Giovanna Bonanno

Giovanna Bonanno (1713 - 30 juillet 1789) était une empoisonneuse professionnelle.

On connaît peu de sa jeunesse, et on pense qu'elle fut Anna Panto, mentionnée en 1744 comme la femme d'un Vincenzo Bonanno.

Elle était mendiante à Palerme, sous le règne de Domenico Caracciolo, Vice Roi de Sicile (1781-1786). Pendant son procès, elle avoua à être une empoisonneuse, avoir vendu du poison aux femmes qui voulait assassiner leurs maris. Le client typique était une femme avec un amant qui achetai la première dose pour donner des douleurs d'estomac au mari, la deuxième pour le faire aller à l'hôpital et la troisième pour le tuer. Le docteur officiant était, dans ces cas, incapable de vérifier la cause des morts. Dans le quartier de Ziza à Palerme, plusieurs cas soupçonneux étaient arrivés. Une femme d'un boulanger, un noble qui avait gaspillé la fortune de sa famille et une femme d'un autre boulanger (dont on pensé qu’elle avait pour amant un jardinier) étaient tous tombés malades.

Un jour, un ami de Giovanna Bonanno, Maria Pitarra, livra un poison quand elle se rendit compte que la victime devait être le fils d'un ami et décida d'avertir sa mère. La mère fit alors une commande de poison et quand Giovanna Bonanno arriva, elle fut arrêtée.

Le procès s’ouvrit en octobre 1788. Giovanna Bonanno fut accusée de sorcellerie. Certains apothicaires qui vendaient ses breuvages magiques furent appelés à témoigner. Elle fut pendue le 30 juillet 1789.

Source : Wikipedia (en)

 

Claudia Colla

Claudia Colla (morte 1611) était la maîtresse du souverain Ranuccio 1er Farnese, le Duc de Parme, Italie.

Claudia Colla appartenait à la classe marchande de Parme. En 1599, son noble amant Farnese épousa Margherita Aldobrandini. Après dix ans d’un mariage sans enfant, Farnese accusa Claudia Colla et sa mère Elena d’avoir provoqué cette situation par utilisation de sorcellerie. Bien que l'accusation de sorcellerie fut peu commune pour quelqu'un de sa classe, elle fut néanmoins jugée coupable et condamnée à être brûlée vive.

Source : Wikipedia (en)

 

Léonora Dori

Léonora Dori (ou Dosi) dite Galigaï, maréchale d’Ancre, née vers 1571 à Florence (Italie), morte sur l'échafaud le 8 juillet 1617 à Paris, est la confidente de Marie de Médicis sur laquelle elle a une forte influence.

D'origine modeste, elle grandit à Florence au Palais Pitti en tant que demoiselle de compagnie de Marie de Médicis. Elle suit sa maîtresse en France lorsqu'elle est mariée au roi Henri IV de France. Elle occupe alors la fonction de dame d'atour. Elle épouse Concino Concini le 12 juillet 1601 à Saint Germain en Laye, issu de la petite noblesse italienne et favori de Marie de Médicis. De cette union naissent deux enfants.

Devenue l'une des femmes les plus puissantes de France, Léonora obtient de la reine (alors régente après l'assassinat de Henri IV de France et pendant la minorité de Louis XIII) l'élévation de son mari, à la dignité de maréchal de France (sous le nom de maréchal d'Ancre). Elle obtient elle-même le titre de marquise d'Ancre. Capricieuse et cupide selon ses détracteurs, atteinte d'épilepsie que la médecine de l'époque n'était pas en mesure de traiter, Léonora Dori se tourne vers l'exorcisme et autres pratiques de désenvoûtement. Ce qui est certain, c'est qu'elle fait preuve d'une grande intelligence et que contrairement à son époux, elle se tient plus ou moins retirée de la vie de Cour.

Malgré son origine modeste, sa fortune devient pourtant colossale puisqu'un ambassadeur vénitien l'évalue, en 1617, à quinze millions de livres ce qui équivaut aux trois quarts du budget annuel du royaume.

