Mary Bateman

Mary Bateman (1768 - le 20 mars 1809) connue comme la " Sorcière du Yorkshire ", fut exécutée pour meurtre au début du 19ème siècle.

Née dans une ferme à Asenby dans le Nord du Yorkshire, elle devint domestique à Thirsk, dans le Nord du Yorkshire. Pendant les années 1780, elle devint une petite voleuse et un maître en duperie ; ce qui convainc beaucoup de ses victimes qu’elle possédait des pouvoirs surnaturels. Vers la fin du siècle, elle devint une diseuse de bonne aventure à Leeds et prescrivait des breuvages magiques qui servaient aussi bien contre le mauvais alcool que comme médicaments.

En 1806, William et Rebecca Perigo se rapprochèrent de Mary Bateman parce ce qu'ils croyaient être sous l’emprise d’un charme après que Rebecca se soit plainte de douleurs de poitrine et ait demandé son aide pour lever la malédiction. Pendant les mois suivants, Mary Bateman les alimenta avec du pouding au poison moyennant finance. Tandis que Rebecca mangeait régulièrement du pouding, son mari était incapable d’en manger plus d'une cuillerée. La santé de Rebecca empira cependant et finalement elle mourut en mai 1806. William Perigo continua à la payer pendant plus de deux ans jusqu'à ce qu'il découvre un "des charmes" que lui et sa femme avaient reçus de Bateman sur un journal ; il alla chez les autorités qui arrêtèrent Mary Bateman le jour suivant après que William l'ait séduite à une réunion. 

Bien qu'elle ait proclamé son innocence, des poisons ainsi que beaucoup d'affaires personnelles appartenant à ses victimes incluant le couple de Perigo furent découverts à son domicile. En mars 1809, elle fut jugée à York et reconnue coupable de fraude et du meurtre de Rebecca Perigo. Condamnée à mort, Mary Bateman essaya d'éviter son exécution en prétendant qu’elle était enceinte, mais un examen physique le réfuta. Elle fut finalement pendue avec deux hommes le 20 mars 1809. Après son exécution, son corps fut exposé en place publique et des bandes de sa peau furent vendues comme charme magique pour parer le mauvais alcool.

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Roger Bolingbroke

Roger Bolingbroke (mort le 18 novembre 1441) était un ecclésiastique astronome, astrologue, maître et nécromancien. Il prospéra dans la première moitié du 15ème siècle. Il fut reconnu coupable et exécuté pour sorcellerie et trahison contre la personne d'Henry VI Roi d’Angleterre.

Roger Bolingbroke était une personne de grande intelligence. Il faisait partie de la maison d'Humphrey de Lancaster, Duc de Gloucester et était le clerc personnel d’Eléonore Cobham, l’épouse du Duc.

Roger Bolingbroke était le mieux connu des trois savants impliqués dans "la conspiration" pour provoquer la mort de Roi Henry VI. Il fut décrit comme un « grand savant en astronomie » et « de renommée mondiale ».

En octobre 1440 lui et Thomas Southwell produisirent un horoscope pour Eléonore Cobham qui prévoyait la mort de Roi Henry VI, un événement, qui, s'il devait arriver, aurait signifié que le Duc serait devenu le Roi et Eléonore sa Reine.

Naturellement, quand le Roi fut mis au courant de cette prédiction, il n’apprécia guère. Le Conseil du Roi accusa Roger Bolingbroke, Thomas Southwell et un autre, John Home (ou Hum), de conspiration pour tuer le Roi avec pratique de la nécromancie.

En plus de ces savants, une femme Margery Jourdemayne fut aussi impliquée. Margery Jourdemayne, connue comme "la Sorcière de l’œil", fut associée à cette conspiration pour avoir fourni des charmes et des breuvages magiques. Elle et Roger Bolingbroke furent les deux seuls à être exécutés pour leur participation dans l'affaire.

Le 23 juillet 1441, Roger Bolingbroke fur présenté devant les autorités ecclésiastiques et à la St Paul’s Cross de Londres, où il confessa publiquement que ses actions n'étaient pas compatibles avec le Christianisme et qu’il regrettait ses activités diaboliques.

Peu après Roger Bolingbroke comparut devant le Conseil du Roi et fut accusé de trahison aussi bien que de sorcellerie. À ce point il accusa sa maîtresse, Eléonore Cobham, comme ayant dirigé ses actions.

Le 18 novembre 1441, Roger Bolingbroke fut transféré à la Tour de Londres Guildhall. Les commissaires du Roi le déclarèrent coupable de divers crimes perfides. Il fut le jour même, à Tyburn, pendu, étiré et démembré. Sa tête fut accrochée sur le Pont de Londres et son corps démembré fut éparpillé dans tout le pays.  

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Elizabeth Clarke

Elisabeth Clarke (c. 1565-1645) fut la première femme persécutée par le Général Witchfinder, Matthieu Hopkins en 1645 dans l'Essex. Elle fut accusée de sorcellerie par le tailleur local John Rivet. Des magistrats locaux nommèrent John Stearne et Hopkins pour l’examiner. Cela mena à de nouvelles accusations et à près de 200 exécutions.

Elle était âgée de 80 ans avec un seul pied, qui avoua après la privation de sommeil de plusieurs nuits. Elle fut pendue.

Rebecca West, la fille d'Anne West (une autre accusée), témoigna contre elle en échange d'un sursis.

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Eléonore Cobham ou Eléonore de Gloucester

Eleonore, née Eleonore Cobham, Duchesse de Gloucester (c.1400 - 7 juillet 1452), fut la maîtresse et la seconde épouse de Humphrey de Lancastre, Duc de Gloucester. Accusée de sorcellerie, elle fut emprisonnée pour trahison et nécromancie en 1441.

Aux environs de 1422, Eléonore devint Dame de compagnie de Jacqueline de Hainaut qui, divorcée de Jean IV de Brabant, s'était enfuie en Angleterre en 1421. En 1423, Jacqueline épouse le Duc de Gloucester, Humphrey de Lancastre, le plus jeune fils du Roi Henri IV d'Angleterre, lequel, depuis le décès de son frère ainé, Henri V d'Angleterre était le protecteur d'Henri VI d'Angleterre.

Gloucester se rendit en France pour prendre possession des territoires de son épouse. À son retour en Angleterre, en 1425, Eléonore devint sa maîtresse. Le Duc fit annuler son mariage et épousa sa maîtresse. Eléonore était « belle, intelligente et ambitieuse » et Humprey, « cultivé, épicurien et illustre».

Les années qui suivirent, ils furent le centre d'une cour modeste mais non moins flamboyante au Palais de Greenwich. Ils étaient entourés de poètes, de musiciens, de professeurs, de médecins, d'amis et d'acolytes. En novembre 1435, Gloucester partageait l'ensemble de ses territoires avec Eléonore et six mois plus tard, en avril 1436, en robe de Duchesse, elle fut reçue « dame de la jarretière ».

En 1435, le frère aîné de Gloucester, Jean de Lancastre, Duc de Bedford, mourut, faisant de Gloucester un prétendant au trône. Gloucester a également revendiqué le rôle de régent, jusque-là occupé par son frère, mais le conseil s'y opposa. Son épouse, Eléonore, eut une certaine influence à la cour et semble avoir été appréciée par Henri VI d'Angleterre.

