'informer des nouvelles du pays et trayait une douzaine de vaches quand il avait soif en route. Puis après s'être bien régalé de veaux, d'agneaux, de moutons et d'enfants, il repartait en glissant vers la colline de Lambton Hill autour de laquelle il enroulait dix fois sa queue.

Entendant cela, Lambton se fit  fabriquer une armure bardée de lames d'acier. Ainsi équipé, il monta sur un rocher au milieu de la rivière et sonna du cor pour réveiller le monstre. Ce dernier glissa vers la rivière et s'enroula autour de Lambton, essayant de le broyer, mais les lames le transpercèrent et le coupèrent en morceaux et il s'écroula dans la rivière.


Vizi-Ember

Génie de l'eau, des lacs et des fleuves. Ils cherchent des victimes humaines. D'origine ougro-finnoise.


Vodianoï

Esprit des eaux de Russie à l'aspect varié mais souvent macabre et repoussant : leurs cheveux sont verts semblables à des algues passées et leur corps est gonflé à l'instar des noyés. Leurs yeux sont ardents ; ils peuvent avoirs des cornes. Ils apparaissent parfois sous des formes plus humaines, et d'autres fois encore sous des formes inattendues : tronc d'arbre muni d'ailes et qui vole à fleur d'eau. Ils vivent dans un palais de cristal dans le fond des eaux. Celui-ci est orné d'or et d'objets précieux récupérés dans des épaves. Une pierre magique brillant en son sein, éclaire tout le palais. Les VodianoÏ vivent dedans le jour, mais le soir, ils remontent à la surface des eaux. On dit que celui qui l'aperçoit peut être atteint d'hydropisie. Les VodianoÏ n'aiment pas les humains, et ils noient ceux qui se baignent dans leurs eaux. Ils détériorent aussi les moulins.


Vouivre

Un corps d'écailles et de feu qui s'élance dans la nuit et la transperce de l'éclat rougeâtre d'un pur diamant, oeil unique, que l'on peut apercevoir à des lieues à la ronde. Serpent ailé aux dents tranchantes comme des rasoirs, gardien de trésors enfouis qui ne doivent jamais plus étinceler à la lumière du soleil, qui peut se transformer en Femme-Fée, splendide, à la longue chevelure ondoyante, aux yeux verts transparents. Elle se défait parfois de ses atours de serpents en fin d'après-midi pour aller se baigner dans les cascades du Jura et du Doubs.

Elles sortent la nuit pour chasser et se nourrissent entre autre de la chair des humains venus voler ses trésors. Pour s'abreuver la Vouivre doit enlever son oeil afin qu'il ne tombe pas dans l'eau. Cet organe est constitué d'une pierre précieuse aux pouvoirs surnaturels. Elle donne richesse et santé au mortel qui peut s'en empare.

Elle est une Fée de la terre. La Vouivre est censée représenter les courants de force qui se roulent et se tordent dans le sous-sol, et dont, selon les druides, tout autant que les bénédictins par après, tenaient compte pour l'érection de leurs monuments culturels. Et comment dit-on "rouler", en latin ? Volvere, qui a donné "Vouivre".

Autres noms : En Franche- Comté : Wivre, vuivre (aussi dans la Nièvre), Guivre, Vouire Vivre - Nord de la France : Woëvre - Bretagne : Nwywre - Allemangne : Worm et Wurm - mais aussi Vèvre, Vaivre, Vaisvre, Vuipre.

 
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