Léonora est emportée dans la disgrâce de son mari. Elle est transférée du Louvre à la Bastille le 4 mai 16173, puis le 11 mai de la Bastille à la Conciergerie. L'instruction est confiée aux deux conseillers, Jean Courtin, et Guillaume Deslandes, qui l'interrogent plusieurs fois entre le 22 mai et le 7 juillet.

Son procès se tient au Parlement de Paris, dirigé par son premier président Nicolas de Verdun entouré de quatorze conseillers et quatre présidents de chambre. Elle est condamnée pour « les impiétés, entreprises contre l'autorité du roy en son État, traités et négociations secrètes avec les étrangers, fontes d'artillerie, changement des armes du roy et application de celles dudit Conchiny sur lesdites artilleries, magasins d'armes, poudre et autres munitions de guerre, interventions de deniers publics appliquéz au profit desdits Conchiny et transport d'iceux hors le royaume sans la permission du roi [… La cour] déclare lesdits Conchiny et Galigay sa veuve, criminels de lèse-majesté divine et humaine. » Même si elle a été accusée de sorcellerie au cours des débats du procès, l'arrêt n'en parle pas.

Elle est décapitée et son corps brûlé le 8 juillet 1617 en place de Grève. La maréchale d'Ancre, accusée d'avoir ensorcelé Marie de Médicis, aurait répondu à ses juges : « Je ne me suis jamais servi d'autre sortilège que de mon esprit. Est-il surprenant que j'aie gouverné la reine qui n'en a pas du tout ? ». La véracité de cette citation est remise en cause par Gédéon Tallemant des Réaux.

Source : Wikipedia

 

Matteuccia de Francesco

Matteuccia de Francesco (morte en 1428) était une nonne connue comme "la Sorcière de Ripabianca". 

Matteuccia passa en jugement à Rome en 1428, accusée d'être une prostituée qui profanait des corps avec d'autres femmes et vendait des breuvages magiques d'amour depuis 1426. Elle avoua avoir vendu des médicaments et d'avoir volé vers un arbre sous la forme d'une mouche posée sur les fesses d’un démon, après s'être enduite d’un onguent fait du sang d'enfants nouveau-nés.

On la jugea coupable de sorcellerie et elle fut condamnée au bûcher.

Son procès était un des premiers procès de sorcières en Europe et peut-être le premier cas où une sorcière est mentionnée comme volant en air.

Source : Wikipedia (en)

 

Polissena di San Macario

Polissena di San Macario (morte en 1571) fut accusée de sorcellerie et brûlée vive à Lucca.

Le fait que Polisenna souffrait d'épilepsie était bien connu. Il lui arrivait lors de crises d’être saisie et de tomber en arrière sur son lit, comme morte. Elle était traitée avec des sels et du vinaigre, qui l’avaient toujours réveillée et quand il n’y avait aucun effet, on faisait brûler un morceau de tissu sous son nez. Cependant ces crises laissaient à penser à de la sorcellerie.

Elle fut donc convaincue de sorcellerie et arrêtée. Sous la torture, elle prétendit qu'elle avait remplacée sa tante comme sorcière un an après sa mort quand elle fut appelée par une voix, qu’elle s’était enduite avec de l’huile : « et quand je fus métamorphosée en chat et que je descendis par l'escalier et par la porte, tandis que je laissais mon corps derrière... ». Une autre description fut donnée par Margherita Di San Rocco, elle aussi, accusée au même procès : "cette errance que j'ai faite, je ne l’ai pas faite seule, mais avec mon esprit, quand j'ai quitté mon corps à la maison" et elle ajouta, que si le corps devait tomber face contre terre, elles ne seraient pas capables de revenir avant l'aube, mais mouraient et vivraient sous la forme d’un chat.

Ce phénomène de projection astrale était une question sérieuse pour l'église, pour qui le corps et l'âme étaient unis jusqu'à la mort, et constituait donc une hérésie.

Polissena Di San Macario et Margherita Di San Rocco furent jugées coupables de sorcellerie et condamnées au bûcher.

Source : Wikipedia (en)

 
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