Procès et emprisonnement

Eléonore consultait des astrologues pour tenter de connaître l'avenir. Les astrologues, Thomas Southwell et Roger Bolingbroke prédirent qu'Henri VI d'Angleterre contracterait une maladie fatale en juillet ou en août 1441. Lorsque cette rumeur parvint aux oreilles des défenseurs du Roi, ils consultèrent à leur tour des astrologues qui ne trouvèrent pas de telles funestes destinées pour leur Roi. Un réconfort pour le Roi qui avait été ébranlé par ces commérages. Ils remontèrent jusqu'à la source de la rumeur en questionnant Southwell, Bolingbroke et John Home (le confesseur particulier d'Eléonore). Ils arrêtèrent Southwell et Bolingbroke au motif de "trahison nécromancienne". Bolingbroke livra le nom d'Eléonore comme instigatrice de la rumeur, ce qui conduisit à son arrestation et son jugement. Les accusations la concernant furent probablement tronquées et exagérées pour contrer les ambitions de son mari.

Eléonore réfuta la plupart des accusations, mais confessa avoir pris certaines potions de Margery Jourdemayne pour l'aider à concevoir un enfant. Eléonore et ses "conspirateurs" furent déclarés coupables. Southwell périt dans la tour de Londres, Bolingbroke fut pendu et écartelé et Jourdemayne fut brûlée sur le bûcher. Eléonore dut faire une pénitence publique à Londres, dut divorcer de son mari et fut condamnée à la prison à perpétuité.

En 1442, Eléonore fut emprisonnée dans le château de Chester. En 1443, elle fut déplacée au château de Kenilworth. Par la suite, elle fut écrouée sur l’île de l'Homme et, finalement, en mars 1449, au château de Beaumaris, (Anglesey) où elle mourut le 7 juillet 1452.

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Thomas Doughty

Thomas Doughty (1545 - le 2 juillet 1578) était un noble, soldat, savant et secrétaire personnel de Christophe Hatton. Son association avec François Drake, en 1577 pour s’emparer du trésor de la flotte espagnole du Nouveau Monde, aboutit à un procès en cour martiale pour trahison et son exécution pour sorcellerie.

Bien que les experts doutent de la validité des charges, l'incident pose un précédent important : Selon l’histoire de la Marine anglaise, l'exécution de Thomas Doughty établit l'idée que le capitaine d'un bateau était son maître absolu, indépendamment du rang ou de la classe sociale de ses passagers.

Drake, Thomas Doughty et un troisième homme, John Wynter quittèrent Plymouth, en 1577, pour un simple voyage à Alexandrie. La mission réelle de Drake était de s’emparer du trésor de la flotte espagnole dans le Nouveau Monde ; même s’il continua avec la pleine connaissance des sanctions promises par la Reine Elisabeth 1ère, les trois hommes apparemment partagèrent la responsabilité du voyage mais si Thomas Doughty assuma bientôt le rôle de commandant de l'expédition, une situation qui causa des frictions entre Drake et Thomas Doughty.

Thomas Doughty transféra à Drake les commandes d'un bateau portugais capturé, le Santa Maria renommé Mary. Les tensions entre Drake et Thomas Doughty empirèrent quand Thomas Doughty attrapa le frère de Drake, Thomas Drake, volant de la cargaison capturée par le navire. Drake prit alors les commandes du Mary et réassigna Thomas Doughty aux commandes du vaisseau amiral le Pelican pour compensation. Pendant le long voyage à travers l'Atlantique, l'hostilité de Drake augmenta, alimentée par la rancœur de son frère. Drake rétrograda finalement Thomas Doughty aux commandes d'un minuscule navire de provision le Cygne. Cette insulte fut une de trop pour Thomas Doughty qui se plaignit "au Capitaine Général."

Quand le Cygne fut séparé du reste de la flotte pendant une sévère tempête, Drake accusa Thomas Doughty de pratiquer la sorcellerie. Le 17 mai 1578, lors de la réunion de la flotte, Drake et Thomas Doughty eurent une querelle ; Drake frappa Thomas Doughty et ordonna qu’il fût lié au mât. Le 3 juin tant Thomas Doughty que son frère, John Doughty furent consignés, leurs interdisant d’agir. Drake accusa Thomas Doughty d'être "un prestidigitateur et une personne séditieuse" et son frère d'être "un sorcier et un empoisonneur".

La flotte parvint à Puerto San Julian, un port naturel en Patagonie dans la province de Santa Cruz en Argentine le 20 juin. Le procès de Thomas Doughty commencé le 30 juin ; Drake accusa Thomas Doughty de mutinerie et aussi de trahison. Thomas Doughty demanda à être déferré devant une cour martiale et de retourner en Angleterre, mais Drake refusa. Thomas Doughty exigea alors que Drake montre l’autorisation de la Reine lui permettant de tenir une telle juridiction, mais Drake refusa à nouveau.

L'ensemble de preuves contre Thomas Doughty furent référencés par l'aumônier de Drake, François Fletcher. Les documents contiennent un certain nombre de déclarations par Thomas Doughty qui avaient été faits sous le coup de la colère. Ces déclarations pouvaient être interprétées comme séditieuses, mais pas suffisamment pour être jugé pour mutinerie par une cour de justice. Il y avait deux pièces très dommageables : le témoignage d'Edouard Bright, le charpentier du bateau et les révélations de Thomas Doughty sur le vrai but de leur voyage à William Cecil, 1e Baron Burghley, un avocat. Drake utilisa cette révélation comme une trahison envers la Reine Elisabeth. Néanmoins, le jury n’admit que la culpabilité de mutinerie, rejetant la trahison et donc l’exécution de Thomas Doughty.

Après l'obtention du verdict de culpabilité, Drake convoqua le jury et produisit divers documents de la noblesse anglaise sans pour autant produire la commission royale qu'il prétendit avoir laissée à bord son bateau. Arguant que Thomas Doughty était une menace pour sa vie et l'expédition en général, Drake exigea son exécution. Les hommes y consentirent finalement mais certains à contrecœur. Thomas Doughty suggéra d’être relâché une fois que la flotte ait atteinte le Pérou, mais Drake refusa, prétendant que Thomas Doughty alerterait les Espagnols de leur mission. John Wynter proposa de tenir prisonnier Thomas Doughty sur son bateau, le Elisabeth, mais son retour précipité en Angleterre sans tirer profit du trésor espagnol engendra la mutinerie de ses équipiers et le destin de Doughty fut alors scellé.

Thomas Doughty demanda que lui et Drake fussent reçus par la Communion ensemble ; ce qui lui fut refusé. Le 2 juillet 1578, Thomas Doughty fut décapité pour trahison et sorcellerie. Aussitôt après, Drake changea le nom de son vaisseau amiral du Pélican en The Golden Hind pour honorer Christophe Hatton et faire oublier l'incident de Thomas Doughty.

La rumeur sur l’inimitié entre Thomas Doughty et Drake prétendit que Thomas Doughty avait été intime avec la femme de Drake, Mary ou que Thomas Doughty était un espion employé par Burghley au cours du voyage. D’autres pensent que c’était un moyen pour Drake de faire un exemple contre l'indiscipline de l'équipage ; ce qui ne fonctionna pas. En janvier 1580, quand Drake s’échoua sur un récif de la Mer Celebes, l'aumônier du bateau François Fletcher fit un sermon connectant leurs ennuis avec la condamnation injuste de Thomas Doughty. Pour cette action, Drake suspendit Fletcher de ses devoirs, l’enchaîna à une écoutille et prononça son excommunication.

L’exécution de Thomas Doughty continua de hanter Drake jusqu’à son retour en Angleterre. Là, John Doughty, le frère le frère de Thomas Doughty, chercha à relancer l’affaire mais cela avorta. Il y eut aussi des commérages sur la promotion inexplicable du charpentier, Edouard Bright, à la position de maître sur le Marigold, qui fut inévitablement vue comme un paiement pour falsifier son témoignage contre Thomas Doughty. Drake ne fut jamais capable de produire des documents montrant il avait clairement l'autorité pour agir comme il l’avait fait.  

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Janet Douglas, Lady Glamis

Janet Douglas, Lady Glamis (morte le 17 juillet 1537) était une noble écossaise faussement accusée de sorcellerie et fut brûlée sous le règne de James V de l'Ecosse.

La famille de Douglas était loin d'être favorisée par le Roi James V de l'Ecosse ; le frère de Janet, Archibald Douglas, le 6ème Comte d'Angus, était le beau-père du Roi et Angus avait emprisonné le jeune James. La haine de James pour Angus s'étendit à sa famille entière, y compris Janet. Après que la fuite de James, en décembre 1528 Janet fut interpelée pour trahison. Elle fut accusée avec d'autres d’apporter aux partisans du Comte d’Angus à Edimbourg en juin. Par ailleurs, James l’appela "notre lovittis Dame Jonat Douglas" dans une licence de 1529 autorisant elle et un co-accusé Patrick Charteris de Cuthilgurdy d’aller en pèlerinage et d’être exempts de poursuites judiciaires.

Un récent historien, Jamie Cameron, pense que cela est peu probablement car Janet était le suspect principal d'un certain nombre de procès portant sur l’accusation d'empoisonnement de son mari John Lyon, 6ème Lord Glamis qui était mort le 17 septembre 1528. Ce cas fut abandonné et Janet fut libre d'épouser son deuxième mari, Archibald Campbell de Skipness le deuxième fils d'Archibald Campbell, le 2ème Comte d'Argyll à l'été 1532. Cependant le 17 juillet 1537 Janet fut reconnue coupable de planification d'empoisonnement du Roi et de collaboration avec ses frères, le Comte d'Angus et George Douglas.

James fit accuser Janet de sorcellerie à son encontre, bien qu'il soit clair que les accusations étaient fausses. Elle fut emprisonnée avec son mari (qui s’échappa, mais fut après tué) dans un cachot souterrain du Château d'Edimbourg. C'était facile pour James d'emprisonner Janet, mais en réalité sa condamnation fut plus difficile. Pour obtenir "la preuve", James soumit les membres de famille de Janet et ses domestiques à la torture. Janet fut reconnue coupable et condamnée au bûcher le 17 juillet 1537 sur l'esplanade du Château d'Edimbourg, que son jeune fils fut forcé de voir.

Elle était la fille de George Douglas, le Maître d'Angus et Elisabeth Drummond, la fille de John Drummond, 1e 1er Lord Drummond. Elle s’était mariée en premières noces à John Lyon, 6ème Lord Glamis (1492-1528) avec qui elle eut :

- John Lyon, 7ème Lord Glamis

- George Lyon

- Marguerite Lyon

- Elisabeth Lyon mariée en premier à John Forbes, Maître de Forbes ; mariée en 2ème à Thomas Craig de Balnely ; mariée en 3ème à John Tulloch de Montcoffer ; mariée en 4ème à John Abernethy.

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Dummy la sorcière de Sible Hedingham

Dummy la Sorcière de Sible Hedingham (c. 1788 - le 4 septembre 1863) était le pseudonyme d'un homme âgé non identifié qui fut la dernière personne à être accusée de sorcellerie en Angleterre au 19ème siècle.

Habitant de longue date le petit village agricole de Sible Hedingham, en Essex, Dummy était un sourd-muet qui gagnait sa vie comme diseur de bonne aventure. En septembre 1863, Dummy fut accusé par une fille d'ensorceler sa maison à Ridgewell et traîné à la taverne du Cygne par une foule ivre. Jeté dans un ruisseau pour subir "l’épreuve par l'eau", il fut par la suite sévèrement battu avant finalement d’être incarcéré dans une maison de correction de Halstead où il mourut de pneumonie.

Après une enquête par les autorités, Emma Smith et Samuel Stammers, instigateurs de l’affaire, furent accusés de sa mort et jugés aux Assises de Chelmsford où ils furent condamnés à un emprisonnement de six mois le 8 mars 1864.

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Bessie Dunlop of Lynn

Le 8 novembre 1576, la sage-femme Bessie Dunlop, résidant à Lynne, dans le Dalry, fut accusée de sorcellerie. Elle répondit à ses accusateurs qu'elle recevait ses prophéties ou l'emplacement de marchandises perdues de Thomas Reid, un ancien officier dans le Dalry qui mourut à la Bataille de Pinkie 30 ans plus tôt. Elle dit qu'elle l’avait d'abord rencontré en rentrant chez elle par le court Monkcastle et, qu’après leur discussion il avait disparu par un trou dans un mur, apparemment trop petit pour qu’une personne normale puisse s’y faufiler. Bessie rencontra aussi le sorcier Laird d'Auchenskeigh près d’un arbre d'épine près de Monkcastle.

Elle dit qu'elle avait été formée par un "familier" sur la façon de faire et d’utiliser des onguents pour guérir le bétail et les gens. On a dit qu'elle avait guéri et conseillé des gens pauvres. Comme "femme sage", ses efforts étranges finirent par attirer l'attention de la justice. Ses capacités étaient plus apparentées aux médiums actuels d'aujourd'hui avec une compréhension des herbes médicinales, mais pour l’époque elle fut identifiée comme une sorcière hystérique. Elle fut condamnée au bûcher et brûlée sur la Colline du Château d’Edimbourg en 1576. D’autre disent qu’elle aurait été brûlée à Corsehillmuir, près de Kilwinning.

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John Fian

Docteur John Fian alias Cunninghame (mort le 16 décembre 1591) était un instituteur accusé et condamné pour sorcellerie.

John Fian était l’instituteur de Prestonpans, dans l'Est du Lothian. Il fut accusé avec Agnès Sampson et d'autres personnes d’avoir levé des tempêtes pour faire couler la flotte qui ramenait le Roi James VI d’'Ecosse et sa femme Anne du Danemark après leur mariage à Oslo. Il fut arrêté et torturé, dans ce qui deviendra le plus infamant des procès du Nord Berwick.

La torture que lui fut infligée fut : arrachage des ongles, aiguilles plantées en lieu et place des ongles, le Pilliwinks et la Botte. Il fut finalement emprisonné au Castlehill à Edimbourg et condamné au bûcher. Son exécution eut lieu le 16 décembre. Le coût de celle-ci était £ 5 18s 2d.

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Jeane Gardiner

Jeane Gardiner (morte le 26 mai 1651 à George Saint aux Bermudes) fut une des rares  personnes à avoir été exécutée pour sorcellerie dans les Antilles.

Jeane Gardiner était la femme de Ralph Gardiner, d’Hamilton Tribe. Elle fut jugée par le Capitaine Josias Fforster, Gouverneur et accusée d'avoir affecté une femme par magie ; elle menaça de s’en prendre à Tomasin, une femme mulâtre, qui devint aveugle et muette pendant 2 heures. Une autre femme, Anne Bowen, fut jugée avec elle.

Gardiner plaida non coupable. Un jury de femmes fut nommé pour une fouille au corps : Mme Ellen Burrowes, Mme Fflora Wood, Mme Eliz Stowe, Allice Sparkes, Eliz Brangman. Elle fut aussi soumise à l'épreuve de l’eau et après avoir été "plongée deux fois dans la mer... elle nageait et ne coulait pas". On la jugea donc coupable de sorcellerie et elle fut condamnée à mort. Elle fut exécutée le lundi 26 mai 1651. Le destin d'Anne Bowen reste inconnu.

Dans la période de 1651-1696, 22 procès de sorcières eurent lieu aux Bermudes accusant 18 femmes et quatre hommes et seulement cinq femmes et un homme furent exécutés.

Le procès contre Sarah Basset (ou Sally Basset) en 1730 est aussi parfois compté parmi eux. La plupart d'entre eux ont été tenus dans les années 1650 et l'accusation portait souvent sur des maladies affligées à des esclaves par utilisation de magie. Ces procès représentent probablement la majorité de procès tenus dans les Antilles, qui n’étaient colonisées que par l'Espagne jusqu’à la fin du 17ème siècle.

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Janet Horne

Janet Horne (morte vers juin 1727) fut la dernière personne à être exécutée pour sorcellerie en Ecosse.

Janet Horne et sa fille furent arrêtées à Dornoch en Ecosse et emprisonnées sur les accusations de leurs voisins. Janet Horne montrait des signes de sénilité et sa fille avait une difformité des  mains et pieds. Les voisins accusèrent Janet Horne d'avoir utilisé sa fille comme un poney pour aller voir le Diable, où elle fut ferrée par lui. Le procès fut conduit très rapidement ; le shérif les jugea toutes deux coupables et les condamna au bûcher. La fille réussit à s'échapper, mais Janet fut déshabillée, enduit de goudron, promenée par la ville sur un baril et brûlée vive. Neuf ans après sa mort les actes de sorcellerie furent abrogés en Ecosse et rendus illégaux.

Janet (ou Jenny) Horne était aussi un nom générique pour les sorcières du nord de l'Ecosse à cette époque et cela est difficile de déterminer quel fut le nom réel de cette femme.

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Margery Jourdemayne, "la Sorcière de l’oeil"

Margery Jourdemayne "la Sorcière de l'œil de Next Westminster" (avant 1415 - le 27 octobre 1441) fut condamnée au bûcher pour sorcellerie.

Entre juillet et septembre 1441, Margery Jourdemayne fut arrêtée par les hommes du Roi et incarcérée à la Tour de Londres. Elle fut reconnue coupable d'hérésie et de sorcellerie et condamnée au bûcher à Smithfield.

Eléonore Cobham, Duchesse de Gloucester, épouse d’Humphrey de Lancaster, Duc de Gloucester, fut accusée de sorcellerie hérétique, avec quatre co-accusés. Trois d’entre eux étaient des savants et des ecclésiastiques de la cour du Duc de Gloucester. Le quatrième était Margery Jourdemayne, une femme de basse naissance, connue comme sorcière. Humphrey était l'oncle du jeune roi Henry VI d'Angleterre et, si Henry mourait, il devenait le successeur au trône.

Eléonore Cobham, Roger Bolingbroke, John Hume (ou Home), Thomas Southwell et Margery furent accusés d'utiliser la sorcellerie pour provoquer la mort d'Henry VI. Roger Bolingbroke était un savant d'Oxford et le clerc personnel d'Eléonore. Thomas Southwell était un médecin et un Canon de la Chapelle St. Stephen au Palais de Westminster, Recteur de St. Stephen’s Walbrook à Londres et le vicaire de Ruislip. Hume était le Canon de Hereford et de St. Asaph et l'aumônier et le secrétaire tant d’Eléonore qu'au du Duc. Margery Jourdemayne, elle, était connue depuis plusieurs années comme quelqu'un qui pouvait fournir des charmes et des breuvages magiques utiles pour l'amour et pour provoquer une grossesse ou la fin de celle-ci.

Pendant le procès de 1441, il fut révélé que Margery Jourdemayne avait été détenue pendant quelques mois au Château de Windsor dix ans auparavant pour une infraction non spécifiée concernant la sorcellerie. En 1430, sept sorcières avaient été arrêtées à Londres et accusées de vouloir la mort du jeune Roi Henry VI ; il est possible que Margery fusse l’une de ces sept.

Le 9 mai 1432, Margery, avec le Frère John Ashwell et John Virley, fut interrogée pour des accusations de sorcellerie. Margery Jourdemayne fut libérée à la condition d’un bon comportement futur et d’absence de pratique de sorcellerie.

Bien que l'on ne connaisse rien de sa famille propre, on sait que Margery épousa William Jourdemayne.  La famille de son mari était bien établie et prospère dans le Middlesex yeomen au moins la fin du 14ème siècle.

Au début des années 1430, Margery Jourdemayne semble avoir connu la société d'un certain nombre d'ecclésiastiques respectés, de savants et de courtisans, ce qui était quelque peu exceptionnellement pour la femme d'un vacher.

Eléonore Cobham admit lors de son procès avoir longtemps utilisé les services de Margery Jourdemayne pendant une dizaine d’années au moins. Eléonore Cobham déclara aussi qu'elle avait cherché l'aide de Margery Jourdemayne pour tomber enceinte du Duc. Il est probable qu'elle et d'autres dames de la Cour étaient très versées dans la profession de Margery Jourdemayne.

Il y a la preuve que d'autres notables aient utilisé les compétences de Margery, comme Edmond Beaufort, le 2ème Duc de Somerset, que l'on dit avoir consulté Margery Jourdemayne, en ce qui concerne sa conduite et son destin pendant des combats. Elle lui aurait dit qu'il serait défait et tué dans un château, mais tant qu'il combattrait en campagne, il serait victorieux et protégé du mal.

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Ursula Kemp

Ursula Kemp ou Ursley Kempe alias Gey (vers 1525 - 1582) était une femme avisée qui en 1582 fut accusée de sorcellerie et pendue. Ursula Kemp fut aussi accusée après avoir apparemment avoué d’utiliser des familiers pour tuer et apporter la maladie à ses voisins.

Ursula Kemp naît à St. Osyth, dans l'Essex. C’était une femme avisée à laquelle ses voisins faisaient fréquemment appel pour guérir divers maux et maladies. Elle avait déjà été blâmée de provoquer intentionnellement la maladie et la mort mais en février 1582, elle fut finalement jugée pour sorcellerie à Chelmsford. A son procès, plusieurs de ses voisins témoignèrent contre elle, faisant des déclarations à Justice Brian Darcy. Avec son amie, Alice Newman, elle fut accusée de causer les morts d'Edna Stratton et de deux enfants, Joan Thurlow et Elisabeth Letherdale.

Son amie et voisine Grace Thurlow témoigna que quand son fils Davy avait été malade, elle avait demandé l'aide d’Ursula Kemp. Davy s’était temporairement remis de sa maladie et Grace Thurlow avait cru qu’Ursula Kemp l'avait guéri. Quelque temps plus tard, Grace Thurlow et Ursula Kemp discutèrent sur le soin à donner au bébé de Thurlow, Joan. Cependant à quelques mois, Joan était tombée de son berceau et était morte la nuque brisée. Quand Grace Thurlow devint boiteuse, elle demanda de nouveau l'aide d’Ursula Kemp. Ursula Kemp consentit à la guérir pour 12 pennies. La santé de Grace Thurlow s’améliora, mais cette dernière refusa de payer à Ursula Kemp ses honoraires, disant elle ne pouvait pas se le permettre. Les deux femmes se disputèrent et Ursula Kemp menaça de se venger de Grace Thurlow, qui redevint boiteuse. Grace Thurlow témoigna que depuis cette querelle, elle ou son fils avaient souffert. Elle blâma Ursula Kemp de la maladie de son fils, de sa jambe boiteuse et de la mort de son bébé. Grace Thurlow s’en plaignit au magistrat et une enquête suivit.

Alice Letherdale témoigna qu’Ursula Kemp lui avait demandé du sable et qu'elle avait refusée, connaissant Ursula Kemp d’être "une bête vilaine". La fille d’Alice Letherdale, Elisabeth vit plus tard Ursula Kemp, qui "lui murmura". Quand Elisabeth tomba malade et en mourut, Alice Letherdale blâma Ursula Kemp d'avoir ensorcelé sa fille. Thomas, le fils de huit ans d’Ursula Kemp témoigna que sa mère avait quatre esprits ou familiers. Il les décrivit comme un chat gris appelé Tyffin, un agneau blanc appelé Tyttey, un crapaud noir appelé Pygine et un chat noir appelé Jacke. Il dit qu'il avait vu que sa mère leur donné de la bière et du gâteau et les laissait sucer son sang. Thomas dit qu'il était présent quand Alice Newman avait rendu visite à sa mère. Il dit que sa mère avait donné à Newman un pot de faïence, qu'il pensait contenir les familiers. Des jours plus tard, il vit Alice Newman revenir dire à Ursula Kemp qu'elle avait envoyé les familiers tuer un homme et sa femme.

Justice Brian Darcy dit qu’Ursula Kemp lui avait fait une pleine confession. Ursula Kemp lui dit qu'environ dix ans auparavant, elle avait eu elle aussi "des os boiteux". Elle était partie chez une femme avisée qui avait dit à Ursula Kemp qu'elle avait été ensorcelée et qu'elle devait se désensorceler elle-même. Elle recommanda à Ursula Kemp un rituel fait entre autres d’excréments de porc. Ursula Kemp exécuta le rituel et s'en remit. Deux femmes qu'elle connaissait lui demandèrent son aide pour leurs os boiteux. Elle les aida en leur indiquant le rituel et elles s’en remirent apparemment. Dès lors elle avait exécuté des soins pour ses voisins. Elle reconnut avoir les quatre familiers que son fils avait mentionnés. Elle dit que les deux familiers mâles tuaient les gens et deux femelles apportaient la maladie et détruisaient le bétail. Ursula Kemp avoua l'envoi de ses familiers rendre Grace Thurlow boiteuse et tuer Jeanne Thurlow, Elisabeth Letherdale et sa propre belle-sœur. Elle nomma douze autres femmes dont cinq furent pendues avec elle en 1582. Beaucoup d'accusés avouèrent librement la pratique de la sorcellerie bien que leurs confessions les conduisaient à la mort. Ursula Kemp fut pendue à Chelmsford en 1582.

En 1921, les squelettes de deux femmes furent trouvés dans un jardin de St. Osyth par Charles Brooker, dont un pourrait être celui de Kemp.  

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Kate McNiven

Kate McNiven (morte à Monzie au printemps 1715) aussi appelée Kate Nevin était une jeune infirmière qui servait à la Maison des Inchbrakie dans la paroisse de Monzie, près de Crieff en Ecosse au début des années 1700. Elle fut une des dernières sorcières brûlées en Ecosse et la dernière dans le Perthshire.

Elle était connue comme Kate McNiven ou Kate Nevin. Son nom de famille en gaélique était Ní Chnáimhín, ce qui se traduit par Nevin.

Kate McNiven vivait au village de Monzie et était connue comme une guérisseuse et une prophétesse. Sa famille venait de Muthill et Braco dans le Strathearn ; ce qui faisait d’elle une étrangère dans la région.

En 1715 lors des chasses aux sorcières, elle fut accusée de sorcellerie et fut par la suite forcée de se cacher dans une caverne à côté du Shaggy Burn Stream, près du village de Monzie. Cependant, après 3 semaines on la découvrit et elle fut condamnée à mort. Elle subit la mort par le feu et la bourrée, près du Château Monzie. Kate Nevin fut exécutée seulement 20 ans avant « l'Acte de sorcellerie » de 1735, par lequel la pénalité pour pratiquer la sorcellerie fut réduite de la mort à l'emprisonnement.

Il y a des doutes quant à l'authenticité de cette histoire. Il fut rapporté par Louisa G. Graeme en 1903 bien qu’aucun rapport authentique n'ait existé. Toutefois John L. Wilson data l'exécution à 1615 et nota que bien qu'il n'y ait aucun document sur son exécution, la preuve écrite d'un procès pour sorcellerie en 1643 fait référence à une sorcière à Monzie.

Avant que Kate McNiven soitt brûlé, elle maudit le Laird de Monzie ainsi que le Village de Monzie lui-même.

Le nom de McNiven désigne de nombreux endroits autour de Monzie incluant la Caverne de Nevin, Craig de McNieven (le Rocher escarpé), l'Arbre du fantôme de Kate Nevin, la Pierre Nevin… La Pierre Nevin est une grande pierre seule qui marque l'endroit où elle fut brûlée comme sorcière en 1715.

Après sa mort les Graemes d'Inchbrakie incorporèrent les 3 croissants de lunes des Nevin sur le blason de leur bouclier. Le blason des Graemes d’Inchbrakie peut encore être vu sur le monument érigé à Inchbrakie sur le site de la maison originale qui fut démolie en 1888.

Source : Wikipedia (en) 

 

Agnes Sampson

Agnès Sampson (exécutée le 28 janvier 1591) était une guérisseuse écossaise reconnue comme sorcière. Aussi connue comme "la Femme Sage de Keith", Agnes Sampson a été impliquée dans les procès pour sorcellerie du Nord Berwick vers la fin du seizième siècle.

Agnes Sampson a vécu à Nether Keith, ville appartenant à la baronnie du Keith, dans l’East Lothian, en Ecosse. On considérait qu’elle avait des pouvoirs guérisseurs et officié comme sage-femme dans la communauté locale.

Au printemps 1590, James VI revenait d'Oslo après s’être marié avec Anne, la fille du Roi de Danemark-Norvège.

Peu après leur départ, en été 1590 une grande chasse aux sorcières fut organisée à Copenhague suite aux déboires connus par la Princesse Anne lorsqu’elle prit la mer en hiver 1589. Une des premières victimes était Anna Koldings, qui sous la torture avait divulgué les noms de cinq autres femmes, l’une étant Malin la femme du bourgmestre de Copenhague. Elles avaient toutes avoué qu'elles étaient coupables de sorcellerie et avaient notamment provoqué les tempêtes lors du voyage de la Princesse Anne en envoyant des démons pour faire chavirer le vaisseau. En septembre deux de ces femmes furent brûlées à Kronborg comme sorcières. La cours danoise à ce moment-là était particulièrement sensibilisée à la sorcellerie et aux arts noirs et cela dût influencer le jeune Roi James, car James VI apprenant ces exécutions décida de créer son propre tribunal.

À l'automne 1590, l'Ecosse était en flamme. De nombreuses chasses aux sorcières avaient été organisées. Beaucoup de ceux envoyés au procès avaient été préalablement interrogés par le Roi lui-même.

Dans ce contexte, Agnès Sampson a été accusée par Gillis Duncan, arrêtée puis interrogée quant à son rôle dans le déclenchement des tempêtes et d'autres faits. Elle a été mise à la torture, à laquelle elle a résisté d'abord, mais a fini par avouer qu’elle possédait sur elle la marque du démon et avait commis des actes de sorcellerie.

Malgré cette dernière confession James VI n’était pas convaincu de la culpabilité d’Agnes Sampson, puis changea d'avis. Agnes Sampson fut conduite au bûcher de Castlehill, où elle fut garrotée puis brûlée.

Le trésorier de Ville d'Edimbourg détailla le coût de l'exécution d'Agnes Sampson pour la somme de 6 livres, 8 penses et 10 schillings.

On dit que le fantôme nu et torturé d'Agnès Chauve erre encore dans le palais d’Holyrood.

Source : Wikipedia (en)

 

Les Sorcières de Belvoir

Les Sorcières de Belvoir étaient trois femmes, une mère et ses deux filles, accusées de sorcellerie en Angleterre autour de 1618. La mère, Joan Flower, mourut en prison et ses deux filles, Margaret et Philippa, furent pendues à Lincoln.

Joan, Margaret et Philippa Flower étaient des guérisseuses utilisant des herbes et venant d’une famille locale qui avait été ruinée. Elles acceptèrent des emplois de domestiques pour le 6ème Comte de Rutland et son épouse, au Château de Belvoir près de Grantham dans le  Lincolnshire, quand du personnel complémentaire fut nécessaire pour une visite du Roi James 1er. Mais les sœurs et leur mère étaient impopulaires auprès du personnel et il y eut des rumeurs de vol et de méfaits. Toutes les trois furent licenciées et il fut donné à Joan seulement « 40 shillings, un oreiller et un matelas de laine » ; les deux autres n’eurent rien.

Après que les sœurs furent licenciées, le Comte et la Comtesse tombèrent malade, souffrant de vomissements et de convulsions. Leur fils et héritier, Henry Baron de Ros mourut le 26 septembre 1613. Leurs enfants plus jeunes, Francis et Katherine souffrirent eux aussi et Francis mourut peu après.

Trois ans après la mort d'Henry, le 16 juillet 1616, neuf femmes furent pendues comme sorcières dans le Leicestershire pour avoir ensorcelé un jeune garçon et, comme la famille Flower, elles avaient avoué avoir des chats comme familiers. Mais ce ne fut que cinq ans après que les trois femmes Flower furent licenciées et après la mort de leur deuxième fils Francis, que la famille Rutland fit arrêter ces femmes avant Noël 1618. Après des interrogatoires initiaux en février 1619 par le Comte de Rutland, Francis Lord Willoughby de Eresby, Sir George Manners, Sir William Pelham, Sir Henry Hastings, l'ecclésiastique Samuel Fleming et d'autres, les femmes Flower furent emprisonnées à Lincoln.

Quand Joan Flower fut arrêtée, elle protesta de son innocence. Bien qu’elle ne fût pas connue comme une pratiquante, sur la route qui la menait d’Ancaster à la prison de Lincoln, elle demanda du pain pour remplacer l'Eucharistie. Elle prétendit que quelque chose de béni ne pouvait être consommé par une sorcière sauf à finir étrangler et mourir, après la première bouchée.

À Lincoln, Margaret accusa sa mère de sorcellerie, tandis que Phillipa reconnut qu’elle, Margaret et Joan pratiquaient la sorcellerie. Les sœurs dirent qu'elles étaient entrées en communion avec des familiers qui les avait aidés dans leurs arrangements. La mère des familiers était un chat nommé Rutterkin. Les femmes Flower admirent que les familiers avaient volé le gant de Lord Ross et l’avaient donné à leur mère, qui l'avait plongé dans l'eau bouillante, l'avait caressé sur sa croupe et l'avait piqué. Combiné à quelques incantations, Lord Ross était censé tomber malade et mourir. Une tentative de nuire à Lady Katherine, la fille du Comte, avait échoué car il s’était trouvé que Rutterkin n'avait aucun pouvoir sur elle. Les femmes Flower avaient aussi pris quelques plumes de l'édredon du lit de Rutland et une paire de gants. En faisant bouillir ceux-ci dans de l'eau mélangée avec du sang elles avaient jeté des charmes pour empêcher le Comte et la Comtesse d'avoir désormais des enfants. Les femmes reconnurent avoir des expériences de visions de diables et que leurs familiers les avaient visitées et sucé leurs corps.

Pendant les interrogatoires, elles révélèrent les noms d'autres femmes qui les avaient aidées, Anne Baker de Bottesford, Joan Willimott de Goadby et Ellen Greene de Stathern.

Ces trois femmes furent interrogées et révélèrent qu'elles avaient aussi des visions et accords avec des familiers. Joan Willimott dit qu'elle avait un familier appelé Pretty et qu’il lui avait soufflé dans sa bouche sous la forme d'une fée, réapparaissant plus tard sous la forme d'une femme qui lui avait demandé de céder son âme. Joan Willimott témoigna plus comme une femme avisée que comme une sorcière et insista sur le fait que son familier Pretty ne l’aida que pour s’informer de la santé des gens qu’elle avait essayé de guérir.

Ellen Greene prétendit qu'elle avait accompagné Joan Willimot dans un bois où elle dit que Joan Willimot avait fait apparaître deux familiers sous la forme d'un chaton et d’un "moldewarp" qui s'étaient posés sur ses épaules et lui avaient sucé ses oreilles. Ellen Greene envoya ces familiers pour tuer un homme et une femme avec qui elle s'était disputée et tous les deux étaient morts dans la quinzaine. Le boulanger avoua aussi la possession d'un familier à la forme d'un chien blanc, mais une grande partie de son témoignage concernait des visions dont elle avait été témoin.

Margaret et Philippa Flower furent jugées devant Henry Hobart, le Lord Chief Justice of the Common Pleas et Edward Bromley, un Baron du Trésor public et furent reconnues coupables. Elles furent pendues au château de Lincoln le 11 mars 1619.

Le Comte et la Comtesse restèrent si convaincus que leur fils avaient été tués par de la sorcellerie qu'ils le firent inscrire sur leur monument à l'église Bottesford :

"En 1608 il épousa Lady Cecila Hungerford, la fille de l’honorable Chevalier Sir John Tufton, avec qui il eut deux fils, morts tous deux dans leur petite enfance par mauvaise pratique et sorcellerie".

Source : Wikipedia (en) 

 

Les Sorcières de Paisley

Les sorcières de Paisley, aussi connues comme les sorcières de Bargarran ou les sorcières de Renfrewshire, furent jugées à Paisley, dans le Renfrewshire en Ecosse en 1697. Christian Shaw, la fille de onze ans du Laird de Bargarran, se plaignit d’avoir été torturée par un certain nombre de sorcières locales, y compris une des domestiques de sa famille, Catherine Campbell, qu'elle avait dénoncée à sa mère après qu’elle ait volé du lait.

Sept personnes - Margaret Lang, John Lindsay, James Lindsay, John Reid, Catherine Campbell, Margaret Fulton et Agnès Naismith - furent reconnus coupables d'avoir ensorcelé Christian Shaw et furent condamnés à mort. Un d’eux se suicida en se pendant dans sa cellule et on croit qu'Agnès Naismith mourut en prison. Les autres cinq furent pendus puis brûlés sur le Gallow Green à Paisley le 10 juin 1697.

Agnès Naismith maudit les personnes présentes à son procès ainsi que leurs descendants et pendant les nombreuses années suivantes chaque tragédie qui se produisait à Paisley était attribuée à sa malédiction. Christian Shaw devint une femme d'affaires couronnée de succès et un fabricant de fil.

Le 17 août 1696, Christian Shaw, la fillette de 11 ans d'un propriétaire terrien local, John Shaw de Bargarron, vit une des domestiques de sa famille, Catherine Campbell, voler du lait. Shaw dénonça le vol à sa mère, après quoi Campbell la maudit, souhaitant que le Diable « traîne son âme en l'Enfer ». Quatre jours plus tard Christian Shaw rencontra Agnès Naismith, une vieille femme réputée être une sorcière. Le jour suivant, le 22 août, Christian Shaw tomba violemment malade. Après huit semaines les parents de Christian Shaw lui font consulter un éminent médecin de Glasgow Matthieu Brisbane, qui ne trouva aucune cause à ses symptômes. Huit jours après cette visite, Christian Shaw semblait s'être remise, quand la violence du mal s’accrut. « Elle devint aussi raide qu'un cadavre et insensible et immobile ».

Les parents de Christian Shaw la ramenèrent chez le docteur Brisbane et au moment où ils arrivèrent à Glasgow elle commença à cracher des boules de cheveux qu'elle dit avoir été mises là par ceux qui l'affligeaient. Après quoi elle commença à cracher d'autres "ordures", y compris de la paille, du charbon, du gravier, des plumes de poulet et des cendres. Pendant qu’elle faisait cela, on l’entendait parfois parler à une Catherine Campbell invisible, la suppliant pour un retour à leur ancienne amitié.

Avec le docteur Brisbane incapable de fournir une quelconque explication raisonnable sur la santé de Christian Shaw, sa famille et le représentant de paroisse locale conclurent qu’elle était possédée et torturée par des sorcières. L'église fit aussitôt une réunion à la Maison Bargarron et le père de Christian Shaw fit appel aux autorités pour arrêter ceux qui avaient été nommés par sa fille comme responsables de ses tortures. Elle avait initialement identifié Catherine Campbell et Agnès Naismith, mais avec le temps elle impliqua 35 autres personnes. Dix étaient des hommes, vingt des femmes et cinq sont inconnus.

À la demande du Presbytère de Paisley, le Conseil Privé écossais créa une commission pour examiner le cas. Sous la présidence du Lord Blantyre, l'audition s’ouvrit le 5 février 1697. La tâche de la commission était de se décider s'il y avait une affaire recevable contre ceux qu’accusait Christian Shaw avant qu'ils n'aient été mis en accusation.

Sept furent par la suite appelés à comparaître devant une deuxième commission à Paisley : Margaret Lang, John Lindsay, James Lindsay, John Reid, Catherine Campbell, Margaret Fulton et Agnès Naismith. Ils furent accusés du meurtre et de la torture d'un certain nombre de gens, y compris Christian Shaw. Leur avocat, James Roberston, soutint que les poursuites devaient tenir compte de la possibilité que les événements entourant le cas soient des causes naturelles avant qu'une condamnation soit prononcée. Le docteur Matthieu Brisbane témoigna qu'il était incapable de trouver une telle cause expliquant la santé défaillante de Christian Shaw. James Hutchison, le prêtre de Kilallan, environ 8 km au nord de Paisley, fit un sermon à la commission ; c'était banal en ce temps-là pour un membre du clergé de prêcher à la cour pour des procès en sorcellerie en Ecosse. James Hutchison parla de la présence des marques des sorcières sur les corps des accusés et mit en doute les explications naturelles de ces marques émises par quelques médecins.

Le jury, confronté à une menace du procureur que l’acquittement ferait d’eux "l'accessoire à tous les blasphèmes, aux meurtres, aux tortures et des séductions, etc, il reconnut les sept accusés coupables.

Un de ceux reconnus coupables, James Reid, se suicida en se pendant dans sa cellule, utilisant son mouchoir attaché à un clou dans le mur. Les six autres furent pendus et brûlés sur le Gallow Green à Paisley le 10 juin 1697. John et James Lindsay, des frères du Moulin de Formakin, près de Houston, âgés respectivement de 11 et 14 ans, furent pendus ensemble. Catherine Campbell, après avoir lutté et poussé des cris perçants au gibet, "appela la colère de Dieu et du Diable sur ses accusateurs" avant son exécution. Margaret Fulton sembla devenue folle et "parla gaiement de visites à Féerie et chez les Fées faits à dos de chevaux magiques". Margaret Lang reconnut avoir traité avec le Diable, mais dit qu'elle avait renoncé au péché et s’était réconciliée avec Dieu. Agnès Naismith lança la malédiction "d'une femme mourante" sur chacune des personnes présentes et leurs descendants. Pendant de nombreuses années chaque tragédie dans la ville était attribuée à "la malédiction des sorcières".

Un rapport sur les exécutions déclare que certains condamnés étaient toujours vivants quand leurs corps furent brûlés et que les bourreaux avaient emprunté une canne à un spectateur avec laquelle ils poussèrent les membres de leurs victimes dans le feu ; son propriétaire refusa de la reprendre après qu'elle ait été en contact avec des sorcières.

En fait, l'inquiétude suscitée par la malédiction de Catherine Campbell sur Christian Shaw peut avoir influé psychologiquement sur la santé de la jeune fille.

Christian Shaw épousa le Révérend John Millar, le ministre du culte de la paroisse de Kilmaurs, Ayrshire, en 1719. John Millar mourut en 1721 et Christian Shaw devint une femme d'affaires couronnée de succès. Elle s’impliqua dans la fabrication de fil, d'abord  avec une petite structure, puis comme la qualité de son produit commençait à être reconnue, à grande échelle. Son fil de marque déposée Bargarran devint une marque de qualité et d'autres marques dans le secteur commencèrent à imiter ses techniques, menant à une industrie dans laquelle Paisley domina le monde. Le dernier rapport connu sur Christian Shaw est son mariage en février 1737 à William Livingstone, un homme d'affaires prospère d'Edimbourg.

Source : Wikipedia (en)

  

Les Sorcières de St. Osyth

Les sorcières de St. Osyth font référence aux condamnations pour sorcellerie en Essex en 1582. St. Osyth, un village près de Brightlingsea, abritait quatorze femmes qui furent juger pour sorcellerie, dont certaines furent dûment reconnues coupable.

La première à être accusée fut Ursula Kemp. Ce fut sa réputation d’avoir la capacité de défaire des malédictions qui avaient été placées sur les gens par moyens de sorcellerie qui mena à son accusation par Grace Thurlowe.

Le témoignage de son fils de huit ans aida à sa condamnation. En partie à cause de la preuve apportée par son fils et en partie à cause de la promesse de la cour de la traiter avec la clémence, elle avoua l'art de la sorcellerie et dans cette confession elle impliqua d'autres personnes.

Les charges apportées contre Kemp se sont étendues à la bière qui provoquait la mort par moyens de sorcellerie.

Ursula Kemp fut condamnée et exécutée par pendaison avec Elisabeth Bennet, qui fut reconnue coupable d'assassiner quatre personnes par moyens de sorcellerie et d’avoir de deux familiers.

Source : Wikipedia (en)

  

Les Sorcières de Warboys

Les Sorcières de Warboys fut le nom attribué à Alice Samuel et sa famille pendant le procès pour sorcellerie qui se tint entre 1589 et 1593 dans le village de Warboys et qui précéda leur exécution.

Les premières allégations furent faites en novembre 1589 par Jane Throckmorton, la fillette de 10 ans de Robert Throckmorton le Châtelain de Warboys quand elle commença à souffrir. Elle accusa Alice Samuel âgée de 76 ans d'en être la cause. Cela se répercuta sur ses quatre sœurs et quelques domestiques qui commencèrent à montrer des symptômes semblables.

Robert Throckmorton était un ami proche de Sir Henry Cromwell, un des roturiers les plus riches d’Angleterre. En mars 1590, Lady Cromwell, la grand-mère d'Olivier Cromwell, vint à Warboys en visite. Elle accusa aussi Alice Samuel d'être une sorcière. Elle prit Alice Samuel à part et la gronda de causer un tel malheur. Un incident s’ensuivit dans lequel Lady Cromwell saisit une paire de ciseaux et coupa une mèche de cheveux d'Alice. Elle la donna à Jane Throckmorton qui la brûla. C'était un remède populaire pour affaiblir le pouvoir d'une sorcière. Alice Samuel, se sentant insultée, demanda, " Madame, pourquoi m'utilisez-vous ainsi ? Je ne vous ai encore jamais fait de mal." Cette nuit-là Lady Cromwell eut des cauchemars, puis tomba malade et mourut en 1592.

En décembre 1592 Alice Samuel pria ses filles d'arrêter leurs accusations. Le pasteur local persuada Alice d'avouer la sorcellerie et elle abjura le jour suivant. Menée devant l'Évêque de Lincoln elle avoua de nouveau et fut menée à Huntingdon où elle fut emprisonnée avec sa fille Agnès et son mari John. Tous les trois furent jugés le 5 avril 1593 pour le meurtre, par sorcellerie, de Lady Cromwell. Ils furent reconnus coupables et pendus.

Sir Henry Cromwell confisqua le peu de biens d’Alice Samuel et l’utilisa pour payer un sermon annuel contre la sorcellerie qui sera prêché à Huntingdon jusqu'en 1812 où la croyance en la sorcellerie s’arrêta.

Source : Wikipedia (en)

  

Agnès Waterhouse

Agnès Waterhouse (1503 - le 29 juillet 1566), aussi connu comme la Mère Waterhouse, fut la première femme exécutée pour la sorcellerie en Angleterre.

En 1566, elle fut accusée de sorcellerie avec deux autres femmes : Elisabeth Francis et Joan Waterhouse. Ces trois femmes étaient de la même ville, Hatfield Perveril. Agnès avoua être une sorcière et avoir pour familier un chat (qui plus tard se métamorphosa en crapaud) du nom de Satan, orthographié parfois Sathan, qui a à l'origine avait appartenu à Elisabeth Francis. Agnès passa en jugement à Chelmsford, dans l'Essex, en 1566 pour avoir pratiqué la sorcellerie sur William Fynne le rendant malade au point qu’il en mourut le 1 novembre 1565. Elle fut aussi accusée d’utiliser la sorcellerie pour tuer le bétail, provoquer la maladie au point de provoquer la mort de son mari. Sa fille de dix-huit ans, Joan Waterhouse, fut aussi accusée mais reconnue non coupable du même crime. Le témoignage de Joan Waterhouse a, en fin de compte, aidé à faire condamner les deux autres femmes. Agnès fut pendue. 

Le déroulement du procès d'Agnès Waterhouse fut enregistré dans un rapport de 1566 intitulé, "l'examen et la confession de certaines sorcières à Chensforde dans le Comté de l'Essex devant Quenes Maiesties Judges  le 26 juillet 1566 ".

Au cours du procès, Elisabeth Francis fut d'abord examinée. Elle avoua être en possession d’un familier, un chat blanc nommé Satan (ou Sathan). Elisabeth Francis reçut le chat de sa grand-mère, Mère Eve de Hatfield Peverell, qui lui apprit la sorcellerie quand elle avait douze ans. Elisabeth Francis garda le chat pendant quinze ou seize ans, avant finalement de le donner à Agnès Waterhouse. Selon Elisabeth Francis, le chat lui parlait d'une voix caverneuse et faisait n’importe quoi pour elle en échange d'une goutte de sang. Elle avoua le vol d’un mouton et le meurtre de plusieurs personnes incluant un homme riche, Andrew Byles, qui refusait de l'épouser alors qu'elle était enceinte de ses œuvres. Elisabeth Francis dit aussi que le chat l’avait instruite sur quelles herbes à boire pour avorter. Plus tard, après qu’Elisabeth Francis soit mariée, elle était malheureuse et demanda au chat de tuer sa fille âgée de six mois et de faire son mari boiteux. Les confessions qu'Elisabeth Francis fut, montrèrent l’étendue de ses crimes. Elisabeth Francis fut la première à être accusé et a accuser Agnès Waterhouse. Elle eut une sentence plus légère, mais fut pendue lors d’un deuxième procès treize ans plus tard. Un rapport datant de 1579 montre qu'Elisabeth Francis et Agnès Waterhouse étaient des sœurs.

Elisabeth Francis donna le chat Satan à Agnès Waterhouse en échange d'un gâteau. Elle lui apprit comment pratiquer la sorcellerie comme elle fut instruite auparavant par sa grand-mère, Mère Eve, lui précisant que "elle devait l'appeler Satan et lui donner de son sang et du lait comme auparavant." Agnès Waterhouse avoua avoir demandé au chat de tuer un de ses porcs pour "voir ce qu'il pourrait faire." Alors, après des différends avec ses voisins, elle avait tué leurs vaches et oies. Elle conservait le chat dans un pot fait de laine, mais voulant se servir à nouveau de la laine, elle le transforma en crapaud. Cependant, d'autres sources suggérèrent qu'il se transforma en crapaud seul. Elle nia qu’elle n’avait commis aucun meurtre par sorcellerie, mais elle fut cependant reconnue coupable.

Ensuite, Joan Waterhouse témoigna qu'elle avait une fois essayé "d'exercer" Satan tandis que sa mère était loin. Joan Waterhouse s’était vue refuser un morceau de pain et le fromage par l'enfant d'un voisin, Agnès Brown, et avait alors invoqué l'aide du crapaud. Le crapaud promit de l'aider si elle livrait son âme, ce qu'elle fit et ensuite le crapaud hanta Agnès Brown sous la forme d'un chien avec des cornes. Joan Waterhouse n'avait apparemment pas utilisé le chat, Satan pour de grands crimes mais en témoignant de son existence, aida à reconnaître coupable les deux autres femmes.

La preuve principale contre Agnès Waterhouse vint de sa voisine de douze ans, Agnès Brown. Dans son témoignage, Agnès Brown décrit le démon comme un chien noir avec un visage de singe, une queue courte, une chaîne avec un sifflet d'argent autour du cou et une paire de cornes sur la tête. A leur première rencontre il lui demanda du beurre, ce qu'elle refusa, ainsi le chien noir avec des cornes - qui avait la clef de la porte de la laiterie - ouvrit cette porte et obtint du beurre. Plus tard, il retourna une dernière fois avec un couteau et menaça de la rendre malade. Le témoignage le plus incriminant fut lorsqu’Agnès Brown demanda au chien qui était sa "dame" et qu’il tourna sa tête vers la maison d'Agnès Waterhouse.

Le 29 juillet 1566 - deux jours après la fin du procès - Agnès Waterhouse fut exécutée. Elle se repentit et demanda le pardon de Dieu. Elle avoua aussi sa tentative d'envoyer le chat, Satan, endommager les marchandises de son voisin, le tailleur nommé Wardol. Cependant, cela avait échoué parce qu'il avait une foi très forte. Elle fut aussi interrogée sur ses habitudes d'église. Agnès Waterhouse dit qu'elle avait souvent prié, mais toujours en latin parce que le chat, Satan, lui interdisait de prier en anglais.

Source : Wikipedia (en)

 

Thomas et Jane Weir

Jane Weir ou Jean Weir, sœur du Major Thomas Weir, fut accusée d'inceste et de sorcellerie en 1670 et par la suite exécutée.

Thomas Weir était un protestant strict dont ses sermons lui firent gagner une certaine réputation qui attira des visiteurs dans sa maison à Edimbourg. Après sa retraite en 1670, Thomas Weir tomba malade et commença à avouer à une vie secrète faite de crime et de vice. Le seigneur Provost avait d’abord trouvé la confession invraisemblable et n’engagea aucune action, mais finalement Thomas Weir et sa sœur célibataire, Jane Weir, furent convoqués à Edimbourg Tolbooth pour interrogatoire. Le Major Weir, alors âgé de 70 ans, continua de s'étendre sur sa confession et Jane Weir donna même une histoire plus exagérée de sorcellerie et de vice.

Le procès commença le 9 avril 1670. Jane Weir avoua que leur mère avait été une sorcière et avait appris la sorcellerie à ses enfants. Elle révéla aussi que Thomas portait la marque de la Bête sur son corps et qu'ils erraient fréquemment dans la campagne dans un carrosse ardent.

Source : Wikipedia (en)

 
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